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Les chantiers des Bleues avant l’Écosse

Les chantiers des Bleues avant l’Écosse

Le 07/04/2022 à 17:56Mis à jour

TOURNOI DES 6 NATIONS FÉMININ - Larges vainqueures des Irlandaises à Toulouse la semaine dernière, les Bleues savent néanmoins qu’elles doivent encore hausser leur niveau de jeu dans plusieurs secteurs pour éviter le piège tendu par les Ecossaises à Glasgow. Voici lesquels.

FranceIrlande Féminines, samedi dernier à Toulouse. La fête était belle. La victoire, large : 40 à 5, bonus offensif à la clé. Le public, nombreux. 11 700 spectateurs présents à Ernest-Wallon dimanche dernier alors que le Stade toulousain masculin disputait un derby face à Castres à 70 kilomètres de là, et que le TFC disputait un match capital pour sa montée en Ligue 1 face au Paris FC au Stadium de Toulouse. C’est une évidence, ces Bleues plaisent, et performent. Après deux journées, les coéquipières de Gaëlle Hermet figurent dans le trio de tête avec l’Angleterre et le pays de Galles, les autres formations qui comptent déjà dix points. Les Bleues sont donc deuxièmes, au goal average, juste derrière les Anglaises qui ont déjà signé deux cartons en Ecosse (5-57), et en Italie (0-74). Deux corrections qui ressemblent déjà à un avertissement envoyé aux autres équipes : gare, l’Angleterre est prête, et elle est favorite à sa propre succession.

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Les Bleues le savent, et doivent encore progresser. Ce fut déjà le cas entre la première et la deuxième journée, comme nous l’expliquait en milieu de semaine la talonneuse Laure Touyé : "Notre conquête a été très bonne, ce qui n’avait pas été le cas lors du premier match. Ça, c’est vraiment positif et il faudra le garder pour les matchs à venir. Le jeu au pied a été stratégiquement très juste, c’est ce que les coachs attendaient de nous." Deux armes qui, dans le rugby haut niveau, sont absolument essentielles à la performance.

Les mauls et le jeu dans la défense, les prochaines pierres

Mais les Tricolores ont encore du pain sur la planche. Sur les mauls offensifs d’abord, où l’on a trop souvent vu des Irlandaises briser les liaisons françaises. Une anomalie qui a gâché la puissance de ce pack : "C’est vrai, ce n’est pas normal et ce fut un des axes de travail de la semaine", confirmait la talonneuse de Montpellier.

L’autre axe, c’est le jeu courant. Déterminées à marquer l’adversaire, les Françaises se sont enfermées dans un jeu un peu trop direct face aux Irlandaises, et doivent maintenant se montrer plus imprévisibles : "On aurait aimé jouer davantage "en dos", donc derrière des avants placées en leurres, ou "en plus", c’est-à-dire en faisant une passe supplémentaire dans les structures d’avants", détaillait Laure Touyé. "Au lieu de ça, on a souvent défié la défense de façon frontale. Cela s’explique par le fait que nous avions la volonté de marquer physiquement l’adversaire, que l’on savait en reconstruction. On savait qu’on devait trouver rapidement de l’avancée avec de bons impacts. Le problème, c’est qu’on est devenues un peu prévisibles. Contre l’Écosse, on aimerait essayer de passer les bras au contact, de jouer dans la défense plutôt que de passer systématiquement par le sol."

En clair, les Tricolores doivent encore étoffer leur arsenal en vue des prochaines échéances. Et cela commence par ce voyage en Ecosse, dimanche. Une destination dont elles ont gardé un mauvais souvenir : il y a deux ans, elles avaient concédé un match nul (13-13) mais surtout signé l’un de leurs plus mauvais matchs : "On se souvient toutes que nous n’avons pas montré une bonne image de nous ni ce dont nous sommes capables. Nous sommes revanchardes par rapport à cela. Quand on revoit les images, on ne peut être que déçues. Rien n’allait", grimaçait la Montpelliéraine. Les Bleues ont soif de revanche. Elles la prendront à condition de faire les choses dans l’ordre, comme face à l’Irlande.

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