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Top 14 (Bordeaux-Bègles) - Régis Sonnes: "Le relâchement à l'extérieur, pas un syndrome UBB"

Sonnes: "Le relâchement à l'extérieur, pas un syndrome UBB"

Le 18/09/2014 à 09:52Mis à jour Le 18/09/2014 à 09:53

A l'instar d'autres techniciens, Régis Sonnes, entraîneur des avants girondins en déplacement samedi à La Rochelle, peut rarement prévoir le visage que proposera son équipe le week-end suivant à l'extérieur.

Quels sont les critères que vous privilégiez avant de composer une équipe qui se déplace ?

Régis SONNES : Il y a beaucoup de choses. D'abord, c'est Raph (Ibanez, manager), après on discute. Il y a d'abord l'état physique des joueurs, une gestion de l'effectif. Pour La Rochelle samedi, on est avant tout sur l'état physique de ceux qui ont joué, ceux qui n'ont pas joué que l'on doit remettre à niveau et qui peuvent nous apporter quelque chose. On est ensuite concentré sur notre jeu à nous et après celui de l'adversaire.

Maintenant, vos adversaires, comme Montpellier, louent votre banc de touche. C'est nouveau ?

R.S. : Jusqu'à maintenant, ça se passe très bien. C'est ce que l'on voulait, un groupe homogène avec une certaine forme de concurrence qu'on puisse avoir sur toutes les lignes avec des joueurs de même niveau. On le voit, que ce soit contre le Racing (30-21) ou Montpellier (27-21), le banc nous fait énormément de bien. Aujourd'hui on n'hésite pas à faire rentrer des joueurs en cours de match ou même à lancer des joueurs pour les futurs matches. C'est notre qualité. Avant, les adversaires savaient que l'UBB, c'était très costaud pendant une certaine période et après, il y avait des difficultés pour finir les matches. On s'aperçoit que ce n'est plus le cas.

Baptiste Serin, le demi de mêlée de l'UBB.

Baptiste Serin, le demi de mêlée de l'UBB.Icon Sport

Pensez-vous que les deux jours de moins de récupération peuvent jouer par rapport à La Rochelle ?

R.S. : Je pense. Deux jours de moins dans une préparation, c'est beaucoup. Nous, c'est surtout un jour de préparation en moins dans notre préparation de semaine normale, plus le déplacement. Si cela avait été l'inverse et qu'on recevait samedi, cela aurait été plus facile. Ce n'est jamais simple de se déplacer, on aurait pu voir des choses samedi matin. Là, c'est plus compliqué, c'est un handicap pour la récupération des joueurs.

Qu'avez vous relevé lors des victoires rochelaises contre Toulouse (37-25) et Castres (41-16) ?

R.S. : Beaucoup de choses positives. Comme toutes les équipes qui montent de Pro D2 comme Oyonnax ou Brive, elle met énormément de pression sur l'adversaire chez elle, elle arrive à se libérer, joue très bien, elle est forte sur les bases depuis deux-trois ans. La Pro D2, c'est une école pour ça. Après elle arrive à s'épanouir sur les mouvements offensifs, c'est une équipe assez complète et dangereuse. Il ne faut pas commettre d'erreurs, en général. Elle met beaucoup de pression, donc sous la pression, il faut être costaud.

A Marcel-Deflandre, vous allez être attendus sur les rucks ?

R.S. : Comme à tous les matches. Après les rucks, c'est une phase de jeu qui se répète le plus, c'est une phase de combat et de conquête, ou de reconquête qui se reproduit le plus souvent dans un match. C'est une phase clé, que ce soit en attaque ou en défense. Nous, notre jeu est basé sur la vitesse, toutes les équipes jouent la-dessus en essayent de ralentir les ballons. On le sait, on essaye de s'améliorer et de s'adapter.

Pierre Bernard, ouvreur et buteur de l'UBB.

Pierre Bernard, ouvreur et buteur de l'UBB.Icon Sport

Quand vous sortez une belle performance à domicile, vous avez généralement du mal le match suivant à l'extérieur. On le sent venir ce relâchement ?

R.S. : Pas spécialement. Attention, ce n'est pas un syndrome UBB, ce relâchement, c'est pour tout le monde, il y a plus de réussite à domicile qu'à l'extérieur pour tout le monde. Par expérience, c'est très difficile de se dire "cette semaine on va gagner", "cette semaine on va avoir du mal". Des fois, ça peut être catastrophique la semaine et très bon le week-end. On cherche toujours à avoir des repères pour nous sécuriser mais on ne le sent pas spécialement venir. C'est notre job à nous, le staff, d'alerter les joueurs, pas de les prévenir car si on les prévient c'est trop tard. Mais dans le contenu, il faut être assez précis et exigeant. Cela part beaucoup de nous, de notre investissement et de notre approche. Nous sommes des guides.

Cela peut-il vous refroidir dans votre volonté de faire six, huit, dix changements d'un match à l'autre en terme d'unité et de cohésion ?

R.S. : Tous les matches sont importants, il faut que l'on soit performants tous les week-ends. Après, la cohésion, l'équilibre, mettre quelques joueurs dans le bain, est-ce que cela ne va pas trop perturber notre équilibre sachant que l'on veut travailler sur un groupe homogène et préparer tout le monde sur le même niveau, gérer les blessés ? C'est toujours pareil, c'est de la discussion.

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