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L'antisèche : le dernier mot pour le Stade français

L'antisèche : le dernier mot pour le Stade français
Par Jeremy Fadat via Midi Olympique

Le 16/10/2021 à 17:58Mis à jour Le 16/10/2021 à 18:05

TOP 14 - Le suspense fut permanent dans ce duel du bas de tableau entre Perpignan et le Stade français. C'est finalement le club parisien, porté par un Macalou des grands jours, qui s'est offert sa première victoire de la saison à l'extérieur.

Le match :

Ce fut un chassé-croisé permanent. Si les Catalans ont rapidement pris l’avantage au score grâce au pied droit de Melvyn Jaminet, les Parisiens ont su recoller au score pour offrir une rencontre à suspense. Les joueurs de l’Usap pensaient pourtant avoir fait le plus dur avec un matelas plutôt confortable lorsqu’ils menaient de six points à la 50e minute (19-13). Mais c’était sans compter sur la faculté de réaction des hommes de Gonzalo Quesada, qui ont su finir dans l’en-but catalan à leur tour. Et c’est peut-être devant, et particulièrement en conquête ou dans les zones de ruck, que les « soldats roses » sont parvenus à construire leur succès. L’ultime ligne droite de la rencontre aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre… Waisea a failli marquer mais a échappé le ballon dans l’en-but adverse. Puis Jaminet a eu l’occasion de donner cinq longueurs d’avance aux siens. Il a raté aussi. Et c’est le jeune Léo Barré qui a eu le dernier mot pour offrir une victoire capitale à son équipe. Pour Perpignan, cela fait deux défaites de rang à Aimé-Giral, après celle subie face à Pau.

Le match a été sérré de bout en bout.

Le match a été sérré de bout en bout.Icon Sport

L’action : l’essai perpignanais en première main

Ce fut sûrement le plus beau mouvement collectif de l’après-midi, d’autant qu’il fut réalisé sur une action en première main à la 37e minute. Les Usapistes ont ainsi choisi d’écarter le ballon jusqu’au trois-quarts centre Mathieu Acebes. Ce dernier temporisait juste l’instant nécessaire pour placer son arrière Melvyn Jaminet dans l’intervalle. Arrivé lancé, l’international déchirait le rideau parisien sur les quarante mètres du Stade français et accélérait. Face au dernier défenseur, il aurait pu se servir de sa vitesse de course pour terminer la séquence seul, mais il a logiquement préféré servir son ailier Alivereti Duguivalu, lequel s’en allait inscrire l’essai catalan.

Le tournant : Jaminet a craqué

A six minutes près, il aurait été l’indiscutable homme du match… Auteur de quatre pénalités et une transformation, puis absolument décisif sur le seul essai de l’Usap, Melvyn Jaminet réalisait la rencontre parfaite et son équipe pouvait le remercier de mener 22-20 à la 74e minute. Voilà qu’il bénéficiait d’un nouveau coup de pied, certes pas simple, mais dans ses cordes. La pénalité passait finalement à côté et Perpignan restait sous la menace parisienne. Deux minutes plus tard, à la réception d’une chandelle adverse sur ses trente-cinq mètres, il décidait de relancer plutôt que de renvoyer le jeu dans le camp du Stade français. Grave erreur. Bloqué par les défenseurs, il conservait le ballon au sol et se faisait logiquement sanctionner. Ce qui a offert à Léo Barré l’opportunité de redonner l’avantage aux siens dans le "money time".

Melvyn Jaminet - Perpignan

Melvyn Jaminet - PerpignanIcon Sport

Le joueur : Macalou, l’homme "atout" faire

Il fut encore une fois l’un des grands hommes du Stade français. Bien sûr, il y a son essai – le deuxième des Parisiens – sur lequel il a effectué une course époustouflante en bout de ligne, battant le dernier défenseur adverse pour aplatir en bonne position dans l’en-but. Mais, au-delà de ses indéniables qualités offensives et de sa vitesse exceptionnelle pour un joueur de son poste, Sekou Macalou a été au four et au moulin sur ce match. Extrêmement précieux au sol, il a essayé de constamment ralentir les sorties de balle catalane, et a même gratté un ballon chaud en première mi-temps. Décidément, quand le troisième ligne international va bien, le Stade français va mieux…

La question : la saison du Stade français est-elle enfin lancée ?

La question est forcément simpliste, mais comment ne pas la poser ? Jusque-là, le Stade français avait vécu un début de saison extrêmement difficile, qui l’avait cloué à l’avant-dernière place du championnat, à égalité de points avec la lanterne rouge biarrote. Rassurée par son succès face à Clermont le week-end passé, il manquait tout de même à la troupe de Gonzalo Quesada une victoire à l’extérieur. D’abord pour enchaîner, ensuite pour bénéficier de certitudes pour la suite. C’est fait maintenant. Doit-on pour autant considérer que cette équipe, présente en phase finale la saison dernière, est lancée ? À voir...

La saison du Stade français est-elle enfin lancée ?

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