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"C’est dommage d’avoir peur de quelqu’un qui peut faire de la France la meilleure équipe du monde"

"C’est dommage d’avoir peur de quelqu’un qui peut faire de la France la meilleure équipe du monde"

Le 23/09/2015 à 17:44Mis à jour Le 23/09/2015 à 17:49

XV de France - Fabien Galthié n’a plus de club et n’occupe plus aucune fonction. A son plus grand regret. Comme le fait d’avoir raté par deux fois le poste de sélectionneur de la France. Il s’est livré sur le sujet. Passionnant.

"C’est dommage d’avoir peur de quelqu’un qui peut faire de la France la meilleure équipe du monde". Une phrase forte. Choc même. Prononcée par Fabien Galthié dans un entretien sur L’Equipe 21. L’ancien demi de mêlée international (65 sélections) et manager de Montpellier n’y va pas par quatre chemins pour évoquer le poste de sélectionneur du XV de France. Une fonction qui lui est passée par deux fois sous le nez (en 2011 et 2015). A son plus grand regret. "Si je fais peur, c’est dommage".

Galthié est ambitieux. Et ça, il ne le cache pas. "Si tu prétends être un entraîneur, c’est que tu penses avoir des choses à proposer, quand même". Dans le monde du rugby, l’ancien joueur de Colomiers et du Stade français est reconnu comme "un formidable entraîneur, un technicien brillant, un novateur". Mais pour autant, jamais il n’a réussi à faire l’unanimité autour de lui pour décrocher le Graal.

Fabien Galthié lorsqu'il était manager de Montpellier

Fabien Galthié lorsqu'il était manager de MontpellierEurosport

" Pour avoir la possibilité d’entraîner l’équipe de France, il faut avoir un certain nombre de cases validées"

"Je pense que je n’ai pas fait ce qu’il fallait, tout simplement (il rit). Pour avoir la possibilité d’entraîner l’équipe de France, il faut avoir un certain nombre de cases validées et je n’ai pas toutes les cases validées. A mon grand regret, mais ce n’est pas grave". Ces cases, quelles sont-elles ? On ne va pas se mentir mais la grande majorité concerne la personnalité en elle-même de Fabien Galthié.

L’homme semble avoir deux visages: l’expert technique d’un côté et un piètre manager, trop dur, vexant de l’autre... "Cela, ça m’est égal. Mais je fais ce que je peux. Que puis-je répondre à ça ?... 100% de qualification en Top 14, 75% de demi-finales, 50% de finales. Un titre. Je crois que je n’ai plus rien à prouver. [...] Quand on a l’ambition d’être champion de France, d’Europe ou du monde, l’exigence n’a pas de limite. Si on limite sa propre exigence, ce n’est pas la peine d’essayer. Ou alors, on appelle ça des tricheurs. Pour moi, il faut tout donner. Même aller au-delà de la limite..."

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