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Top 14 - Andrès Bordoy poursuit son ascension

Bordoy poursuit son ascension

Le 26/09/2018 à 11:00Mis à jour Le 26/09/2018 à 14:47

TOP 14 - La Section Paloise va perdre fin novembre Andrès Bordoy actuel coentraineur des avants avec Carl Hayman. L'Argentin, libéré de ses obligations par le président Bernard Pontneau, écrira dès 2019 un nouveau chapitre de sa vie avec la franchise des Jaguares à Buenos Aires.

Après onze ans passés en France, Andrès Bordoy, natif de Rosario en Argentine, va retourner dans son pays d'origine. Début 2019, il prend en main, sous la houlette de Gonzalo Quesada manager général, les destinées des avants des Jaguares qui évoluent en super rugby. Une aubaine pour ce joueur aux cinq sélections chez les Pumas, ex-talonneur de Brive, La Rochelle et Pau (2011-20013), dont la carrière a basculé lors de sa dernière année de contrat à la Section. "J'ai été victime d'une blessure aux cervicales qui m'a condamné à mettre un terme à ma carrière de joueur, confie-t-il. La Section m'a alors ouvert les portes en m'intégrant dans son staff en me confiant la mêlée."

" Je dois un grand merci à la Section"

Il saisit cette chance à fond, passe les diplômes requis et s'investit à 200 %, afin de pas trahir la confiance placée en lui. Il grandit avec le club, connaît l'arrivée de Mannix, la montée en Top 14, les évolutions initiées par le Néo-Zélandais et la venue en Béarn de joueurs tels que Conrad Smith et Colin Slade. Tapi dans l'ombre, Andrès Bordoy se nourrit de l'expérience de tous. Si bien qu'en 2016, il franchit un nouveau cap en devenant coentraîneur des avants, au côté de Carl Hayman. "Je dois un grand merci à la Section, reconnaît-il. Je suis très content d'avoir vécu une telle aventure ici et fier d'avoir apporté ma pierre à l'édifice."

Quesada l'a convaincu

Alors que l'Argentin coule des jours heureux en compagnie de son épouse et de ses trois enfants, il y a quelques semaines un appel de Gonzalo Quesada bouscule son quotidien. L'ancien Pumas, passé par Pau en 2005, fraîchement nommé manager des Jaguares, lui propose un nouveau défi. Andrès Bordoy se donne le temps de la réflexion et en discute avec le président Pontneau. Il échange à plusieurs reprises avec son compatriote sur sa façon de travailler, le contenu, la méthode et les moyens.

Au fil des discussions, Quesada le convainc qu'il est l'homme de la situation. "Le challenge est excitant car je vais découvrir un nouveau championnat, témoigne-t-il. À moi de savoir exporter les méthodes apprises à Pau. Une méthode empreinte de la culture Néo-Zélandaise transmise par Simon, Carl, Conrad et Colin. Ce me sera utile dans un championnat où nous allons rencontrer les meilleures équipes au monde." Au-delà du défi professionnel, ce retour au pays va chambouler les habitudes de la famille. "J'aurais moins de temps à lui consacrer, mais on va s'organiser, assure-t-il. Après tant d'années passées en Béarn, je n'avais pas le mal du pays. On y allait chaque année en vacances, mais le reste du temps ça ne me manquait pas."

" Pau deviendra grand dans l'humilité"

Son expérience aux Jaguares s'inscrit sur trois ans. Il ne sait pas si elle sonnera un retour définitif au pays ou s'il reviendra un jour en France. "Je ne ferme aucune porte, souffle-t-il. L'avenir nous le dira, je ne me projette pas." Vivre au présent, son leitmotiv, y compris avec l'équipe au creux de la vague actuellement après deux défaites de rang à domicile. "On va rectifier le tir, on bosse dur pour gommer nos lacunes, souligne-t-il. Le travail va finir par payer." Aussi, plutôt que d'évoquer un objectif de fin de saison ambitieux, il préfère recadrer.

"Soyons prudents, ne visons pas trop haut, conseille-t-il. Avant de parler de top 6 concentrons-nous sur la copie du week-end. On deviendra un grand du Top 14 dans l'humilité, en respectant chaque adversaire." Jusqu'à fin novembre, Andrès Bordoy compte croquer à pleines dents ses derniers jours avec le staff et les joueurs palois. "Nous travaillons dans une excellente ambiance et nous sommes tous heureux de venir à l'entraînement. Simon est quelqu'un qui manage d'une façon fort habile. Je me réveille tous les jours avec l'envie de faire ce beau métier d’entraîneur. J'ai envie de le pratiquer le plus longtemps possible", conclut-il

Le point de vue de Mannix

Le départ d'Andrès Bordoy en novembre aux Jaguares va modifier l'organisation du staff de la Section en attendant l'arrivée d'un renfort. Simon Mannix travaille actuellement à cette réorganisation afin de définir qui va faire quoi. "Aujourd'hui, je ne peux pas dire comment nous allons fonctionner après son départ, a expliqué le manager Néo-Zélandais. Andrès a grandi au sein du staff et c'est quelqu'un de très apprécié. Il s'est vu offrir une formidable opportunité, nous sommes ravis pour lui. Son départ va être l'occasion d'embaucher quelqu'un qui va apporter autre chose au club et faire grandir la Section. Ce changement ne perturbera pas le groupe."

Côté renfort plusieurs pistes sont à l'étude, mais pour le moment le club n'en a pas dit davantage.

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