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Décision de World Rugby, les présidents consternés

Décision de World Rugby,  les présidents consternés

Le 31/07/2020 à 15:09Mis à jour Le 31/07/2020 à 15:19

TOP 14 - On se dirige vers une épreuve de force entre la LNR et la FFR . Les présidents ne peuvent accepter la décision de World Rugby sur les tests de l'automne.

La décision de World Rugby a évidemment consterné les présidents du rugby français. L'extension de la fenêtre internationale de l'automne à six dates, et donc l'allongement du pouvoir de l'article 9, a fait l'effet d'un coup de massue. Un président nous a confié sous couvert d'anonymat : « Les présidents sont au moins d'accord là dessus. On ne peut pas accepter ça, nous sommes très malheureux de ce qu'il se passé, mais on ne peut pas rester sans réagir. Nous avons mis un doigt dans l'engrenage et la FFR nous emporte un bras entier. Nous avons fait beaucoup d'efforts, voilà comment on nous remercie. C'est une déclaration de guerre. Et certains estiment que World Rugby n'avait pas le droit de prendre ce genre de décision comme ça. Ils ont demandé qu'on fasse une action en justice» La LNR s'en tient pour l'instant à une simple mise en demeure (lire ci-dessous). Elle pourrait aussi refuser de libérer certains joueurs pour la préparation rendez-vous internationaux. La convention en prévoyait 31 et les présidents avaient accepter de passer à 42 pour faire plaisir à Fabien Galthié qui y voit un facteur décisif de la bonne préparation du XV de France. On rappelle que Bernard Laporte est vice-président de World Rugby et donc les « patrons » des clubs français voient dans cette décision une « machine de guerre » contre eux au profit, in fine, de la FFR. Celle-c voulant non seulement le maximum d'argent venu des recette des tests internationaux et à plus long terme la tutelle sur les joueurs du rugby français.

Dans les colonnes de « L'équipe », Bernard Lemaître, le président du RC Toulon a expliqué : « On a l'impression de ne pas être entendus, d'être quantité négligeable. On est clairement dans une épreuve de force. On est condamné à une réaction avec les moyens qui nous restent quand il n'y a plus d'alternative. »

Dans les même colonnes, Paul Goze, président de la LNR a précisé sa pensée sur la solution judiciaire qu'il pourrait intenter . Il reste finalement prudent dans ses propos , comme quelqu'un qui veut éviter de dégainer trop vite : « Nous allons d'abord négocier avec la FFR l'annexe 1 (de la convention,NDLR), celle qui régit la mise à disposition des internationaux. En cas de modification de l'article 9, ce qui est le cas, elle prévoit le dispositif qui doit être mis en place. Tout va dépendre de la manière dont on va avancer dans la négociation aussi bien avec la FFR qu'avec World Rugby. Si elle n'aboutit pas, elle peut se conclure par un traitement juridique... Si on a aucune écoute et qu'ils essaient de passer en force, on sera bien obligés de défendre notre position par le droit. »

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