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21e journée Top 14 - Pour Clermont, c'est le moment de monter en puissance

Pour Clermont, c'est le moment de monter en puissance

Le 27/03/2015 à 09:35Mis à jour Le 27/03/2015 à 09:40

Une semaine avant son quart de finale européen, Clermont se déplace à Paris pour un duel qui vaut cher en vue des phases finales de Top 14. Un vrai test pour Clermont, qui doit hausser le ton avant de se mesurer à Northampton.

La suite de carrière de Julien Pierre s’écrira bien à Pau à partir de cet été, mais son avenir proche est à Clermont. Et avant de quitter l’Auvergne, le grand deuxième ligne, champion de France en 2010, entend bien assouvir sa soif de titres. "Il reste des lignes à écrire" , déclarait le joueur sur les réseaux sociaux. Avant de répéter ses ambitions ce jeudi face à la presse. "Je ne suis pas encore parti. Il reste onze matches si on se qualifie directement pour les demi-finales, et je vais tout faire pour en gagner un maximum. J’ai envie de ramener quelque chose cette année".

Un match à huit points ?

Dans le sillage de l’ancien berjallien, Clermont placerait bien une attaque avant l’emballage final. Le déplacement sur la pelouse du Stade français, concurrent direct dans la course aux deux premières places, est une occasion en or de prendre la bonne échappée et de distancer définitivement le peloton des barragistes. "Les calculs sont simples", confirme Julien Pierre. "On a six points d’avance sur le Stade français, et si on gagne là-bas, on peut dire qu’on a un pied et demi en demi-finale".

Battus à domicile par Grenoble, les Parisiens ont offert un peu de marge à Clermont, qui pourrait évidemment faire le trou en cas de succès dans la capitale. Un match à huit points en quelque sorte ? Pas question de le faire dire au talonneur Benjamin Kayser. "Il ne faut pas essayer de donner plus d’importance que ça à un match qui va être très dur, face à un possible concurrent au titre. Si on veut prétendre à battre ces équipes en phases finales, il faut les battre régulièrement pendant l’année, or on ne le fait pas tout le temps..." Le demi de mêlée Thierry Lacrampe lui aussi s’attend à un vrai choc. "On sait que ce sera très compliqué de gagner là-bas, mais on y va pour faire un résultat et pour préparer la semaine d’après aussi".

Peu utilisé depuis son arrivée à Clermont, Thierry Lacrampe devrait avoir du temps de jeu contre Paris

Peu utilisé depuis son arrivée à Clermont, Thierry Lacrampe devrait avoir du temps de jeu contre ParisIcon Sport

Northampton en ligne de mire

Car le plus important arrive dans une semaine pour Clermont, qui recevra Northampton en quart de finale de Champions Cup. Le match à Paris sera donc l’ultime test en conditions de match pour les Clermontois, avant le premier véritable match couperet de la saison. "On rentre dans la période où les matches comptent encore plus, mais je sens plus d’excitation que de peur de mal faire dans le groupe" , confie Benjamin Kayser. Le talonneur a beau se montrer confiant, les Clermontois savent qu’ils doivent monter le curseur à Jean-Bouin pour éviter de vivre dans l’angoisse toute la semaine prochaine. Après deux prestations inabouties face à Bayonne et Bordeaux, les Auvergnats doivent se rassurer avant de recevoir le solide leader du championnat anglais. "Après deux victoires à la maison, il faut que l’on arrive à s’exporter" , réclame l’ouvreur Brock James. "On était tout près au Racing, il faut que l’on arrive à mettre notre jeu en place. Paris est un adversaire très complet, donc c’est une bonne préparation pour Northampton".

Les Saints sont dans toutes les têtes, et sous certains aspects, ce voyage à Paris s’apparente à un test idéal. Mais le contexte est délicat pour Franck Azéma et son staff, qui doivent gérer leur groupe au mieux avant le "money time". Avec deux soucis majeurs. Ne pas rajouter d’éléments à une liste de blessés déjà conséquente (Parra, Lopez, Fofana, Chaume, Kotze, Bardy et Kolelishvili sont forfaits). Et réintégrer en vitesse les internationaux enfin de retour. Franck Azéma devrait remettre immédiatement dans le bain la plupart d’entre eux. "Ils connaissent les échéances qui nous attendent, et savent qu’ils ne peuvent pas mettre une semaine à reprendre le lexique. C’est compliqué pour eux. Quand tu quittes ton club pendant plus d’un mois pour un autre environnement et d’autres habitudes de vie, ça demande une grosse réadaptation. Mais il faut qu’elle soit très courte".

"Ravi" de retrouver sa famille et les copains, le talonneur Benjamin Kayser témoigne de cette réacclimatation express à laquelle lui et les autres internationaux sont forcés. "On se rend compte que les mecs n’ont pas chômé, et qu’ils se sont projetés vers cette phase finale qui s’annonce vraiment difficile. C’est à nous de rattraper le retard, il ne faut vraiment pas que l’on ralentisse l’équipe en termes d’automatismes et de dynamique". Par bonheur pour eux, la dynamique est bonne à Clermont. Mais pour faire en sorte que cela dure, les deux semaines à venir sont primordiales.

Après le Tournoi des 6 nations, Benjamin Kayser a retrouvé son club

Après le Tournoi des 6 nations, Benjamin Kayser a retrouvé son clubIcon Sport

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