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Top 14 - Romain Martial : "Est-ce que l’on voudra encore de moi, après ça ?"

Martial : "Est-ce que l’on voudra encore de moi, après ça ?"
Par Vincent Bissonnet via Midi Olympique

Le 09/07/2018 à 18:02

Romain Martial l’ailier aux 63 essais en carrière se retrouve sans club. Il ne se plaint pas mais aspire à un dernier défi.

Midi Olympique : Comment avez-vous appris que le Stade français ne vous gardez pas en dépit d’un contrat courant jusqu’en juin 2019 ?

Romain Martial : Fin mai, lors d’un repas, je reçois un message de Robert Mohr qui me demande de venir le voir. Je comprends pourquoi et je lui dis que ça ne sert à rien. Il y avait eu des bruits dans le vestiaire. Il me demande quand même de venir et je finis par y aller car j’ai un grand respect pour lui. Je l’ai prévenu d’entrée : "Evite moi le discours bateau." Nous avons discuté un long moment et l’échange a été intéressant. J’étais déçu mais pour autant je ne ressentais pas d’aigreur. Je me voile pas la face. Si j’avais fait une grosse saison, il ne m’aurait sûrement pas sorti de l’effectif. Il faut que j’assume.

Comment réagissez-vous au grand remue-ménage de l’effectif parisien ?

R.M. : Le club avait envie de prendre un nouveau virage. Je comprends ce choix au vu de la saison passée. Elle a été catastrophique. Nous devons notre maintien à la défaite d’Oyonnax à Castres à la dernière journée. L’équipe dirigeante a donc décidé de bouleverser l’effectif. Est-ce que c’est la bonne décision ? Je n’en sais rien, seul l’avenir le dira. Ça pique un peu de vivre cette situation mais il ne faut pas non plus être tout le temps anti-système. J’ai ma part de responsabilité et je ne veux pas cracher dans la soupe. Ce milieu m’a fait bouffer pendant douze ans. Et sincèrement, je souhaite le meilleur au Stade français pour l’avenir.

Romain Martial - Stade Francais

Romain Martial - Stade FrancaisIcon Sport

Vous êtes sans club. Espérez-vous continuer ?

R.M. : Oui j’aimerais vraiment. J’aime toujours autant ce sport et j’ai encore envie d’en être un acteur. Mais est-ce que quelqu’un voudra de moi, un ailier de 33 ans qui vient de se faire lourder ? Et puis, il y a le contexte familial à prendre en compte. Ce qui m’attriste, c’est de ne pas pouvoir choisir la fin de ma carrière. C’est ce qui est dur à vivre. Surtout que j’avais eu quelques contacts au printemps mais j’étais sous contrat et, depuis, les clubs intéressés ont pris un autre joueur. Je ne suis fermé à rien aujourd’hui. J’ai envie de finir sur une belle aventure. Je ne demande pas trois ans de contrat mais j’espère une belle aventure humaine et sportive dans laquelle j’aurai ma place. Le Pro D2, ce serait une jolie manière de boucler la boucle. En attendant, j’avance dans ma reconversion. J’aspire à devenir conducteur de travaux.

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