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Maurouard : "Je n’ai jamais triché sur un terrain"

Maurouard : "Je n’ai jamais triché sur un terrain"

Le 16/09/2021 à 08:56Mis à jour Le 16/09/2021 à 09:35

TOP 14 - Arrivé en provenance de Lyon à l’intersaison, le talonneur Jérémie Maurouard est comme un poisson dans l’eau sous ses nouvelles couleurs héraultaises. À bientôt 29 ans, celui qui est passé par le Racing 92, Oyonnax et La Rochelle pourrait être la belle surprise du recrutement montpelliérain.

Deux essais inscrits pour votre première titularisation au GGL Stadium face à Brive (39-17), vous êtes en pleine confiance ?

Oui c’est sûr, après j’ai toujours eu confiance en moi-même. Je suis un bosseur, quand tu te donnes à fond toute la semaine, derrière ça paie toujours. Depuis que je fais du rugby, je n’ai jamais triché sur un terrain. Le travail paye toujours.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet montpelliérain ?

Je ne savais pas où atterrir. J’ai eu Olivier Azam, que je connais bien, et Philippe Saint-André. Ils m’ont montré toute leur détermination pour me prendre absolument. C’est un club en reconstruction. Ils ont passé quelques années avec pas mal d’étrangers. Maintenant il y a des nouveaux JIFF, un nouveau challenge et je me suis dit que c’était l’opportunité de retrouver ce côté plaisir sur le terrain. Et puis c’est une ville où il y a beaucoup de soleil, ça y joue.

C’est le cinquième club que vous connaissez dans votre carrière. Comment s’est passée votre intégration ? Est-ce que quelque chose à changé par rapport à vos précédentes expériences ?

Ce qui m’a fait du bien ici, c’est que ça me rappelle un peu La Rochelle. On a un bon groupe, on vit ensemble. Je sens que le staff est super exigeant mais il nous parle souvent. Ça fait du bien parce qu’on n'est pas tout le temps dans cette exigence. On travaille dur mais le staff nous récompense aussi. Mentalement ça fait du bien. Bon après il faut les résultats. Mais vu le travail fourni depuis deux mois, ça me rappelle vraiment mes débuts à La Rochelle.

La blessure de Guilhem Guirado vous catapulte numéro 1 dans la hiérarchie. Vous ressentez un peu plus de pression, plus d’attentes ?

Quand Olivier m’a appelé, ils m’ont clairement dit qu’ils comptaient sur moi pour jouer des matchs car Guilhem arrive sur la fin de sa carrière. J’apprécie tous les talonneurs que j’ai côtoyés dans mes clubs. Je ne regarde pas la concurrence dans mon club mais plutôt celle que j’ai en face. Je me concentre sur mes performances, sur ma semaine de travail. Comme je dis toujours, si tu travailles dur il n’y a pas de raison pour ne pas être bon le samedi. La hiérarchie, personnellement, je n’y pense pas du tout.

Vous recevez Toulouse samedi (17h), comment battre cette équipe lancée sur les mêmes bases que la saison dernière ?

Le rugby ça va très vite. On peut être tout en haut au bout de deux journées et être tout en bas à la douzième. C’est encore trop tôt pour dire ce qui se passera. Toulouse est une des meilleures équipes d’Europe. Il va falloir mettre du combat, faire un énorme match et être présent dans la discipline. Ils ont trouvé une routine depuis deux, trois saisons. Il va falloir les faire douter, ne pas les laisser jouer, casser leur charnière. Si on y parvient, ce ne sera plus la même équipe.

C’est aussi une équipe redoutable en contre, de quoi casser les ambitions de jeu derrière ?

De mon expérience, c’est une équipe qui aime jouer au ballon mais ce n’est pas forcément la meilleure devant. Ils sont capables de garder le ballon sur dix temps de jeu. Si on les impacte très fort en montant très vite, je pense qu’ils seront en difficulté. C’est sans doute la meilleure solution.

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