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TOP 14 - Pau - Bayonne : La Section paloise est déjà sous pression après 2 journées

Pau voulait dérouler cette saison... la Section est déjà sous pression après 2 journées

Le 31/08/2016 à 09:28Mis à jour Le 31/08/2016 à 10:10

TOP 14 - Contre Bayonne au Hameau, la Section paloise n'a pas d'autre alternative que la victoire pour décoller au classement. Une défaite face au club voisin du département pourrait en effet sérieusement hypothéquer l'avenir des hommes de Simon Mannix.

La Section est sous pression ! Le tableau de marche de Simon Mannix se révèle déjà obsolète, il doit le réécrire. "Cette défaite n’était pas envisagée", reconnaissait l’entraîneur des lignes arrière Frédéric Manca, à l’issue du match contre Toulon. Comme une chanson populaire entendue le matin au réveil et qui vous trotte ensuite dans la tête toute la journée, le mot victoire circule en boucle sur les lèvres des supporters en ville.

Après avoir clairement affiché ses ambitions bien avant que la saison ne démarre, comment la Section peut-elle se retrouver au pied du mur et en plein doute sitôt le championnat amorcé ? Bien que les Vert et Blanc aient affiché des progrès lors de ce premier acte à domicile, il n’en demeure pas moins que les lacunes prégnantes observées en mêlée et en touche démontrent que la période de rodage s’éternise, alors qu’il faudrait dérouler. Nul doute que le nouvel entraîneur des avants, et ancien pilier Black Carl Hayman, au palmarès aussi épais qu’une encyclopédie, a dû souffrir autant que ses joueurs quand il a vu à quel point sa mêlée était secouée par ses ex-équipiers de la rade.

Simon Mannix (Pau)

Simon Mannix (Pau)AFP

Bousculé ainsi sur ses bases, il devenait ensuite compliqué d’envoyer du jeu. Et pourtant, c’est dans les intentions et dans l’intensité déployée durant les dernières minutes de la rencontre où se situent les motifs d’espoir. "Le rythme on le met à la fin et cela démontre qu’on est capable de proposer autre chose", témoigne Abdellatif Boutaty. "Notre manque d’énergie affiché en début de match a été préjudiciable. Sur ce point, on peut nourrir de gros regrets".

Pas de droit à l’erreur

Le lion de l’Atlas, auteur à titre personnel d’une prestation de qualité et d’une magistrale percée, qui aurait pu amener un essai, sait de quoi il parle quand il évoque le mot engagement. Lui qui a connu cet été une nouvelle aventure avec la sélection du Maroc, en compagnie de son partenaire de club Mehdi Boundjema, est revenu au top niveau après son opération à la cheville. "Ma blessure est désormais derrière moi", confirme-t-il. "Je suis bien maintenant et je veux le prouver sur le terrain."

Abdellatif Boutaty, le deuxième ligne de Pau

Abdellatif Boutaty, le deuxième ligne de PauAFP

Lui et ses coéquipiers auront tout le loisir de faire leur preuve sur le terrain, samedi face à Bayonne (18h30). Le promu basque, auteur d’un bon début de saison, a battu Toulon et tenu en échec Castres, deux équipes qui ont étouffé les Palois. "Le championnat est long, il n’empêche que ces deux défaites successives font désordre", poursuit le deuxième ligne. "Nous devons impérativement ouvrir notre compteur de victoires dès samedi et enfin décoller ! "

Abdellatif Boutaty, ancien Bayonnais (de 2010 à 2014), habite toujours dans la ville au confluent de l’Adour et de la Nive. Pour autant, il ne compte pas se laisser impressionner par quelques SMS de ses ex-partenaires qui le chambrent. "Même si j’ai gardé des contacts avec des joueurs, ça ne me perturbe pas de rencontrer Bayonne", insiste-t-il. "Oui nous aurons la pression, mais on doit s’en servir positivement. Il est impératif de faire un gros match et de gagner !" Le décor est planté, la Section paloise n’a pas le droit à l’erreur sous peine de sérieusement ramer ensuite et de voir le spectre de la lanterne rouge se profiler.

Un match pas comme les autres

Heureux comme un poisson dans l'eau à Pau, Abdellatif Boutaty ne regrette pas d'avoir choisi le Béarn en 2014, après un premier passage de 2005 à 2007. Sa générosité, son engagement et son abnégation sur le pré font de lui un des chouchous du Hameau. Le public aime ce genre de guerrier à la pointe du combat, qui ne baisse jamais les bras. Le deuxième ligne apprécie son statut : "J'espère continuer à être à la hauteur des attentes des spectateurs. On a tous besoin de leurs encouragements. Aidez-nous, criez le plus fort possible, ça fait du bien, ça aide, ça transcende !"

Les Palois devront se transcender samedi pour venir à bout de leurs voisins du 64. Car au-delà d'un simple rendez-vous de Top 14, ce sera un derby entre le club de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et celui de la sous-préfecture. "Les derbies sont souvent des matchs de merde", soulignait la semaine dernière le président Pontneau, avant de rajouter, "même si notre groupe est cosmopolite, les joueurs ressentent la tension en interne ainsi que la pression". Voilà qui a le mérite d'être clair !

Supporters palois

Supporters paloisIcon Sport

En tribunes, dans le match entre supporters, la Honhada tentera d'étouffer le célèbre Vino Griego, et sur le terrain les hommes de Mannix devront en faire voir des vertes et des pas mûres aux Bleu et Blanc de l'Aviron. "Les Basques nous ont déjà détourné le béret et le jambon, ils ne vont tout de même pas nous piquer la victoire !" glisse non sans humour Pierre, un supporter assidu de la tribune Auchan. Méfiance car ces Basques ont de la ressource. Quant aux Palois, ils ne sont jamais aussi forts qu'au pied du mur...

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