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"Je ne le remplace pas"

Mola: "Je ne remplace pas Laurent"
Par Rugbyrama

Le 27/10/2009 à 10:39Mis à jour

Désigné responsable de l'équipe professionnelle et des Espoirs de Brive lundi après l'éviction du manager Laurent Seigne, Ugo Mola revient pour notre site sur cette nomination. Il insiste sur le fait qu'il s'inscrit dans un fonctionnement à trois avec Christophe Laussucq et désormais Didier Casadei.

Vous avez été nommé responsable de l’équipe professionnelle ce lundi après la mise à l'écart de Laurent Seigne. Comme les choses se sont-elles déroulées ?

Ugo MOLA : Cela a été très rapide. Les dirigeants ont commencé par nous annoncer dimanche de manière individuelle que Laurent arrêtait ses fonctions sportives au sein du club. Je m’attendais à vivre la même chose. Ensuite, il y a eu la proposition qui m’a été faite de prendre la direction sportive. Il faut donc que je gère l’après-Laurent mais la situation reste paradoxale puisque c’est lui qui m’a fait venir à Brive. J’ai donc un peu de mal à effectuer le transfert entre la déception et le nouveau challenge qui m’attend.

Pourquoi dites-vous que cela s’est effectué de manière rapide ?

U. M. : Parce qu’il fallait que les conditions de la nouvelle répartition soit rapidement effective avec Christophe (Laussucq, NDLR) qui restait au club. Je voulais absolument avoir Laurent et Christophe avant de donner ma décision. J’avais notamment besoin de l’approbation de Christophe pour faire valider la décision du conseil d’administration. C’était primordial.

Créer un électrochoc était-il devenu inévitable ?

U. M. : Je n’ai pas le sentiment qu’il y avait besoin de changement. Nous avons bossé de manière commune pendant un an et demi. L’an passé, nous avons atteint l’objectif qui nous était fixé mais cette année, nous avons vécu un début de saison compliqué. Nous avons manqué de maîtrise et la décision a été prise d’évincer Laurent. Maintenant, notre mission est de sauver le club.

Pour vous, cette nomination ressemble à une promotion. Ressentez-vous cela comme une reconnaissance de votre travail ?

U. M. : C’est évidemment un gage de confiance de la part des dirigeants. Mais je ne veux surtout pas m’inscrire en chef, ou même en manager. En aucun cas, je ne remplace Laurent. Je suis dans sa continuité. C’est la suite logique des choses. Nous avions besoin d’un nouveau souffle et nous en sommes arriver là pour rebondir.

De manière concrète, comment va s’effectuer la répartition du travail entre Christophe Laussucq, Didier Casadei, ancien entraîneur des Espoirs nommé à vos côtés, et vous ?

U. M. : Avant toute chose, dans mon esprit, rien n’est figé. Ensuite, le fait que Didier Casadei nous rejoigne est un choix important. Il va nous apporter de la fraîcheur car nous avions peut-être besoin d’un lien entre la formation et le groupe professionnel. Avec Laurent et Christophe, dans la répartition des tâches, certains secteurs étaient communs et d’autres étaient traités de manière plus individuelle mais nous partagions nos avis et débattions de nos idées. Nous allons donc continuer dans un fonctionnement à trois, avec beaucoup d’échanges. Après, il y a des rôles qui seront plus spécifiques. Par exemple, Didier est un spécialiste de la mêlée. De même, Christophe jouait demi de mêlée, était donc un lien entre les avants et les arrières et il est plus compétent que moi dans certains secteurs. Par exemple au niveau de la défense ou de la conquête qu’ils travailleront tous les deux. Pour l’instant, je n’ai pas assez de recul mais il n’est pas impossible que nous tournions sur différents secteurs. Nous devons être capables d’insuffler un nouveau discours. De toute façon, les trois mots d’ordre seront : discipline, maîtrise et enthousiasme.

Depuis le début de saison, Brive ne compte que trois victoires à son actif. Comment expliquez-vous que le club en soit arrivé à cette situation sportive ?

U. M. : C’est grâce à la confiance que l’on grandit et la confiance s’acquiert avec la victoire. Sans succès, on plonge vite dans le doute. Le manque de victoires a donc liquéfié notre rendement. Il ne manquait pourtant pas grand-chose. Contre Biarritz, nous réalisons un match abouti et pourtant, nous perdons. A Montauban, nous inscrivons trois essais, nous passons à deux doigts du bonus offensif et nous ne ramenons qu’un bonus défensif. Après, nous faisons match nul contre Clermont alors que nous réalisons une grosse première mi-temps et que nous lâchons des points au pied. Et encore le week-end dernier contre le Racing, nous devons gagner… Il faut remettre les choses dans l’ordre pour vaincre à nouveau. Il y a de l’enthousiasme et de la vie dans l’effectif. Je ne sens pas un groupe traumatisé et nous n’avons pas le désaveu des joueurs. C’est important, il y a une confiance mutuelle entre eux et nous. Et nous allons leur proposer des solutions.

Avez-vous senti un manque d’implication de la part des joueurs ?

U. M. : Il n’y a que contre le Stade français, où nous avions sombré, qu’il y a eu un manque évident d’investissement. Sinon, on ne peut pas leur reprocher leur implication mais en même temps, on ne peut pas se cacher derrière ça non plus. D’ailleurs, il n’y a plus de place pour les états d’âme désormais. Il faut vite mettre le bleu de chauffe.

Dès le match de Bourgoin samedi. Qu’est-ce qui va changer dans la préparation de cette rencontre ?

U. M. : Il faut donc s’y mettre dès demain (mardi, NDLR). Aujourd’hui, les choses n’ont pas été simples à gérer. Maintenant, nous allons visionner la vidéo sur Bourgoin que nous avions préparée avec Laurent. Mais rien n’a changé pour le programme de la semaine. Ce serait ridicule. Après Bourgoin et Bayonne, nous aurons une trêve de neuf jours. Nous réfléchirons à ce moment-là à mettre des choses en place.

Le club nourrissait de grosses ambitions en début de saison. Quels sont les nouveaux objectifs qui vous ont été fixés ?

U. M. : Afficher ses ambitions a souvent été présenté comme de la prétention. Je crois plutôt que c’est une source de motivation pour le groupe. Evidemment, les objectifs que nous avions déterminés en début de saison ont pris du plomb dans l’aile. Quand il a annoncé la décision de faire évoluer le staff aux joueurs, Jean-Jacques Bertrand (président du conseil d’administration, NDRL) a insisté sur le fait que l’essentiel était d’acquérir le maintien. Nous allons donc revenir à du basique et être plus pragmatiques.

Vous serez en fin de contrat au terme de cette saison. Vos dirigeants ont-ils évoqué la suite avec vous ?

U. M. : Le futur se décidera en fonction de la fin de saison. Nous n’avons pas parlé sur du plus long terme. J’honore déjà mon contrat qui court jusqu’à la fin de saison et pour le reste, je vais essayer, avec l’ensemble du staff, d’assurer le maintien.

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