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Une infirmerie bondée, quatre défaites de rang... tous les voyants sont au rouge à Grenoble

Une infirmerie bondée, quatre défaites de rang... tous les voyants sont au rouge à Grenoble

Le 11/05/2015 à 19:07Mis à jour Le 13/05/2015 à 09:21

En s’inclinant à domicile samedi contre Clermont (17-37), le FCG a enregistré un quatrième revers d’affilée, une première pour lui cette saison. Il n’a pas su profiter des résultats favorables des autres matches pour se donner un peu d’air dans la lutte pour le maintien. Désormais, comme Brive, Castres et Bayonne, il lui reste une réception (Toulouse) et un déplacement (Lyon) pour se sauver.

L’occasion était belle. Grenoble n’a pu la saisir. Avec les défaites à zéro point de Castres, Brive et Bayonne, le FCG aurait pu faire une bonne opération comptable en l’emportant samedi soir. Mais en face il y avait Clermont et le club isérois a rapidement vu qu’il serait difficile de faire quelque-chose face à cette armada, qui a bien réagi après sa défaite en finale de Champions Cup.

"Quand tu prends 40 points à la maison, il n’y a grand-chose à sauver, tu baisses la tête, tu rentres dans le vestiaire et tu ne fais pas le malin", expliquait samedi, avec son franc-parler, Jonathan Best. "Maintenant, les avants se sont bien battus. On a essayé d’insister sur les ballons portés et sur les ‘pick and go’, c’est là où on a réussi à les mettre en danger. Le problème, c’est que c’est un jeu qui demande une grosse débauche d’énergie". L’investissement des joueurs n’est pas en cause. Ils se donnent à fond, aucun doute là-dessus. "Les joueurs n’ont pas triché. Ils ont été jusqu’au bout de leurs forces. On est tombés sur une belle équipe de Clermont, même si elle était un peu remaniée devant, on s’aperçoit qu’il y avait une différence entre les deux équipes", analysait lucidement Fabrice Landreau.

Bouchet: "Mentalement, c’est dur parce que mine de rien on a quand même un peu peur"

Grenoble a de nouveau souffert en mêlée et en défense avec cinq essais et 37 points encaissés, "confortant" son statut pas enviable de plus mauvaise défense du Top 14. Surtout, il est à l’arrêt depuis sa victoire au Stade français le 14 mars. "On est toujours à la recherche de notre première victoire. On court après ça et ce soir (samedi), ça nous a encore échappé", déplorait Landreau. Le FCG reste sur quatre défaites de rang avec un seul point marqué au classement. Jamais, cette saison, il n’avait connu pareille disette (deux revers de suite au maximum). Il reste 11e avec 48 points à égalité avec Brive, 10e, un point devant Castres et Bayonne, premier relégable.

Jackson Willison face à Clermont - 9 mai 2015

Jackson Willison face à Clermont - 9 mai 2015Icon Sport

"Mentalement, c’est dur", confie le talonneur Laurent Bouchet, parce que mine de rien on a quand même un peu peur. Je crois qu’on n’a jamais été aussi bons que quand on avait la peur au ventre. Il y a le terrain qui va parler. J’espère que quand je reviendrai en conférence de presse la semaine prochaine, ce sera avec le sourire. Au-delà de la lourde défaite qui fait mal à la tête, il y a aussi les blessures physiques. Elles s’accumulent. Après Nigel Hunt face à Toulon, Alipate Ratini à Bayonne, Henry Vanderglas à l’entraînement la semaine dernière, le FCG a sans doute vu Arnaud Héguy et Benjamin Thiery en terminer avec leur saison face à l’ASMCA. Xavier Mignot, Jackson Willison et Ben Hand ont également dû céder leur place en cours de jeu. "Plus que la défaite, ce qui est un peu inquiétant, ce sont les blessés à des postes clés", confirme Landreau. Seule bonne nouvelle, le grand retour de Jonathan Best qui a joué une vingtaine de minutes.

Best: "Il n’y a pas de découragement"

"Il y a des soirs où il n’y a pas grand-chose qui fonctionne", résumait Fabien Gengenbacher. Forcément touchés par cette défaite, les Grenoblois adoptaient malgré tout un discours mobilisateur samedi. "S’il faut, on va relever les copains, les tirer vers le haut pour que tout le monde se mette au diapason. On est dans une zone critique, aujourd’hui on n’a plus le choix", expliquait le capitaine du FCG. "On est responsables de ce qui nous arrive et il ne faut pas se trouver d’excuse. Maintenant, il y a tout un club à sauver. On a une grosse envie de le faire. J’espère que lundi on sera tous au feu vert pour repartir de l’avant".

Fabrice Landreau reste positif. "Il faut se dire qu’il reste encore deux matchs, on n’a pas le droit de baisser nos regards, il faut que la tête reste haute, qu’on fasse avec ce qui nous arrive là parce qu’on n’est pas les seuls dans cette situation. Je pense que cela resserre pour tout le monde et que ces deux dernières journées vont être terribles pour les nerfs". Jonathan Best assure qu’ "il n’y a pas de découragement. Il y a encore un match à jouer la semaine prochaine (contre Toulouse) et un match à Lyon. J’espère juste qu’on ne jouera pas le maintien sur la dernière journée à Lyon parce que nos voisins lyonnais, s’ils doivent nous emmener avec eux dans la charrette, ils ne se gêneront pas. J’espère qu’on aura fait le boulot la semaine prochaine". Les supporters du club isérois l’espèrent aussi.

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