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"Je n’ai jamais connu une saison aussi forte", avoue Cabannes avant la finale de Pro D2

"Je n’ai jamais connu une saison aussi forte", avoue Cabannes avant la finale de Pro D2

Le 04/06/2022 à 10:04Mis à jour

PRO D2 - Enfant du Stade montois, où il a débuté le rugby à l’âge de six ans, Julien Cabannes s'apprête à vivre une troisième finale dans son club de cœur. Avec un rêve : celui de ramener un bouclier de champion de France à la préfecture des Landes.

"Une finale, c’est toujours génial !" Julien Cabannes a beau avoir 32 ans et quatorze saisons avec les professionnels dans les jambes, il savoure toujours autant l’arrivée de ces moments à part. Lorsqu'il s’est présenté face aux médias hier, aux alentours de 13 h 30, juste avant de grimper dans le bus direction Montpellier, l’ailier aux 217 matchs avec les jaune et noir avait un grand sourire. "Ce moment, je le vis comme si j’avais vingt ans, avoue-t-il. C’est l’aboutissement d’une saison, et même à 32 ans, on n’est pas blasé du tout avant ce genre d'événement. On a toujours faim et très envie d’y participer."

Dimanche, sur la pelouse du GGL Stadium qu’il foulera pour la première fois, Julien Cabannes va vivre sa troisième finale avec le club des Landes, après celle perdue contre Agen (2015) et celle gagnée face à Pau (2012). "J’en parle un petit peu avec les joueurs qui n’ont pas connu de finale, raconte-t-il. J’essaye de leur retransmettre les émotions qu’on a pu vivre, afin de les préparer à l’événement. Souvent, les autres joueurs ont beaucoup de questions par rapport à ça. Maintenant, ils ont tous vécu un très gros match le week-end dernier et ce sera à peu près la même chose, dimanche."

" C’est une saison historique et on n’a pas envie de la gâcher"

La clé d’une montée ? Selon l’ailier, elle se situe, avant tout, dans la "grosse cohésion et la force collective d’un groupe". De l’extérieur, le Stade montois, version 2021/2022, renvoie plutôt cette image-là. "On joue vraiment là-dessus, affirme-t-il. Contrairement à d’autres équipes, je pense que c’est ce qu’on a en plus. Nous sommes vraiment une bande de copains. Tout ce qu’on veut, c’est aller chercher un titre pour que, dans dix ou quinze ans, on puisse se revoir pour en parler tous ensemble."

Mont-de-Marsan - 2021-2022

Mont-de-Marsan - 2021-2022Icon Sport

Depuis 2007, Cabannes a vu défiler un tas de joueurs dans les rangs landais et a vécu de nombreux championnats aux scénarios tous différents. "Mais je n’ai jamais connu une saison aussi forte, confie-t-il. Le dernier titre, au Stade montois, remonte à 2002. Depuis, il n’y a pas eu de saison comme ça. Vous savez, cette année, tout ne s’est pas forcément bien passé. Nous avons eu des creux, mais nous avons toujours su bien gérer nos crises de résultats et de confiance. Au final, on termine premier avec plus de 100 points. C’est une saison historique et on n’a pas envie de la gâcher."

S’il avoue que l’effectif montois de 2012 présente des similitudes, dans la vie de groupe, avec celui de 2022, Cabannes précise néanmoins : "En 2012, l’ambiance était incroyable, mais la saison avait été particulière. Nous avions cravaché pour rentrer dans les qualifiés. Ça avait été vraiment dur sur la fin du championnat. On n’arrivait pas avec autant de certitudes et, à l’époque, le premier montait directement. Nous n’avions donc pas joué une finale pour un titre, mais une finale d’accession."

En quête d’un titre

Car c’est avant tout pour un bouclier de champion de France que les Montois débarqueront sur la pelouse de Montpellier, samedi, en fin d’après-midi, à l’heure où le soleil cognera fort et où une partie du sud-ouest de la France poussera derrière le club des Landes. "Nous n’étions pas préparés pour jouer ce genre de match, rappelle le trois-quarts aile. Aujourd’hui, nous sommes juste contents d’être là. On veut simplement être champion, on n’a pas de pression liée à la montée."

Julien Cabannes - Stade montois

Julien Cabannes - Stade montoisIcon Sport

Le ton posé, calme avant ce match, Cabannes sait qu’il est plus proche de la fin de sa carrière que du début. Et veut vraiment profiter de ce duel basco-landais qui promet. "L’amour du jeu et la passion font qu’on connaît beaucoup de moments compliqués, mais on s’accroche pour tenter de faire partie de l’équipe dans ces moments comme ça, afin de vivre de grandes émotions. Pendant ma carrière, j’ai joué un paquet de matchs, beaucoup de moyens, de nombreux où on a pris très peu de plaisir, mais il y a eu de grandes victoires et de très belles aventures humaines." Celle de dimanche, en cas de succès face à l’Aviron bayonnais, sera clairement mémorable.

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