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Pro D2 - Implication maximale pour Bayonne

Implication maximale pour Bayonne
Par Rugbyrama

Le 14/11/2018 à 15:27Mis à jour Le 14/11/2018 à 15:29

PRO D2 - Avec une rotation permanente, l’Aviron Bayonnais a déjà utilisé la quasi-totalité de son effectif depuis le début de la saison. Une solution qui marche pour l’instant, même si les automatismes sont forcément compliqués.

En août dernier, lorsque l’Aviron a disputé ses matchs amicaux, pas moins de 38 joueurs ont été testés et observés par l’encadrement ciel et blanc. Jusque-là, rien d’étonnant. Ces rencontres estivales sont faites pour ça. Et puis il y a un chiffre : 43. Il correspond au nombre de joueurs utilisés par le staff Bayonnais depuis le début du championnat.

En onze journées, presque tous les composants de l’effectif ciel et blanc ont été couchés au moins une fois sur une feuille de match. Pour être précis, 41 d’entre eux ont foulé une pelouse. Les deux autres, Manuel Ordas et Alexandre Gouaux, sont restés sur le banc lors de leur seule apparition, c’était à Oyonnax.

Un nombre important, alors que nous n’avons disputé qu’un tiers du championnat. À titre de comparaison, la saison passée, 47 garçons furent sollicités par Pierre Berbizier, dont trois sur la dernière journée. Si dans certains effectifs la rotation est imposée à cause d’une infirmerie garnie, celle mise en place par Yannick Bru et ses adjoints est voulue.

Pro D2 - Yannick Bru et Vincent Etcheto(Bayonne)

Pro D2 - Yannick Bru et Vincent Etcheto(Bayonne)Icon Sport

"Pour l’instant, ce n’est pas une obligation affirme Vincent Etcheto. Il y a deux ans, en Top 14, avec un effectif très réduit, tu mettais une équipe à peu près “type” à la maison et à l’extérieur, tu étais obligé de faire tourner un peu. Là, on n’a même pas ce souci puisqu’on a quatre matchs et une semaine de pause. Si on voulait tirer sur la corde des mecs, on pourrait. En plus, c’est intéressant dans la gestion, car ça permet d’amener de la fraîcheur à la fois physique et mentale."

Une émulation qui n’est pas terminée

Ce "souci de riches", dixit Etcheto, entraîne ainsi une émulation nouvelle à l’entraînement. Il faut dire qu’actuellement, l’infirmerie ciel et blanche n’est pas très garnie. Du coup, ce sont plus d’une trentaine de joueurs qui postulent chaque semaine et qui se tirent la bourre.

"On n’est pas trop dans l’opposition, mais il y a une saine concurrence. Après, plus ça va aller, plus elle sera difficile puisqu’il y aura des échéances ou des matchs couperets reconnaît l’entraîneur des arrières. Une équipe “type” va se dégager, mais pour l’instant, c’est vrai qu’on a cette chance d’avoir un groupe assez homogène. Ça fait un amalgame qui fait du bien, parce qu’il rafraîchit un peu l'effectif. On en avait besoin. Les gens se sont mis au niveau physiquement, parce que je crois que le travail de Ludovic Loustau est important. On peut donc se permettre de tourner sans amoindrir les performances de l’équipe. "

D’ailleurs, ce chiffre de 43 va certainement être amené à rapidement augmenter. Avec le retour imminent de suspension de Guillaume Rouet, qui aura fini de purger sa peine le 27 novembre prochain, la reprise espérée d’Arnaud Duputs ou celle de Jon Zabala, sans oublier les deux piliers supplémentaires (Misha Kelenjeridze et Kyle Whyte) actuellement testés par l’encadrement Bayonnais, la barre des 45 pourrait être atteinte dans les semaines à venir.

Match Amical - Tristan Tedder (Bayonne) contre Pau le 8 Août 2018

Match Amical - Tristan Tedder (Bayonne) contre Pau le 8 Août 2018Icon Sport

Sans oublier les espoirs Goyeneche, Polutélé, Darlet, Chateauraynaud ou Luc qui, après avoir fait l’intersaison avec le groupe pro, sauteront sur la première occasion venue. Un casse-tête de plus pour le staff à l’heure de choisir les 23 du week-end, mais bon, il y a pire comme problème.

D’autant plus que ce choix fait par le staff ciel et blanc a permis, depuis le début de la saison, de découvrir quelques garçons talentueux comme les Toulousains Tedder ou Baget. Arrivés sur la pointe des pieds, auraient-ils eu cette chance dans un groupe bridé avec des titulaires bien en place ? Difficile à dire.

L’exemple du porteur d’eau

Le fait peut paraître anecdotique, mais Peyo Muscarditz, Abdellatif Boutaty ou Antoine Battut ont tous joué le rôle de porteur d’eau ces derniers mois. Le premier l’a fait à Massy, le second contre Soyaux et le troisième, le week-end dernier. Une manière d’impliquer un peu plus les joueurs qui ne sont pas retenus pour participer au match.

Pro D2 - Peyo Muscarditz (Bayonne)

Pro D2 - Peyo Muscarditz (Bayonne)Icon Sport

"On a cette notion du 24e homme, du 25e. Si on est une grande équipe, chaque joueur sait que le match est important et qu’il faut le jouer, mais ce sont des petits signes. Et puis des fois, des joueurs demandent à être là ! Antoine Battut est venu à Carcassonne parce qu’il voulait être avec le groupe" raconte le coach des arrières.

Manque d’automatisme

Forcément, cette rotation a ses côtés négatifs. Le plus criant d’entre eux est certainement le manque d’automatisme qui peut s’installer dans un XV de départ variant d’une semaine à l’autre. C’est probablement le facteur qui peut, en partie, expliquer les nombreuses maladresses aperçues le week-end dernier face à Bourg-en-Bresse.

Pro D2 - Antoine Battut (Bayonne)

Pro D2 - Antoine Battut (Bayonne)Icon Sport

"C’est frustrant ! Mais il y a eu de la rotation, les remplaçants sont rentrés très tôt. Ça permet au groupe de bien vivre et de bien travailler, c’est le positif, mais il y a un peu moins d’huile dans les rouages. Sur le jeu de trois-quarts, en faisant tourner, on n’a peut-être pas les automatismes que j’aime, mais on ne peut pas tout avoir concède Etcheto. On ne peut pas avoir des garçons qui ont l’habitude de jouer souvent ensemble et d’enchaîner comme au niveau international avec les Argentins. Ils jouent ensemble en équipe nationale et avec les Jaguars. D’après moi, ils seront plus rodés que les Français. Est-ce qu’ils ne seront pas fatigués ? À Bayonne, on a de la fraîcheur, des gens qui ont envie de montrer, mais des fois des ballons perdus ou un manque de confiance. Le turn-over est hyper important mais difficile à gérer. Si tu ne fais pas tourner, tu scléroses ton groupe, et au bout d’un moment, les mecs qui ne jouent pas te tuent l’ambiance et l’équipe."

Jeudi soir, face à Béziers, l’Aviron ne dérogera pas à la règle. Des mouvements sont à prévoir pour ce déplacement dans l'Hérault. "On va continuer à faire bouger l’effectif" annonce le technicien. Les ailiers Maxime Marty et Rémy Baget intégreront le groupe à nouveau, Tristan Tedder et Antoine Battut aussi. Sean Robinson pourrait être titularisé. Une nouvelle rotation pour aller chercher un sans-faute sur ce bloc ? Réponse demain.

Par Pablo Ordas

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