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Andreu : "Nous n'avons pas de marge d'erreur"

Andreu : "Nous n'avons pas de marge d'erreur"
Par Rugbyrama

Le 12/10/2019 à 13:43

TOP 14 - Marc Andreu a fait son retour le week-end dernier contre Toulon après s’être fait opérer des cervicales. L’ailier, en fin de contrat en fin de saison, a désormais faim de matches avec le Stade rochelais.

Rugbyrama : Le groupe n’était pas trop dépité après la défaite à Toulon (23-3) ?

Marc Andreu : Pas dépité mais un peu malheureux. On reste sûr de notre plan de jeu, de ce qu’on veut mettre en place et petit à petit on s’aperçoit qu’on met de plus en plus de choses en place. Il nous reste beaucoup beaucoup de travail et notamment de gommer nos imprécisions qui nous coutent cher depuis le début de la saison.

À Bayonne la défaite était plutôt dû à un manque de maîtrise alors qu’à Toulon on a le sentiment que le problème résidait plus dans une stérilité offensive…

M.A. : Au rugby c’est "facile" d’arriver dans les 22 mètres et souvent on croit qu’on a fait le plus dur mais les 22 derniers mètres sont les plus durs. À Bayonne oui c’était autre chose mais le week-end dernier, on a plus été en manque de réussite, enfin plutôt on a péché dans la zone des 22 mètres adverses.

Top 14 - Facundo Bosch à l'attaque pour La Rochelle

Top 14 - Facundo Bosch à l'attaque pour La RochelleIcon Sport

La 12e place au classement et l’urgence de points ne pèsent-ils pas trop sur le groupe ?

M.A. : On sait que nous n'avons pas de marge d’erreur, après est-ce que ça pèse sur l’équipe ? Oui et non. On sait qu’on est en bas du classement mais aussi qu’on a reçu que deux fois à la maison pour quatre déplacements. On se revoit dans 15 jours et je vous dirai si on a un peu plus de pression. Le classement à l’heure actuelle veut tout et rien dire à la fois. On le regarde, il ne faut se le cacher, mais on a deux matches à domicile qui arrivent, sans marge de manoeuvre.

" Après la demi-finale, ils étaient 100 supporters à l'aéroport à 4 heures du matin pour nous attendre. Ça marque"

Comment s’est passé votre retour après cette absence ?

M.A. : Excédé les six minutes le week-end dernier, je n’avais pas rejoué depuis la demi-finale. Je suis plutôt content, je suis bien revenu. Je n’ai même pas eu une blessure, ce qui s’est passé c’est que je suis rentré dans une catégorie de la Ligue qui ne me permettait plus de jouer au rugby donc j’ai dû me faire opérer des cervicales. Je n’ai pas eu de problème, ça n’a pas été quelque chose de dramatique. En six semaines j’étais de retour. Mais par contre c’est très frustrant car un jour après l’opération, je courais, je faisais de la musculation comme tout le groupe mis à part les contacts. Il fallait le faire, je l’ai fait, maintenant je suis bon pour 10 ans.

Ressentez-vous encore une appréhension ?

M.A. : Il reste toujours une petite appréhension après lorsque je recevrai un petit coup derrière la tête sans avoir mal, ça voudra dire que c’est bon.

Top 14 - Marc Andreu pris par des défenseurs de Toulon

Top 14 - Marc Andreu pris par des défenseurs de ToulonIcon Sport

Un petit mot sur votre futur adversaire Brive, qui reste sur une belle victoire face au champion toulousain (23-9) ?

M.A. : Ils n’ont pas super bien débuté la saison mais ils sont un peu dans notre profil, c’est à dire très confiants dans leur structure de jeu. On a vu que contre des grosses équipes, ils ont réussi à marquer des points et ce week-end, ils vont venir sans trop de pression c’est nous qui allons l’avoir. Maintenant si on est sûr de nous, devant notre public et ce 50e guichet fermé, on a vraiment envie que la fête soit plutôt folle.

" Être en fin de contrat ne m'effraie pas, comme le fait d'arrêter le rugby ou de prolonger pour 2 ou 3 ans"

Justement vous parlez du 50e guichet fermé consécutif du club. Avez-vous un souvenir en particulier à Deflandre ?

M.A. : Ce qui me marque le plus c’est cette ferveur, qui est tout le temps présente même lorsqu’on est en bas du classement, les supporters répondent toujours présents. Ils ont beaucoup d’attentes et c’est tout à fait normal mais ils restent fidèles à leur équipe. Je n’ai pas assez de recul pour vous parler d’un gros souvenir en particulier mais je me souviens après la demi-finale il y a quelques mois qu’ils étaient peut-être 100 à l’aéroport à 4 heures du matin pour nous attendre. Ça marque et ça prouve aussi qu’ils sont là dans les moments plus difficiles.

Vous parliez tout à l’heure des imprécisions, c’est ce qui fait défaut à la Rochelle depuis quelques matches ?

M.A. : Oui, vraiment les erreurs individuelles. Parfois on tente la passe impossible, par moment on joue un peu chacun de notre côté, des petits dérèglements en conquête. En fait, chacun fait parfois une petite erreur sauf que si on est 15 à la faire, c’est impossible de gagner à l’extérieur et de mettre en place un plan de jeu, ne serait-ce simple. C’est ce qui nous manque en ce moment.

Vous êtes en fin de contrat en fin de saison, allez-vous prolonger à la Rochelle ?

M.A. : Je suis en train de voir si je ne vais pas signer un CDI dans pas longtemps (sourire). Je me sens bien, j’ai envie de rejouer et après petit à petit on verra. C’est un club que j’aime bien, qui a de fortes ambitions. On verra aussi avec mon corps, j’ai 33 ans et il y a pleins de paramètres à prendre en compte et pas que mes performances ou l’envie du club. Ce n’est pas trop d’actualité pour le moment, je n’y pense pas trop même si ça va vite le devenir. En tout cas, j’en ai pas peur. Ce n’est pas quelque chose qui m’effraie d’être en fin de contrat ou d’arrêter le rugby ou de prolonger pour 2 ou 3 ans et même de devenir commercial par exemple. En ce moment je suis content et heureux de pouvoir rejouer.

Porpos recueillis par Paul Arnould

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