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L’UriosiCO a gentiment commencé dans le Tarn

L’UriosiCO a gentiment commencé dans le Tarn

Le 14/05/2021 à 08:59Mis à jour

TOP 14 – Ce weekend, le choc Bordeaux-Bègles – Castres met aux prises l’actuel et l’ancien club du manager unioniste Christophe Urios. Il oppose surtout deux candidats à la qualification à trois journées de la fin. A Castres, c’est avec une certaine décontraction que l’on se prépare à ce déplacement en Gironde.

En ce premier jour de mai, à peine Christophe Urios n’avait pas encore digéré l’élimination en demie de Champions Cup à Toulouse, qu’une partie de son esprit était un brin tournée sur cet UBB-CO que tout le monde attend samedi à 14h45. « Je vais retrouver mes amis les Castrais. Je ne vais pas vous expliquer comment ils vont se préparer... Mais nous aussi… »

La remarque a fait sourire le manager castrais Henry Broncan après le dernier succès de Castres contre Lyon (37-29) qui a installé les Tarnais dans le Top 6 : « S’il le sait, on ne va pas le surprendre alors. Plus sérieusement, Christophe Urios est déjà parti il y a deux saisons de ça. Certains joueurs et moi-même ne l’avons pas connu. Ce que je crains beaucoup, ce n’est pas Christophe Urios mais plutôt les Petti, Lam, Moefana, Cordero, Marais, Roumat, Woki et tous les autres qui sont des joueurs de haut niveau. On va devoir encore bien défendre et Joe Worsley (responsable de la défense et ex Girondin, ndlr) a du travail cette semaine. Sinon, ce sera compliqué. »

Parti du Tarn en 2019 sur un goût d’inachevé quant à sa dernière saison, le néo manager bordelo-béglais avait eu la bonne idée de l’emporter (34-32) dès son retour à Pierre-Fabre en septembre 2019. Pis, Christophe Urios et ses ouailles sont carrément invaincus contre cet adversaire depuis son arrivée en Gironde. Ils l’ont aussi emporté au match retour à Chaban (26-24) lors de la saison 2019-2020 avant de rééditer un succès en déplacement étriqué 30-29 au pied du Sidobre en ce début de saison.

Anthony Jelonch : « On n’a plus rien à perdre »

Si la saison dernière qui aurait pu consacrer le club du président Marti n’a pas été à son terme, 2020-2021 va donc proposer en cette fin de semaine une opposition entre Unionistes et Olympiens dont le perdant pourrait rester devant le quai des phases finales. Si l’UBB part tout de même avec l’avantage psychologique de cette série de succès tout en ayant encore deux matches en retard, une inconnue demeure quant aux conséquences physiques de la vague covid l’ayant récemment touchée.

Le troisième-ligne international tricolore du CO Anthony Jelonch n’en a presque cure. « On s’éclate tous au quotidien et ça se voit sur le terrain. On a un groupe formidable et une fin de saison excitante à vivre. On avait préparé la réception de Lyon comme un match de phases finales et ça a payé. Vu d’où venons, on n’a plus rien à perdre. On veut essayer de croquer tout le monde et on va essayer de faire un grand match à Bordeaux. »

Depuis plusieurs semaines dans le Tarn, fort d’un autre staff et de très bons résultats (10 victoires lors des 13 derniers matches), les prises de risques et des essais spectaculaires vont crescendo. Mais samedi à Chaban-Delmas, la défense généreuse des hommes de la Montagne Noire, leur occupation, leur opportunisme et ce côté pénible revendiqué qui avait fait polémique en début de saison dans la bouche de certains consultants pourraient avoir droit de cité. Car cet UBB-CO aura un parfum particulier à tous ces égards.

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