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Hirigoyen : "Face à l'Usap, on aura à cœur de rattraper la contre-performance du match aller"

Hirigoyen : "Face à l'Usap, on aura à cœur de rattraper la contre-performance du match aller"

Le 06/01/2022 à 09:14Mis à jour Le 06/01/2022 à 09:19

TOP 14 - Alors que le BO reçoit Perpignan, samedi, pour un match important dans la course au maintien, Mathieu Hirigoyen revient sur la dernière bonne prestation de son équipe à Bordeaux, évoque la réception de l’USAP et nous parle de sa première partie de saison.

En ramenant un point de Bordeaux, le BO est enfin récompensé pour ses efforts en déplacement. On suppose qu’il y avait le sentiment du devoir accompli dans le vestiaire ?

Cette saison, nous avons fait de tout à l’extérieur : du bien, du moins bien. En commençant ce mois de janvier, on savait qu’on allait avoir des rencontres très importantes face à Perpignan et Brive. Nous n’avions pas d’objectif de point ou de résultat à Bordeaux. On y allait pour prendre un maximum de confiance et de rythme avant d’aborder ces matchs cruciaux. Ramener un point, c’est un très bon résultat qu’on n’avait pas forcément prévu, mais qui nous fait du bien dans la tête et au classement.

Vous avez remonté un sacré retard et votre équipe a une nouvelle fois fait preuve de caractère…

Le caractère, c’est une des forces de notre équipe. Ce n’est pas la première fois qu’on le montre cette saison. Remonter le leader, chez lui, alors qu’il avait le bonus offensif, et récupérer un point, ça peut être de bon augure pour la suite.

Est-ce votre marque de fabrique ?

Oui. On n'est pas les plus costauds. On n’a pas de stars à tous les rangs, mais on ne lâche jamais rien. En défense, on s’envoie. Quand on est en place défensivement et qu’on domine les impacts, on arrive à faire douter pas mal de monde. L’état d’esprit et le caractère sont notre marque de fabrique. Si on veut se maintenir, il va falloir continuer à faire ça pour le reste de la saison.

À Chaban, le BO s’est-il rassuré sur sa capacité à finir les coups ?

J’ai envie de vous répondre pas assez. En zone de marque, des fois, on manque de lucidité et on ne score pas assez. Après, nous avons marqué un essai en première main, nous en inscrivons trois au total. Quand tu mets trois essais à une des meilleures équipes du championnat, c’est que tu n’es pas ridicule. On a encore une marge de progression. Il va falloir être présent et pragmatique sur les matchs qui arrivent, mais ça peut être une source d’encouragement pour nous.

Ce match à Bordeaux n’était-il pas la meilleure des préparations avant de recevoir l’USAP ?

La meilleure des préparations aurait été de gagner, mais ça nous permet d’aborder la réception de l’USAP en étant à égalité avec eux. Revenir ex-aequo avec Perpignan, ça fait plaisir. Ensuite, je ne vais pas vous dire qu’on va l’aborder sereinement, mais avec de la détermination et de l’envie pour pouvoir l’emporter. Cependant, prendre un point ou pas, avant la réception de l’USAP, revenait à la même chose. Ce week-end, nous allons être dans l’obligation de gagner. Après, dans ce championnat, tous les points vont être importants et on verra à la fin de la saison si ce bonus défensif fera la différence.

Quel souvenir gardez-vous du match aller ?

Il était arrivé très tôt dans la saison, à la 2ème journée, après la victoire contre l’UBB. Nous étions passés à côté. On avait été indisciplinés. [...] La saison a continué, nous avons fini la phase aller et on s’est rendu compte que c’est très difficile de l’emporter à l'extérieur. Nous sommes revenus à égalité avec l’USAP, nous allons avoir une seconde chance. C’est à nous de saisir cette opportunité, de ne pas la manquer une deuxième fois. Samedi, on aura donc à cœur de rattraper la contre-performance du match aller. Après, quel que soit le résultat de ce match, notre saison ne sera pas terminée, mais ça va être très important de gagner et de leur repasser devant.

Pendant ce mois de janvier, vous allez affronter Perpignan et Brive, deux concurrents au maintien. Dans quel état d’esprit est le vestiaire biarrot ?

Le groupe est motivé et déterminé. On sait depuis un moment que ce mois de janvier va être très important. Nous l’avons bien commencé avec un bonus défensif contre Bordeaux. Maintenant, nous allons avoir deux opportunités face à Perpignan et Brive. C’est à nous de prendre des points, en commençant par ce week-end, pour essayer de se maintenir. Le groupe est excité, car c’est un peu la finale de notre mini-championnat. On a montré, cette saison, qu’on était capable de faire des bonnes choses, de faire douter des équipes ou des gros à domicile. Ce qui est important, c’est de battre les concurrents directs, surtout à la maison. Nous allons avoir la balle entre nos mains. Il faudra faire un gros match et répondre présent dans l'engagement.

Personnellement, avec quatorze matchs et treize titularisations, vous êtes devenu indispensable au collectif. Est-ce une chose à laquelle vous pensiez en début de saison ?

Je ne me prends pas la tête. J’ai fait une bonne préparation cet été, je me sentais bien, en forme. Les matchs sont arrivés au fur et à mesure. Je les ai enchaînés en essayant de faire la meilleure performance possible. Après, ça peut aller vite dans un sens comme dans l’autre. En tout cas, je me régale sur le terrain.

Vous êtes le meilleur plaqueur du Top 14. Cet indicateur est-il important à vos yeux ?

Oui et non. C’est bien de voir que mon travail effectué depuis plusieurs saisons est récompensé. Après, ça n’est qu’une statistique qui veut tout et rien dire. J’essaye d’être le plus performant possible, ça passe par être efficace défensivement. Le fait d’être dans les meilleurs plaqueurs du Top 14 fait donc plaisir, mais j’ai encore du travail à faire. Ce n’est pas une finalité.

Cet automne, vous avez découvert les Barbarians. Pouvez-vous nous raconter ?

C’était une superbe semaine, qui m’a permis de découvrir le niveau international. Le groupe était top. Il y a pas mal de mecs que je ne connaissais pas. En plus de ça, nous avons fait un bon match contre les Tonga.

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