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L’antisèche : Bordeaux stressé, puis libéré

L’antisèche : Bordeaux stressé, puis libéré
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 12/06/2021 à 23:23Mis à jour Le 13/06/2021 à 09:11

TOP 14 - Fébriles pendant une demi-heure face à des Clermontois qui n’ont pas su totalement exploiter leurs errances, les Girondins ont finalement su redresser la barre grâce à leur contre en touche et à de brillants grattages, jusqu’à s’assurer un succès sans équivoque.

Le match : Bordeaux, un succès sol-air

C’est peu dire que le stress était palpable en début de rencontre, chez ces Girondins qui disputaient le premier match de phases finales de leur histoire en Top 14. On en veut pour preuve d’inhabituelles scories dont Matthieu Jalibert était le meilleur exemple, entre un premier tir au but complètement foiré et plusieurs en-avant grossiers. Las pour les Clermontois, ceux-ci ne surent pas profiter pleinement de cette pression qui paralysait les joueurs de l’UBB. Car si Penaud franchit bien la ligne pour un premier essai en tous points superbe, Franck Azéma ne pouvait que regretter les deux en-avant commis pars es joueurs au moment d’aplatir, à l’image de Fischer à la réception d’une passe au pied de Jalibert, et surtout du capitaine Arthur Iturria incapable de profiter d’une bévue de Buros.

Comme frustrés, les Auvergnats cédèrent alors à une indiscipline coupable qui permit aux Bordelais de revenir dans le match, l’UBB profitant ensuite de sa supériorité en touche (essai de Maynadier à la 37e) et dans le jeu au sol pour maintenir l’ASM à distance jusqu’au coup de sifflet final

Le joueur : Tameifuna, contests gagnants

Celui qui fut champion de France avec le Racing était-il vexé d’avoir vu Christophe Urios lui préférer Vadim Cobilas pour débuter la partie ? L’effet fut en tout cas bœuf, "Big Ben" réalisant probablement un de ses meilleurs matchs sous le maillot girondin après son entrée en jeu. À l’aise en mêlée, disponible et toujours aussi dur à arrêter dans le jeu courant, Tameifuna s’est surtout distingué par trois ballons grattés au sol dont deux se sont avérés déterminants. Pour le dire simplement, le pilier de l’UBB a annihilé deux énormes temps forts de l’ASM à cinq mètres de sa propre lige d’en-but, pour deux grattages que l’on peut légitimement considérer comme des tournants du match. "Quand il rentre comme ça, il est incroyable, savourait son manager Christophe Urios. C’est un joueur qui a besoin de basculer sur les matchs de très haut niveau pour montrer son plein potentiel, et on l’a bien vu ce soir."

L’action : et Lucu piégea Iturria...

Il n’est évidemment pas le seul Biarrot à avoir joué un mauvais tour à un Bayonnais en ce drôle de samedi. N’empêche que le sauvetage de Maxime Lucu sur Arthur Iturria demeurera évidemment un des temps forts de ce week-end, tant l’essai semblait imparable pour tout le public de Chaban-Delmas. Aux yeux de tous, peut-être, sauf de Maxime Lucu qui parvint à faire sauter la balle des mains du capitaine auvergnat, en lançant son bras gauche dans un geste de désespoir. D’ailleurs, plus globalement, Maxime Lucu a tenu la dragée (très) haute à son vis-à-vis Morgan Parra, avec qui il n’a pas dépareillé dans la conduite du jeu et la gestion des sorties du camp.

La question : Franck Azéma peut-il nourrir des regrets pour son dernier match avec l’ASM ?

Franck Azéma peut-il nourrir des regrets pour son dernier match avec l’ASM ?

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