Midi Olympique

Les premiers pas, le couronnement de 2006... La carrière de Médard en cinq dates

Les premiers pas, le couronnement de 2006... La carrière de Médard en cinq dates
Par Rugbyrama

Le 29/04/2022 à 18:37Mis à jour Le 29/04/2022 à 18:42

TOP 14 - Arrière ou ailier emblématique du Stade toulousain, Maxime Médard a officialisé sa retraite sportive ce vendredi. International français à 63 reprises, il raccrochera les crampons à la fin de la saison, à l’âge de 35 ans. Nous vous proposons de revenir sur cinq dates qui ont marqué la carrière de "Wolverine".

19 novembre 2004 - Premiers pas et premier essai

Arrivé à Toulouse en provenance de Blagnac quatre ans auparavant, le jeune Maxime Médard, 18 ans et 3 jours, effectue ses premiers pas avec l’équipe première du Stade, un jour de novembre 2004. Et pour se mettre dans le bain du Top 16 de l’époque, quoi de mieux qu’un derby sur la pelouse du Castres olympique ?

Ce jour-là, pour sa toute première apparition sous les yeux du grand public, le Toulousain brille rapidement, très rapidement. Sur son premier ballon touché, le gamin de la Ville rose va derrière la ligne ! La petite histoire retiendra que la gonfle n’avait en fait pas vraiment été aplatie dans l’en-but… "C'est l'arbitre qui décide. Il faut toujours respecter la décision de l’arbitre", rétorquait à l’époque Médard, qui avait décidément annoncé la couleur.

25 juin 2006 - Le couronnement de la "génération 2006"

Passé par les catégories de jeunes de l’équipe de France, Médard obtient son plus prestigieux titre international en 2006. D’autant qu’avec le grand XV de France, il ne remportera jamais le moindre trophée. C’est donc en Auvergne, à l’occasion du Championnat du monde des moins de 21 ans, que Médard et les Bleuets s’offrent une couronne mondiale.

Au stade Marcel-Michelin, ils battent l’Afrique du Sud en finale grâce à 24 points de Lionel Beauxis (lui aussi bientôt retraité). Médard était alors titulaire à l’arrière, aux côtés de certains de ses futurs partenaires de l’équipe de France, tels que Beauxis, Mermoz ou Chouly. Il était aussi entraîné par Émile Ntamack et Didier Retière, qu’il retrouvera également avec les Bleus, notamment en 2011…

23 octobre 2011 - Après une saison de folie, les regrets éternels

Au cours de la période de 11 années passée à revêtir la tunique du XV de France, Maxime Médard aurait pu vivre une soirée de folie le 23 octobre 2011, une soirée dont le dénouement aurait pu constituer l’apogée de sa carrière internationale. Comme toute la bande à Thierry Dusautoir, le numéro 15 a chuté d’un rien sur le pré de l’Eden Park, face à la Nouvelle-Zélande (8-7).

Là aussi, le Toulousain était titulaire à l’arrière de la sélection, offrant au public un sérieux match dans le match face à Israel Dagg. Si, comme pour tous les Français l’ayant vécu, cet évènement ne fut pas un jour de gloire, il restera malgré tout un moment marquant de l’aventure de l’arrière avec le coq au cœur.

Surtout, cette titularisation de Médard pour le plus prestigieux match qui soit récompense sa superbe saison 2010-2011, où il termine meilleur marqueur d’essais du Top 14, s’imposant comme l’un des meilleurs finisseurs de l’Hexagone.

13 octobre 2018 - Revenu de nulle part

Au mois d’octobre 2018, sur la pelouse de Bath, Toulouse s’apprête à encaisser un essai qui va probablement offrir la victoire aux Anglais, alors menés 22-20. À cinq minutes du terme, Freddie Burns file vers l’en-but en fanfaronnant, et tendant le bras pour aplatir. Mais qui revient pour sauver la patrie ? L’inévitable Maxime Médard qui, au fil des ans, et tout en restant un joueur très fin techniquement, est réellement passé de joueur virevoltant à vieux briscard d’expérience.

Sorti de nulle part, l’arrière surgit derrière Burns pour lui faire échapper la balle et offrir un succès à l’arraché, qui lancera la saison du Stade toulousain, conclue par un titre de champion de France. Le genre d'image qui marque.

25 juin 2021 - Un cinquième titre pour le briscard

Cette finale du championnat de France n’est sûrement pas le match le plus marquant de Max’ Médard en rouge et noir, il est vrai. Au total, l’arrière ne dispute d’ailleurs que 6 minutes au Stade de France, contre La Rochelle (il avait débuté le match sur le banc N.D.L.R.).

Mais si l’on souhaite mettre en avant cette date, c’est avant tout parce qu’elle permit au Toulousain d’arracher le cinquième Brennus de sa carrière (après 2008, 2011, 2012 et 2019). Un total impressionnant, qui le fait entrer dans un cercle très fermé des multiples vainqueurs du fameux bouclier. Il s’agit pour l’instant du dernier titre de Médard qui, en cette fin de saison, espère sans doute pouvoir garnir un peu plus son immense palmarès.

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