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En un mois et demi, Alldritt s’est ouvert la route vers le Japon

En un mois et demi, Alldritt s’est ouvert la route vers le Japon

Le 14/03/2019 à 17:02Mis à jour Le 14/03/2019 à 17:04

XV DE FRANCE - Grégory Alldritt (21 ans) va connaître samedi contre l’Italie sa première titularisation avec l’équipe de France. Une juste récompense pour le Rochelais, toujours performant lors de ses entrées en jeu dans le Tournoi et dont la présence au Mondial semble désormais très probable.

Quand bien même l’équipe de France corrigerait l’Italie samedi à Rome, l’impression générale qu’elle laissera de ce Tournoi des 6 Nations 2019 restera profondément négative et inquiétante. On en attendait beaucoup, certainement trop, et on a été déçu. À titre individuel, pour de rares exceptions, le constat change un peu. Il s’inverse même en ce qui concerne Grégory Alldritt. Voir le Rochelais figurer dans la liste initiale de Jacques Brunel en janvier était une petite surprise. Deux mois plus tard, ne pas le voir dans le groupe annoncé en juin pour la Coupe du Monde en serait presque une autre.

Tournoi des 6 Nations 2019 - Grégory Alldritt (France) auteur d'un doublé en 13 minutes contre l'Écosse

Tournoi des 6 Nations 2019 - Grégory Alldritt (France) auteur d'un doublé en 13 minutes contre l'ÉcosseIcon Sport

Parce que le gamin d’Auch (il n’a pas encore 22 ans), arrivé à Marcoussis sur la pointe des pieds, a répondu au-delà des attentes. Contre le pays de Galles (19-24), il fut de ceux qui ont redynamisé une équipe de France en panique totale dans les vingt première minutes de la seconde période. En Angleterre (44-8), dans un contexte de déculottée, il a eu le mérite d’apporter un peu de gnac à une équipe K.O debout. Puis est venu son jour de gloire face à l’Écosse (27-10), patrie de son père, avec une entrée en jeu à dix minutes du terme ponctuée par un doublé, le premier pour un remplaçant en équipe de France depuis Aurélien Rougerie en 2001.

Brunel peut lui dire merci

Un coup d’éclat qui avait valu dans la foulée un commentaire très élogieux du patron des Bleus : "Grégory, je connais ses qualités, c’est d’ailleurs pour ça qu’il est là. Il a montré beaucoup d’efficacité sur le peu de temps qu’il a joué. Il est entré en jeu trois fois avec nous et à chaque fois, il a été intéressant. C’est un garçon à qui on peut prédire un bel avenir". Deux semaines après avoir été l’acteur principal d’un bonus offensif qu’on croyait rédempteur, Alldritt a encore donné à Brunel matière à le remercier. En Irlande (26-14), c’est lui qui sert sur un plateau Yoann Huget, auteur de l’essai à trois minutes de la fin qui évite le déshonorant et historique 26-0.

De quoi rendre possibles les éléments de langage résolument positifs du staff et des joueurs sur cette équipe française "qui ne lâche jamais rien et qui a montré du caractère en fin de match". Avec le forfait sur blessure de Wenceslas Lauret, sa première titularisation devenait donc légitime pour l’Italie aux yeux de Brunel : "Grégory a eu à chaque fois un impact sur la partie et ce fut encore le cas en Irlande. Il mérite de débuter, sachant qu’il a quand même déjà joué soixante minutes à Dublin".

Alors que le sélectionneur a encore dit très récemment de son groupe qu’il était le plus proche de celui qui partirait avec lui au Japon en septembre, on voit mal comment il pourrait désormais, sauf blessure, ne pas y emmener un des rares éléments à lui avoir toujours donné satisfaction. Même si cela se passe moins bien samedi à Rome.

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