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David : "Maqala est une petite bombe nucléaire"

David : "Maqala est une petite bombe nucléaire"

Le 17/11/2021 à 18:49Mis à jour Le 18/11/2021 à 09:58

PRO D2 - Alors que l’Aviron part défier Oyonnax demain soir, le trois-quarts centre Yann David revient sur les jours qui ont suivi la défaite face au Stade montois, évoque le futur départ de Yannick Bru et nous parle de l’arrivée du champion olympique fidjien, Sireli Maqala.

Yann, vous avez eu une semaine de vacances, qui n’en n’était pas une. Comment s’est-elle passée ?

Nous devions avoir quelques jours de repos, mais après une grosse déconvenue et désillusion contre Mont-de-Marsan, on ne pouvait pas partir l’esprit tranquille. Nous avions besoin de travailler, d’échanger ensemble et de continuer à bosser pour que ce genre de match ne se reproduise plus, ou alors le moins possible.

Qu’est-ce qui est ressorti de ces échanges ?

Que c’était une grosse frustration d’avoir déçu tout le monde. Nous n’avons pas respecté certaines choses dans notre jeu. Ce soir-là, nous sommes tombés contre une grosse équipe de Mont-de-Marsan, qui a su trouver les failles de notre jeu. On s’est donc remis au travail, nous avons beaucoup échangé et ça nous a fait du bien pour essayer de repartir de l’avant.

Qu’est-ce qui manque, aujourd’hui, à l’Aviron, pour être au niveau d’une équipe comme le Stade montois ?

Pas grand-chose. Nous n’en sommes qu’au mois de novembre. Ça ne reste qu’une défaite, même si elle n’était pas belle, ici, à domicile. Nous n’avons pas eu beaucoup de déconvenues depuis le début de saison. On essaye de ne pas se mettre le feu non plus. Il faut qu’on arrive à faire preuve d’un peu plus de régularité afin de ne plus reproduire ce genre de contre-performance, pour ne pas décevoir le public, le club et nous-mêmes.

Après le Stade montois, vous enchaînez un nouveau choc avec ce déplacement à Oyonnax…

Le but était d’évacuer le plus vite possible la rencontre face à Mont-de-Marsan : ce qui allait, ce qui n’allait pas. Nous avons beaucoup échangé afin de basculer sur Oyonnax. Cette équipe fait partie des gros poissons de cette Pro D2. Ils vont nous attendre de pied ferme pour faire une grosse performance.

Vous êtes la meilleure équipe à l’extérieur cette saison. Est-ce une chose à laquelle vous pensez ?

Vous savez, chaque semaine et chaque match sont différents. Même si nous sommes plutôt satisfaits du début de saison, nous ne sommes à l’abri de rien. Ça s'est vu l’autre soir contre Mont-de-Marsan. Aucune équipe n’est à l’abri de rien. Il faut se remettre en question chaque semaine et c’est ce que nous avons essayé de faire depuis une dizaine de jours.

La semaine dernière, le club a officialisé le départ de Yannick Bru en fin de saison. Cela ne vous a-t-il pas trop perturbé ?

Il ne faut pas se mentir. Ce sont des choses auxquelles nous avons pensé. Ça a beaucoup jasé, ça a beaucoup parlé. C’est pour ça que ça nous a fait du bien de tous se retrouver dès la fin du week-end après Mont-de-Marsan pour échanger et évacuer tout ça. Ça fait partie du rugby professionnel. C’est comme ça. Nous sommes tous de grands garçons et nous ne devons pas nous cacher derrière ça. Il faut repartir au travail de plus belle.

Comment cette annonce a-t-elle été accueillie par le groupe ?

Ça affecte tout le monde. Yannick, comme tout le staff, se donne énormément. Il nous donne tous les outils pour que l’on essaye de faire les meilleurs matchs et pour qu’on prenne le plus de plaisir possible. Après, comme je l’ai dit avant, c’est le rugby professionnel. Des joueurs et des entraîneurs arrivent. D’autres partent. Il faut faire avec, tout le monde le sait. Il ne faut pas s’arrêter à ça. Il faut continuer à bosser et tout le monde va se donner à fond jusqu’à la fin de saison.

Est-ce facile de faire abstraction de ça, afin de rester concentré sur vos performances ?

Ça dépend de la gestion de tout à chacun. C’est pour ça qu’après la défaite contre le Stade montois, nous avons tenu à ne pas laisser une semaine complète où nous aurions été chacun chez nous à gamberger.

Personnellement, on vous avait quitté à Narbonne avec un souci à la cuisse. Comment allez-vous ?

J’avais pris un très gros coup sur la cuisse. Je me suis très peu entraîné, mais ça va mieux.

Demain, vous serez associé à Sireli Maqala au centre de l’attaque bayonnaise. Que pouvez-vous nous dire sur ce joueur ?

C’est une petite bombe nucléaire qui arrive en Pro D2. C’est vraiment top. Il faudra lui laisser le temps de s’acclimater. Il arrive des Fidji, il a passé du temps là-bas. Je pense qu’il ne faut pas lui mettre la pression. Tout le monde a su l’accompagner depuis qu’il est là. Il a de la dynamite dans les jambes.

On imagine que, de par votre poste, vous avez échangé avec lui…

Oui, beaucoup. Que ce soit moi, les autres, les leaders, les plus jeunes ou moins jeunes, nous essayons tous de l’encadrer. Ce n’est pas facile. Il est à des milliers de kilomètres de chez lui, loin de sa famille. Il est tout jeune, donc il a besoin qu’on l’épaule. Je pense qu’on a tous su tenir ce rôle-là depuis son arrivée.

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