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Un juste équilibre à trouver dans l’engagement sur les rucks

Un juste équilibre à trouver dans l’engagement sur les rucks

Le 29/08/2019 à 19:00Mis à jour

XV DE FRANCE - Situé à moins d’un moins du premier match des Bleus au Japon, contre l’Argentine, ce France - Italie est la dernière occasion de se montrer mais aussi de tout perdre sur une blessure ou une suspension. Un danger qui a déjà conduit les Bleus à une baisse d’engagement à Murrayfield.

Parmi les manques tricolores observés lors du deuxième test estival en Écosse (17-14), la perte nette de la bataille des rucks fut un des plus soulignés. Et pose inévitablement la question du degré d’engagement à un mois d’une Coupe du monde qui peut très vite se perdre, sur blessure mais aussi en commission de discipline pour une entrée "au casque" ou un genou baladeur. Pour ce troisième match, contre une plus faible équipe d’Italie, mis à part ceux dont la présence est moins assurée au Japon, les autres se risqueront-ils à s’ "envoyer" dans cette phase de jeu spécifique et qui fait payer au prix fort chaque excès d’engagement depuis le durcissement des consignes données aux arbitres ?

La voix officielle dit oui, évidemment ! Dans un contexte de communication surveillée et de résultats récents catastrophiques, il serait malvenu pour un joueur d’exposer ses craintes sur le sujet : "C’est du rugby, répond d’ailleurs le centre toulousain Sofiane Guitoune ! C’est pareil dans la rue. Tu peux traverser et te faire faucher par une voiture. Quand je rentre sur un terrain, je ne pense pas à la sanction". Difficile de croire, aussi, en revoyant la bouillie de Murrayfield, que la question ne trotte pas quand même un peu dans la tête de nos Bleus, à pied d’œuvre depuis près de deux mois pour vivre le plus grand rendez-vous de leur sport.

" L’exemple de Paul nous a un peu refroidi sur le coup"

Un tabou que Jefferson Poirot, capitaine contre l’Italie ce vendredi, évoque toutefois avec moins de retenue, concédant que le cas Paul Gabrillagues, qui a frôlé l’élimination lors du premier match contre l’Écosse (sa suspension, initialement de six semaines, a été réduite à trois en appel), a marqué les esprits : "L’exemple de Paul nous a un peu refroidi sur le coup. La faute est réelle mais il vient pour sauver le ballon. Où se situer entre tout cela ? Je crois qu’il faut s’engager et malheureusement, on sait qu’en s’engageant, on prend un petit risque. Quand je vois certains gestes avec d’autres nations, je me dis aussi que c’est très limite. Mais quand l’arbitre ne dit rien, ça passe et c’est en général bénéfique à l’équipe. Toujours est-il que c’est une question qu’on ne doit pas trop se poser. On sait qu’on doit éviter le jeu déloyal. Maintenant, concernant les rucks, c’est un peu à pile ou face. Sur le cas de Paul, le numéro 13 écossais le gêne pour encercler. C’est pris en compte dans la décision mais il a quand même écopé de six semaines, puis finalement trois alors que sur le coup, on peut parler de malchance".

Devant la peur du gendarme et le spectre de voir s’envoler, pour certains, le rêve d’une vie, il n’est pas sûr que les Bleus livrent la plus belle guerre des rucks de leur carrière vendredi à Saint-Denis. Mais ils ne pourront pas, non plus, s’économiser ostensiblement sous peine de voir le couperet tomber trois jours plus tard à l’annonce de la liste finale pour le Japon au journal de 20 heures de TF1. À eux de trouver ce juste milieu.

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