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Top 14 - Stade français: Une mêlée parisienne en souffrance

Une mêlée parisienne en souffrance

Le 02/09/2015 à 16:55Mis à jour Le 02/09/2015 à 16:59

TOP 14 - Samedi dernier sur la pelouse d’Amédée-Domenech (22-13), la défaite du Stade français face au CA Brive a souligné les problèmes de la mêlée parisienne. Un secteur où la formation de Gonzalo Quesada pourrait être fortement pénalisée avant le retour des internationaux…

Jeudi dernier, quelques minutes après la fin de l’entraînement à Jean-Bouin, Gonzalo Quesada se voulait rassurant: "On croit qu’on aura une bonne mêlée. On a des jeunes en première ligne mais on sent qu’on a pu trouver quelques solutions. Franchement, ils travaillent durs. Croyez-moi, vous serez encore surpris par notre mêlée".

Samedi soir, le verdict d’Amédée-Domenech fut pourtant sans appel. A l’instar de ses dernières sorties en Corrèze, la mêlée du Stade français a été emportée. La faute aux paquets d’avants coujoux et, surtout, aux nombreuses absences qui fragilisent la conquête parisienne.

La mêlée de Brive, supréieure à celle de Paris - 29 août 2015

La mêlée de Brive, supréieure à celle de Paris - 29 août 2015Icon Sport

"C’était impossible de gagner à Brive avec une mêlée diminuée", concédait le Directeur Sportif argentin à l’issue de la rencontre (22-13). "On a fait ce qu’on a pu. Les joueurs ont donné tout ce qu’ils pouvaient. Ils se sont battus jusqu’au bout. Je ne voulais pas qu’on finisse avec vingt points d’écart. Maintenant tout n’est pas à jeter. Les gars ont pu travailler le rythme. Ce match va nous servir à préparer les deux qui viennent. Mais on a besoin de récupérer des joueurs de façon urgente". No scrum, no win…

Dupuy: "Tout le monde sait que le contexte est débile"

En l’absence de douze internationaux, le Stade français semble bien mal embarqué pour reconquérir son statut de meilleure mêlée du Top 14. Difficile de rivaliser sans Rabah Slimani, Pascal Papé, Alexandre Flanquart ou bien encore Sergio Parisse. Seule éclaircie au tableau, le retour du pilier gauche sud-africain Heinke van der Merwe - non retenu par le sélectionneur Heyneke Meyer pour disputer la Coupe du monde - qui devrait être aligné pour affronter le RC Toulon dimanche à Jean-Bouin (21 heures).

"C’est frustrant de ne pas pouvoir défendre notre titre dans de bonnes conditions", regrette le demi de mêlée Julien Dupuy. "Tout le monde sait que le contexte est débile. C’est frustrant mais il n’y a que dans le rugby où on joue un Championnat pendant une Coupe du monde. Maintenant, on va faire le dos rond. Mais cette défaite n’est pas inquiétante. Vous la trouvez inquiétante, vous? On savait que ce serait compliqué. Ça ne nous met pas une claque non plus".

Julien Dupuy (Stade français) face à Brive - 29 août 2015

Julien Dupuy (Stade français) face à Brive - 29 août 2015Icon Sport

Malgré son état d’esprit irréprochable, la jeune garde du Stade français a pourtant pris une petite fessée. Trop souvent sanctionnés par l'arbitre Cédric Marchat avec trois pénalités et un carton jaune concédés sur la seule première période, Chérif Slimani, Jean-Baptiste De Clercq et Dany Priso ont subi l’impact des Cabistes. "J’espère que tous les jeunes auront appris", confie Julien Dupuy. "Il faut qu’ils se fassent. En tout cas, on est très fier d’eux. Il y a six ans, on avait plein de jeunes que l'on faisait jouer, qui faisaient des conneries comme tout le monde, tout le monde les a beaucoup critiqué. Et maintenant, on devrait les voir en équipe de France. En espérant que ces jeunes qui ont été dans le dur aujourd'hui, dans quatre-cinq ans, on en reparle en bien. Bien sûr que c'est à nous d'être là pour les encadrer, pour les bouger. Là, ils ont un peu la tête au fond du seau".

Avec Toulon, Montpellier, Castres et le Racing au menu d’ici la fin de la Coupe du monde, la mêlée parisienne est bien en danger. Et pas certain que l’arrivée du pilier australien Paul Alo-Emile, visiblement hors de forme à l’heure actuelle, change la donne. Autant dire que les prochaines semaines pourraient décider du sort du Champion de France. "On va prendre des critiques dans la gueule", lâche Julien Dupuy. "Donc on va faire comme l'année dernière, on n'écoutera pas…"

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