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Glas : "Depuis trois semaines, on est dans l’adaptation quasi permanente"

Glas : "Depuis trois semaines, on est dans l’adaptation quasi permanente"

Le 03/09/2020 à 09:22Mis à jour Le 03/09/2020 à 11:24

PRO D2 - À l’arrêt total pendant dix jours à partir de la mi-août après un cas de Covid d’un jeune du centre de formation, Grenoble lance sa saison samedi (20 h 45) contre Nevers. Une saison forcément particulière liée au contexte sanitaire, où le FCG du manager Stéphane Glas est donné favori à la montée en Top 14 par ses collègues de Pro D2.

Rugbyrama : Comment avez-vous vécu cette présaison particulière, où vous avez dû en plus vous arrêter dix jours ?

Stéphane Glas : On l’a bien vécue. La présaison nous a permis de bien se préparer parce qu’on n’avait jamais eu autant de temps pour le faire. On a repris le 2 juin. Même si c’était par petits groupes, cela a permis d’avoir une préparation étalée dans le temps. Après, effectivement, la frustration c’est qu’on a été obligés de s’arrêter après le premier match amical (contre Toulon, 38-38, le 14 août). On ne pouvait pas s’entraîner et on n’a pas pu jouer le deuxième (face à Valence-Romans le 21). La frustration a été double parce que cela nous a reconfinés alors que toutes les autres équipes qui ont eu des cas ont pu s’entraîner par groupes.

" Malgré tout ce qui s’est passé, on doit montrer un beau visage"

Malgré cette préparation spéciale, estimez-vous le FCG prêt pour le lancement de la saison ?

S.G. : On ne l’est pas totalement mais de toute façon à cette période de la saison on ne l’est jamais totalement. Je trouve que par rapport à la situation, au fait que l’on n’a pu s’entraîner pendant 10 jours et ce que l’on s’était fixé dans la préparation, il nous en manque un petit peu mais je suis satisfait de l’investissement des joueurs. Malgré tout ce qui s’est passé, même sur le début de saison, on doit montrer un beau visage.

Qu’avez-vous retenu de vos matchs de préparation contre Toulon et Oyonnax (25-16) ?

S.G. : On voit que l’on peut encore compter cette année sur les jeunes du centre de formation. Ils ont très envie de “matcher” avec les pros et les pros sont très contents de les avoir à côté d’eux au quotidien. Cela met une très bonne énergie à l’équipe. Sur les matchs de préparation, j’ai été rassuré à ce niveau-là. Maintenant, staff et joueurs, on est tous impatients de commencer la saison après autant de temps sans jouer.

Ne ressentez-vous pas aussi de l’inquiétude chez les joueurs liée au contexte sanitaire ?

S.G. : On est tous dans le même cas, on attend tous le résultat des tests en se disant : "on espère qu’on n’aura pas de cas pour ne pas reporter les matchs". Je ne vois pas spécialement d’inquiétude. Ils sont plus habités par commencer la saison, enchaîner les matchs que par l’inquiétude de se dire : "il y a encore le Covid, est-ce qu’on va jouer le week-end prochain ?"

" L’important pour moi, c’est que mes gars aient de l’ambition"

Malgré des départs importants cet été, vos homologues entraîneurs de Pro D2 vous placent dans le sondage de Midi Olympique comme favoris à la montée. Êtes-vous un peu vous surpris ?

S.G. : De toute façon, on ne va pas dire qu’on joue le maintien en Pro D2. On joue le haut de tableau mais on n’est pas les seuls. En Pro D2, c’est serré et homogène : il y a toujours sept ou huit équipes qui sont capables de se qualifier. On fait partie de ces équipes qui ont envie de jouer le haut du tableau. Je n’en dirais pas plus. L'important pour moi, c’est que mes gars aient de l’ambition. Ce qui m’intéresse, c’est ce que me disent les gars, pas vraiment ce que disent le public, les supporters ou les autres entraîneurs.

Comment jugez-vous votre groupe ?

S.G. : La qualité est là. À certains postes, on sait que si on a un ou deux blessés, on sera un peu plus à flux tendus, ce qui est le cas en ce début de saison sur le fond de terrain (Bousquet, L. Dupont, Trotta, plus Nagusa, attendu en début de semaine prochaine, qui devra observer une quatorzaine, Ndrl). Ce n’est pas quelque chose qui doit nous parasiter. On va s’appuyer sur le centre de formation, c’est important. Il y a aussi des anciens, des mecs qui ont de l’expérience, certains qui vont vivre leur deuxième ou troisième saison avec nous, qui connaissent bien le club. Tout cela fait que même si en quantité on est moins nombreux que l’an dernier, dans l’état d’esprit du groupe, je ressens beaucoup de solidarité et d’énergie.

" Je trouve l’équipe beaucoup plus en confiance cette année"

Dans la préparation de Nevers, allez-vous reparler de la défaite inaugurale contre Colomiers (20-23) la saison dernière en guise de piqûre de rappel ?

S.G. : De toute façon, ce premier match on s’en méfie. Il n’y a pas besoin spécialement de rappeler tout ce qu’il s’est passé l’année passée. Je trouve les gars concernés, ils ont hâte d’en découdre. Ça me suffit. Je n’ai pas envie qu’on se fasse prendre comme l’an passé où on avait été très bien sur 60 minutes et derrière on avait un peu craqué sur la fin de match. Je trouve l’équipe beaucoup plus sûre et en confiance cette année mais tout ayant beaucoup d’humilité.

En termes de contenu, qu’attendez-vous de ce premier match ?

S.G. : En termes de contenu, on verra. On n’a pas eu de match officiel depuis six mois. J’attends de l’engagement et un bon état d’esprit. Tout ne sera pas parfait mais je sais que nous sommes capables de mettre certaines choses en place. Malgré une préparation un peu difficile, j’attends quand même de voir évoluer l’équipe à un bon niveau, parce que j’ai vu de bonnes choses à l’entraînement, contre Toulon et même contre Oyonnax malgré les conditions difficiles (pluie et boue, Ndlr).

Pro D2 - Stéphane Glas (Grenoble)

Pro D2 - Stéphane Glas (Grenoble)Icon Sport

Après le décalage de Mont-de-Marsan – Béziers à cause de la Covid, votre déplacement la semaine prochaine à Aurillac a été avancé à jeudi. Cela doit être compliqué à gérer au niveau de la planification, des temps de jeu…

S.G. : Oui, c’est un peu compliqué parce qu’on avait réservé l’hôtel à Aurillac. Il a fallu annuler, réserver deux nuits avant, sachant que le Tour de France arrive dans le coin en même temps. Il faut refaire tous les programmes parce que ce ne sont plus les mêmes jours d’entraînement et les mêmes intensités qu’on va mettre. Entre jouer le samedi comme c’était prévu et le jeudi, on n’a plus que cinq jours. Depuis le match de Toulon il y a trois semaines, on est dans l’adaptation quasi permanente au quotidien. Les joueurs sont prévenus. Ils savent qu’il y aura des bouleversements cette saison, au jour le jour, à la semaine. On essaiera de s’adapter au mieux. On sait que ce sera comme ça.

Propos recueillis par Laurent Genin

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