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Top 14 - Patat (La Rochelle) : “Les internationaux étaient prêts à jouer"

Patat : “Les internationaux étaient prêts à jouer"

Le 01/09/2018 à 15:15

TOP 14 - Intégration et retour des internationaux, première journée, match à Montpellier, forme actuelle de l’équipe, état d’esprit et niveau de jeu… L’entraîneur des avants rochelais Grégory Patat aborde de nombreux sujets avant le déplacement dans l’Hérault, samedi.

Rugbyrama : Grégory, vous récupérez vos quatre internationaux (Uini Atonio, Geoffrey Doumayrou, Kevin Gourdon et Dany Priso) pour le déplacement de ce week-end à Montpellier. Comment le percevez-vous ?

G.P : On a de la chance de récupérer les internationaux, on tient compte de ce facteur. Pour nous, les entraîneurs, ce n’est pas plus dur ou moins dur que les autres fois. Notre job, c’est de faire des choix. Tant qu’on a tout le monde, qu’on récupère les internationaux, c’est un luxe.

Comment s’est déroulé leur retour ? Ils ont repris après les autres joueurs.

Grégory Patat : On a eu une pré-saison échelonnée avec l’arrivée des Barbarians et des internationaux. On n’a jamais pu travailler tous ensemble. Il a fallu composer avec ça. On a jonglé avec leur niveau physique, on a vu s’ils étaient aptes ou non à jouer. C’était le premier critère. Ensuite, il y a la problématique du week-end suivant, et celle du plus grand nombre de matchs à gagner dans ce Top 14. Il faut jongler avec tout ça. On a estimé qu’ils étaient prêts à jouer ce week-end à Montpellier, et on n’a pas hésité à les mettre. Sans oublier qu’il y a une forme de méritocratie. Des joueurs sont là depuis huit semaines, depuis le début de la préparation. Ils ont acquis des repères. Tout ça est pris en compte par le staff.

Justement, les retrouver à Montpellier, ça tombe plutôt bien, non ?

G.P : Oui. Quand on rentre Dany Priso ou Uini Atonio, ce sont des joueurs qui portent le ballon. On a mis en place un plan de jeu, on va essayer de s’y tenir. Montpellier, on sait que c’est une équipe très dense physiquement avec un paquet d’avants surpuissant et des trois-quarts avec une grosse densité physique. Les Castrais ont montré qu’on pouvait rivaliser avec l’équipe montpelliéraine. Ce qui est certain, c’est que si on ne rivalise pas dans l’intensité, la dimension physique, on sait que ce sera difficile d’exister là-bas et de mettre en place notre plan de jeu. Le MHR doit être agacé d’avoir perdu à domicile, ce n’était pas marqué dans son plan de route. On s’attend à un début de match avec beaucoup d’intensité, de rigueur physique. Après avoir perdu à domicile, Montpellier aura la pression.

Vous avez remporté votre premier match contre Grenoble (28 à 21). Mais ce fut loin d’être évident. Dans quel état d’esprit avez-vous trouvé vos joueurs en début de semaine ?

G.P : Il y avait un peu de frustration, on a gagné mais on n’était pas contents de la manière. Tout le monde en a conscience. Aujourd’hui, ça gagne mais ça ne joue pas bien. Il y a un vrai état d’esprit. Les joueurs ont su préserver la victoire, et la ligne d’en-but lors des dernières minutes. Le socle y est, c’est notre jeu qui n’est pas en place. On travaille dessus, on met des sessions d’entraînement qui essayent de prendre en compte nos carences actuelles. Ca se met en place, on est moins alarmistes que si l’état d’esprit n’était pas présent. On n’est pas encore au niveau auquel on était ces deux dernières années en termes de jeu, il faut le reconnaître, mais on travaille pour y arriver.

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