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Brunel : "On sent que le temps nous est compté"

Brunel : "On sent que le temps nous est compté"
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 21/07/2019 à 11:00Mis à jour

XV DE FRANCE - C’est un Jacques Brunel déterminé qui s’est présenté cette semaine en conférence de presse, en conclusion de la première journée d’entraînement des Bleus à Monaco.

Rugbyrama : Qu’est-ce qui vous a attiré à Monaco ?

Jacques Brunel : Tout d’abord, c’est la température. On cherchera durant toute la préparation à travailler en hyperthermie, sous la chaleur, parce qu’il nous paraît important de s’acclimater à ces conditions. Il fera peut-être pas aussi chaud au Japon, mais il y aura de l’humidité, à laquelle il est toujours dur de s’accoutumer. L’altitude ne nous aurait pas amené de bienfait particulier par rapport au climat japonais.

Avez-vous prévu des activités hors rugby ?

J.B. : Oui, il y aura en fin de stage une activité axée sur la montagne. On va monter dans l’arrière-pays, cela rentrera dans l’aspect de la cohésion d’équipe. On n’ira pas beaucoup au casino...

Après plusieurs semaines de travail ensemble, qu’ont apporté les arrivées de Fabien Galthié et Laurent Labit au sein du staff ?

J.B. : Globalement, les apports extérieurs ont renforcé notre cohésion et notre cohérence. Cela a permis d’amener un œil différent, un apport d’expérience indéniable. Aujourd’hui, il y a une bonne alchimie et je crois que les joueurs le supportent bien.

Quid du préparateur physique Thibault Giroud ?

J.B. : Thibault Giroud travaille selon un modèle qu’on retrouve déjà dans d’autres nations, qui commence petit à petit à arriver dans nos clubs… Il mesure en permanence la charge de travail qui est analysée, quantifiée, ce qui permet aux joueurs de mesurer leur progression tous les jours, ce qui leur donne des repères forts. Et puis, comme les joueurs ont pu le dire, on fait quasiment tout avec le ballon. C’est moins contraignant que les préparations qui se font sur d’autres formes. Les longueurs, le temps passé sur le terrain, ce n’est plus la norme… Aujourd’hui, on est davantage sur une recherche d’intensité, et je crois que ça convient bien aux joueurs.

À rechercher l’intensité, on a le sentiment que le revers de la médaille réside dans les blessures….

J.B. : C’est ça. On a toujours des petits soucis, pépins, bobos, qui empêchent que ce soit homogène. Mais Huget est revenu de son tendon d’Achille, Camara et Iturria ont passé le cap aussi, Bamba va de mieux en mieux... Globalement, on sent une belle progression depuis dix jours. Nous, le staff, on le ressent, et les joueurs constatent aussi qu’il se sentent plus à l’aise dans le rythme, dans les enchaînements de travail qu’on leur propose. La récupération reste difficile, mais le rythme est mieux assimilé.

Jusqu’à quand le préparation sera-t-elle aussi intensive sur le plan physique ?

J.B. : Si on veut schématiser, on est dans une période où on veut faire beaucoup de volume, à haute intensité. Puis les matchs vont arriver... On gardera encore un certain niveau de volume et d’intensité pendant les matchs de préparation, et on ne l’abaissera vraiment qu’en arrivant au Japon. Vous savez, tous les jours, je fais le décompte des jours qui nous restent à travailler. Aujourd’hui, il n’en reste que sept ! Je parle là des journées pleines à travailler… Il y en aura trois à Monaco, quatre en Espagne, puis les matchs vont arriver. Après, on se retrouvera en configuration compétition, avec tout ce que ça comporte, les blessures, les temps de repos nécessaires… L’enchaînement ne sera pas le même. On sent que le temps nous est compté.

Question subsidiaire : non-sélectionné pour la Coupe du monde, Mathieu Bastareaud s’est engagé en joker avec le Lou, où il pourrait évoluer au poste de numéro 8. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

J.B. : Non, parce que je me souviens que Patrice Collazo m’en avait parlé. Il l’avait déjà envisagé avec Toulon, donc ça ne me surprend pas.

Propos recueillis à Monaco par Nicolas ZANARDI

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