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Kaino : "Il n’y a qu’un seul Dark Destroyer"

Kaino : "Il n’y a qu’un seul Dark Destroyer"
Par Jeremy Fadat via Midi Olympique

Le 28/03/2019 à 19:09Mis à jour Le 29/03/2019 à 09:00

CHAMPIONS CUP - Il y a deux semaines et demi, et en prévision du premier match couperet de son aventure française qu’il disputera dimanche au Racing 92, le double champion du monde a accepté de se confier sur son nouveau rôle de leader de Toulouse, sa relation avec Thierry Dusautoir ou sa soif de gagner enfin un titre en club. Quand un All Black à 81 sélections se livre, il n’y a qu’à savourer.

Midi Olympique : À votre arrivée, vous confiez être excité à l’idée de découvrir la France, son rugby mais aussi sa nourriture. Alors, quelle est votre spécialité préférée ?

Jérôme kaino : Tout ce qui tourne autour du canard. C’est si bon, je suis servi à Toulouse. Avec ma famille, on prend beaucoup de plaisir à découvrir votre pays, vos plats et tant d’autres choses.

Quelle fut votre plus grosse découverte ?

J.K. : C’est d’avoir la possibilité de toujours voyager à travers l’Europe. En moins de deux heures, vous êtes en Espagne, en Allemagne ou en Angleterre ! J’ai l’impression de me trouver au centre du monde, de pouvoir partir à l’étranger dès qu’on a deux jours de repos. Pour les Néo-Zélandais, nous qui vivons loin de tout, c’est inimaginable. En ce qui concerne le rugby, j’ai été étonné de retrouver, à Toulouse, de nombreuses similarités avec ce que j’ai connu chez nous. Je parle de l’environnement, des infrastructures très professionnelles et de la philosophie. Je suis impressionné de voir à quel point les jeunes joueurs sont placés au cœur d’un système qui les amène jusqu’à l’équipe première en pratiquant le même jeu.

Franchement, êtes-vous aussi surpris, ou déçu peut-être, par le niveau du Top 14 ?

J.K. : Je ne suis pas du tout déçu. Je savais, en signant ici et après avoir discuté avec plusieurs joueurs, à quoi je m’attendais. Physiquement, le Top 14 est impressionnant, dur, rugueux. Éprouvant et long aussi. Je n’ai pas l’habitude d’une saison qui s’étire autant.

Cet aspect très physique ne doit pas vous déplaire…

J.K. : Ce n’est un secret pour personne, le jeu physique, j’aime ça et ça me convient bien. Je me régale quand il faut plaquer fort (rires). Il y a beaucoup d’artistes dans notre équipe mais on a aussi besoin de joueurs qui font le travail de l’ombre. Je crois que l’équilibre est bien trouvé là-dessus et cela explique nos belles performances actuelles.

L’attente autour des All Blacks est-elle trop grande chez nous ? Elle l’est plus que pour un Wallaby ou un Springbok par exemple…

J.K. : Non, c’est normal. Chaque joueur accueille la pression différemment. Moi, j’adore ça, c’est ce qui me fait avancer. Je l’ai toujours vue comme un défi à surmonter et, sans ça, je n’en serais pas là aujourd’hui. Oui, l’attente autour des All Blacks est immense mais le problème n’est pas là. Il réside plutôt dans la manière dont je vais me comporter et l’exigence que je vais m’imposer. En posant un pied ici, est-ce que je me suis considéré comme un All Black à 80 sélections ou comme un nouveau joueur du Stade toulousain prêt à l’aider à remporter un titre ? Le passé importe peu et je dois encore prouver. Je ne me concentre pas sur ce que les gens attendent. Car la personne qui attend le plus de moi, c’est moi-même.

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