• Louis Carbonel - Montpellier
    Louis Carbonel - Montpellier

Carbonel : "Cette semaine, les entraînements et les séances ont été musclés !"

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TOP 14 - Les Montpelliérains ont facilement disposé de Perpignanais vite dépassés (38 à 10). La charnière Coly-Carbonel fut étincelante,avec un essai pour chacun. Après la déconvenue de la Coupe d'Europe face aux Ospreys, la semaine avait été exigeante.

Cette victoire contre Perpignan 38 à 10, on imagine qu’elle a fait du bien à tout le monde ….

Oui,elle fait du bien comptablement, on ne peut pas faire mieux. On s’est racheté du match perdu la semaine passée face aux Ospreys en Coupe d'Europe, un match honteux en termes d’engagement. Contre Perpignan, on a eu le sentiment de remplir le contrat.

Il paraît que dans la semaine, il y a eu de grosses séances d’entraînement pour vous ramener sur terre...

Oui, les discours ont été musclés, les séances aussi avec plus de contacts, plus de combat. Parfois on perd ce sens du combat, c’est difficile d’être à fond toutes les semaines. Dans une saison, il y a toujours des moments où tu te relâches mentalement surtout quand on est champions et qu’on est attendu partout.

Sur le plan personnel, vous signez un cent pour cent au pas, vous marquez un essai. Ça fait du bien, non ?

Oui, ça fait toujours plaisir. Ça donne envie de plus créer, de plus s’engager. Sur mon essai, nous avions annoncé une combinaison spéciale proche des lignes car c’est difficile de défendre pour l’adversaire. J’ai reçu une balle un peu en arrière, les adversaires ont glissé légèrement et l’ai tenté ma chance .

Vous êtes le seul joueur à avoir joué tous les matchs depuis le début de la saison. Physiquement, vous vous sentez bien ?

Oui, même si je suis peut-être un plus fatigué que les autres saisons. Mais c’est ça le sport de haut niveau, j’esssaie de maximiser mon temps en dehors des matchs, j’essaie de mieux dormir le soir. Mais je ne vais pas me plaindre, je ne demande qu’à jouer et je suis bien content d’avoir trois jours de congé à Noël pour penser à autre chose.

? Pau et Bayonne se quittent sur un match nul de qualité au Hameau !

Le film du match > https://t.co/PjL6BSeu1U pic.twitter.com/7OyLFUbPUx

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) December 23, 2022

Quand on voit un adversaire sortir dès la 3eme minute sur civière, est ce que ça fait quelque-chose ? (NDLR, allusion au Perpignanais Tristan Tedder).

Oui, ça fait quelque-chose, même s’il n’est pas de ton équipe. Tu te dis que ça pourrait être toi. On se dit soudain qu’on a de la chance d’être encore debout. On pratique un sport de combat, il faut en être conscient.

On dit que quand vous n’êtes pas satisfait de votre performance vous rentrez chez vous et vous ne voulez plus parler à personne ? C’est vrai ?

Oui, dans ces cas-là, je suis vraiment énervé, j’ai envie de prendre vite ma douche et rentrer le plus vite possible. Il me faut un jour pour que les effets se dissipent. Je suis un gagneur.

A 19-3, vous obtenez une pénalité face aux poteaux, Philippe Saint-André demande les trois points, mais vous jouez une mêlée et vous, personnellement marquez, votre essai. Ça valait donc le coup de se prendre en main, non ?

Oui, on nous a demandé de prendre les trois points, on l’a vu. Mais sur le terrain, les leaders étaient très confiants ; on voulait montrer de l’orgueil pur nous racheter de la honte des Ospreys. Il en faut aussi dans le sport de haut niveau. A ce moment-là, on pensait au bonus offensif car on on avait déjà deux marques d’écart.

Qu’est ce qui a bien marché ce soir globalement ?

On a su concrétiser quand il le fallait, mais les rucks n’ont pas été excellents. On a encore du mal à enchaîner les longues séquences. C’est notre problème.