• Grégory Patat - Bayonne
    Grégory Patat - Bayonne

Patat : "Je suis très heureux, mais je pense qu’il y avait mieux à faire"

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TOP 14 - Satisfait du nul accroché à Pau (22-22), le manager de l’Aviron bayonnais, Grégory Patat, regrettait néanmoins l’impatience de son équipe près de la zone de marque.

Vous n’êtes pas le coach le plus démonstratif, mais on vous a vu serrer le poing à la fin du match. Êtes-vous soulagé ?

Non, heureux, tout simplement, car ce sont des points importants, face à une belle équipe paloise, qui était dans une dynamique intéressante. Ce soir, je suis très heureux qu’on ait pris deux points, mais je pense qu’il y avait mieux à faire, tout simplement.

Vous êtes donc un peu déçu ?

Non, ce sont deux points de pris. On aurait pu perdre à la dernière minute. Le paradoxe, c’est que nous prenons vingt-deux points en première mi-temps, alors que je pense qu’on maîtrisait notre sujet. Nous mettions à mal cette équipe paloise. Mais à contrario de nous, ils ont exploité la moindre opportunité qu’ils ont eue. Vingt-deux points en première mi-temps, c’est trop lourd pour espérer quelque chose à l’extérieur.

Vous êtes sixièmes, à la mi-saison. Pour un promu, vous n’en finissez plus d’enchaîner les gros résultats…

Nous sommes très heureux d’être sixièmes. Maintenant, nous avons huit équipes derrière. C’est le plus important pour nous. Nous avançons petit à petit, nous construisons notre saison. C’était important de maintenir les Palois derrière.

Vous attendiez une réponse dans l’engagement après le Challenge européen et vous avez été plutôt servi…

Oui, mais je n’avais pas de doute. On s’était promis des choses, on s’était dit des choses. Les joueurs ont mis des actes derrière leurs paroles. Aujourd’hui, si on regarde notre première mi-temps, nous avons gagné toutes nos collisions, nous avons fini au-dessus de la ligne, nous avons eu des occasions de marquer. Mais nous n’avons eu que des trois points. Eux ont eu des essais. Si nous avions eu des essais, le résultat aurait été positif pour nous.

Qu’a-t-il manqué pour passer de l’autre côté et faire la différence ?

Cette patience. Nous avons été trop impatients, nous avons voulu faire les choses trop vite. Nous nous sommes débarrassés de certains ballons, nous avons voulu faire la passe supplémentaire. Ça méritait quelques temps de jeu en plus. Il y a des occasions, en première mi-temps, où on ne voit pas les espaces ou les joueurs libres. C’est à travailler. On savait que la vérité allait se passer dans la zone de marque. Ce qui me faisait peur, c’est que les Palois scoraient à chaque fois qu’ils y rentraient. Nous, nous étions stériles. Mais les joueurs ont su trouver des ressources. Je pense que, devant, on leur a fait mal. Le maul porté qui amène la dernière pénalité leur coûte. Je pensais qu’on pouvait faire encore mieux sur nos mêlées, mais nous en avons eu très peu pour nous.

Il s’agit, maintenant, de bien finir 2022 face à Toulon…

Celui-là va être facile à préparer. Un 31 décembre à 15 heures à Bayonne… Il va y avoir une petite atmosphère sympa. Les joueurs vont réussir à se mobiliser sur cet événement. Ce serait sympa qu’on finisse cette année civile par une victoire.

L’objectif reste-t-il le maintien ?

Je ne ressemble pas à Guy Roux, car je ne surveille pas les joueurs, mais on parle toujours de maintien. Tant que mathématiquement il n’est pas acquis, on ne va pas s’enflammer.