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Youyoutte : "Montrer tout mon potentiel"

Youyoutte : "Montrer tout mon potentiel"

Le 13/05/2021 à 09:11Mis à jour Le 13/05/2021 à 09:46

TOP 14 - Pour sa première saison pro, le deuxième ou troisième-ligne guadeloupéen de 21 ans a disputé 10 matches avec Toulouse. Déjà de bon augure pour Yannick Youyoutte qui espère que le Stade Toulousain se remette sur la voie du succès contre Bayonne avant d’aider les futurs finalistes européens dans leur quête d’une 5e étoile.

Comment avez-vous digéré votre dernière défaite (44-10) à Toulon ?

Difficilement car nous avons quand même pris 40 points. En visionnant le match, on a vu que cela s’était joué sur des détails, notamment quand nous avons dominé durant 30 minutes sans marquer alors que le RCT s'est nourris de nos erreurs.

N’est-ce pas difficile de préparer la réception de Bayonne alors que votre club disputera une finale de Champions Cup la semaine d’après ?

Certes il y a cette finale de H Cup qui se profile mais tout le monde est déjà très concentré sur le match à domicile contre Bayonne qui reste sur une défaite et veut se maintenir à tout prix. Nous devons d’abord nous racheter de notre déplacement à Toulon. Ensuite, nous ne sommes pas encore qualifiés pour les demies, ce qui est aussi un objectif. Et réaliser une bonne performance contre l’Aviron sera la meilleure des préparations pour la finale de Coupe d’Europe.

Participer à une finale européenne, ça change l’atmosphère au sein du club ?

Oui mais cela se ressent surtout les semaines précédents un match européen. Il y a une émulation et une détermination encore plus élevées, de l’excitation aussi. Pouvoir jouer une finale, c’est une chance. Tout le monde est très motivé pour la remporter mais nous savons que face à nous, nous aurons une très belle équipe de La Rochelle qui a été impressionnante contre le Leinster.

Réaliser un doublé serait un immense exploit avec une saison à nulle autre pareille…

Peut-être mais ce ne sont pas le genre de choses auxquelles nous pensons nous joueurs. Nous nous concentrons sur les prochaines échéances, en y allant petit à petit.

" Ils m’ont chambré en disant " Aie aie youtte ""

A titre personnel, vous avez pu bénéficier d’un peu plus de temps de jeu cette saison. Quel regard portez-vous sur cet exercice ?

Je suis content. Si on m’avait dit en début de saison que je disputerais neuf matches de Top 14 et un de Coupe d’Europe avec l’équipe première, j’aurais été satisfait, heureux même. C’est ma première année en professionnel, il ne faut pas l’oublier. Après, j’ai conscience qu’il faut encore que je progresse. J’ai encore beaucoup à apprendre.

Après votre première titularisation, comme de tradition au club, on vous avez fait mener le patia de fin de match. Un moment resté dans les mémoires du groupe.

(Un sourire) C’est vrai que j’avais inséré les paroles du rappeur Kaaris qu’on écoute avec Guillaume Marchand. J’ai dit « AieAieOuille », et comme les autres joueurs n’étaient pas au courant, c’est resté et ils l’ont transformé en « Aie aie youtte ». Ça chambre dans ce groupe où il y a une super ambiance et on s’entend bien.

Plusieurs jeunes joueurs du Stade Toulousain ont été jouer en Pro D2 par le passé comme Huget, Ramos ou Marty avant de revenir. Vous-même, vous avez fait une pige au Japon en 2019. Est-ce une expérience que vous pourriez renouveler ?

La Pro D2 est un super tremplin qui permet de progresser et de revenir plus fort. Pareil pour moi quand j’ai vécu cette expérience au Japon dans le club des Yamaha Jubilo avec Karl Malanda où nous avions été prêtés. Mais maintenant que j’ai disputé quelques matches lors de l’actuelle saison avec mon club du Stade Toulousain, j’ai envie de m’y imposer en grapillant un peu plus chaque saison afin de montrer tout mon potentiel.

Ils semblent loin vos débuts à l’âge de 5 ans au club de Good Luck en Guadeloupe...

En effet, j’avais suivi mon père Pascal qui était joueur puis président du club. J’ai intégré le CREPS des Abymes avant de débarquer ensuite en Cadet 2e année à Toulouse où j’avais fait un stage d’été concluant. En semaine, j’étais en internat pour mener de front mes études et le weekend, c’était les matches. J’avais la chance aussi de vivre les fins de semaines chez mon parrain Hervé Pujos.

J’ai par la suite intégré le centre de formation du Stade. Quitter la Guadeloupe pour Toulouse a été un peu difficile au début mais j’ai pu compter sur mon parrain et des amis comme Matthys Lebel, Romain Ntamack, Guillaume Marchand et ensuite tous les joueurs originaires des îles au Stade comme Peato Mauvaka. Je me suis construit une autre famille.

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