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Pierre Camou, ancien président de la FFR, s’est éteint

Pierre Camou, ancien président de la FFR, s’est éteint

Le 15/08/2018 à 13:52Mis à jour Le 15/08/2018 à 17:38

L’ancien président de la Fédération Française de Rugby, Pierre Camou, qui a occupé la plus haute fonction du rugby français de 2008 à 2016, s’est éteint ce mercredi des suites d’une longue maladie, à l’âge de 72 ans. Midi Olympique et Rugbyrama s’associent pour présenter leurs condoléances à ses proches et à sa famille.

Il avait succédé sans heurt à Bernard Lapasset dont il était proche. D'ailleurs, il était seul à se présenter quand il devint le "patron" du rugby français. Pierre Camou était orignaire du pays Basque, de Uhart-Cize exactement, près de Saint-Jean-Pied-de-Port. Il fit toute sa carrière à la banque Inchauspé dont il termina "fondé de pouvoir". Il avait joué au rugby en tant que pilier à l'US Garazi, à la fac de Bordeaux (avec Lapasset) et au Bordeaux Etudiants Club. Il fut ensuite trésorier, puis président du Comité Côte Basque Landes. Il est donc resté huit ans au poste suprême, il fut notamment le grand organisateur du déménagement de la FFR à Marcoussis. Il dut aussi gérer les premières conventions entre les clubs d'Elite et la FFR, sujet épineux s'il en est. Il façonna celle de 2015, pas très important dans un contexte difficile. Sous son mandat, il connut un grand Chelem (2010) et une finale de Coupe du Monde (2011), il initia aussi une nouvelle procédure de désignation du sélectionneur des Bleus (après consultations de plusieurs candidats).

Pierre Camou, ancien président de la FFR

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Il laissera l'image d'un gestionnaire rigoureux, d'un homme patelin à la belle voix grave, il avait des qualités d'éloquence certaines et nous avions regretté qu'il ne l'utilise pas plus dans les médias lors de la dernière élection. Il était cultivé, fin et doucement ironique dans ses réflexions. Il aimait profondément les petits clubs, qu'il visitait souvent et qu'il privilégiait aux médias pour faire passer ses messages. Il n'aimait pas vraiment s'exposer sur le devant de la scène, c'était sa nature, pudique finalement. On lui a parfois reproché de ne pas être assez monté au front médiatique. Mais après son départ, même ses adversaires ont reconnu ses talents de gestionnaire, car il aura laissé des caisses pleines. Il s'était aussi lancé dans le projet du Grand Stade, prévu dans la banlieue Sud de Paris, idée torpillée par ses successeurs.

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