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Champions Cup - Toulouse : Julien Marchand, capitaine conscience

Toulouse : Marchand, capitaine conscience

Le 12/10/2018 à 09:10

CHAMPIONS CUP - Samedi, le talonneur toulousain Julien Marchand, nommé capitaine en début de saison, tiendra ce rôle à Bath pour la première fois de sa carrière en Coupe d’Europe. Un moment important pour l’intéressé et pour son équipe qui se présente en "petit de la poule" pour son retour en Champions Cup.

Le Stade toulousain va retrouver la Champions Cup après une saison de purgatoire en Challenge Cup. Un retour sur la grande scène européenne qui vient récompenser le rebond du club lors de l’exercice 2017-2018 et la troisième place acquise au terme de la phase régulière en Top 14. Mais qui illustre aussi la nouvelle aventure des Rouge et Noir incarnée par la jeune et talentueuse garde, à commencer par le talonneur Julien Marchand. Titulaire indiscutable à son poste, il a été nommé capitaine l’été dernier. À 23 ans, il est donc le successeur des Thierry Dusautoir ou Florian Fritz et, à Bath, il va étrenner cette responsabilité pour la première fois de sa carrière en Coupe d’Europe.

"Mon rôle sera peut-être déterminant mais le capitanat est d’abord un nom, rassure-t-il. Il y a plusieurs leaders dans l’équipe. Ce n’est pas une seule personne qui permet d’aller de l’avant, ce sont tous les joueurs qui s’aident mutuellement." Et lui peut compter sur plusieurs partenaires d’expérience, dont le double champion du monde all black Jerome Kaino : "Tu t’adresses à lui, il te dit d’accord puis il te dit aussi ce que tu peux faire. C’est un travail collectif." La question est de savoir s’il va aborder l’événement comme un match de championnat.

Top 14 - Julien Marchand (Toulouse) inscrivant un essai contre La Rochelle

Top 14 - Julien Marchand (Toulouse) inscrivant un essai contre La RochelleIcon Sport

"C’est une compétition plus relevée sur l’intensité, explique Marchand. Il y a aussi des différences au niveau de l’arbitrage et il faut être plus discipliné." Surtout avec les directeurs de jeu anglo-saxons. "Il y a cette barrière de la langue qu’il faudra prendre en compte pour le match de samedi et pour la suite de la compétition", ajoute-t-il. Même s’il se débrouille en anglais. "Me débrouiller, c’est un grand mot (sourires), rectifie le joueur. Je comprends quelques notions et d’autres sont là dans l’équipe pour traduire et bien expliquer. Ça devrait aller." Pour le reste, l’attente se fait grande chez lui et ses coéquipiers depuis le début de semaine. "Chacun est content de rentrer dans cette compétition, donc il y a de l’excitation et de l’envie", ne cache pas l’intéressé.

" Le premier résultat sera l’image donnée"

Pour ce qui est des ambitions concrètes de sa formation en Champions Cup, Julien Marchand commence par esquiver : "Il faut demander aux coachs." Avant de reprendre : "Le premier résultat sera l’image donnée, celle d’une équipe qui ne lâche rien. Il n’est pas comptable mais il nous fera avancer. Pour l’instant, le contenu va primer même si nous sommes là pour gagner. On verra comment se passe le début de compétition. Un faux pas, s’il n’est pas éliminatoire, ne peut pas être répété trop souvent en Coupe d’Europe." Et d’insister sur le statut actuel du club : "Nous sommes très heureux de revenir mais on arrive comme le petit de la poule car on disputait la Challenge Cup la saison passée."

Se mettre dans la peau de l’outsider est aussi une manière d’enlever la pression des épaules stadistes, dans une poule très relevée avec Bath, les Wasps et le Leinster. Même si Toulouse veut jouer crânement sa chance : "On a une équipe compétitive mais je parle de petit du fait que nous n’étions plus en Champions Cup l’an dernier. On ne va pas se rabaisser mais il faut savoir rester à notre place et juste donner tout ce qu’on peut." En cas de victoire au Recreation Ground samedi, l’enthousiasme sera forcément croissant autour des Rouge et Noir. Question de palmarès et d’honneur. En clair, quand il s’agit de Coupe d’Europe, Toulouse est un club à part, ce dont Marchand est bien conscient : "Tout le monde sait que le Stade toulousain a remporté quatre fois cette compétition. Il ne faut pas l’oublier mais nous sommes dans le présent. Notre actualité, c’est une équipe en train de se construire qui veut montrer le meilleur visage."

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