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17e journée Top 14 - Racing Métro-Toulouse (25-5): Le Racing peut s'en mordre les doigts

Le Racing peut s'en mordre les doigts

Le 25/01/2014 à 16:50Mis à jour Le 25/01/2014 à 17:37

Jusqu'à la dernière minute, le Racing Métro pensait empocher une victoire bonifiée contre Toulouse mais un essai de Matanavou a gaché la fête (25-5).

Cette victoire contre le Stade toulousain, le Racing-Métro l’attendait tellement ! Pour la première fois en 2014, les Franciliens regoûtent au bonheur de la victoire (25-5), dans ce duel que Laurent Labit avait qualifié de "match de l’année" pour le club de la banlieue parisienne. Submergé d’entrée de match, le Stade toulousain bis, amputé d’une quinzaine de joueurs, n’a pratiquement jamais été en mesure d’enrayer la machine Ciel et Blanc au Stade de France, malgré un essai dans les ultimes secondes qui prive son adversaire du bonus offensif. Un succès ô combien capital pour le Racing dans sa course aux phases finales, un sprint final qu’il peut envisager avec un peu moins d’inquiétude même si les cinq points lui tendait les bras.

Une seule fois aura suffi aux hommes de Guy Novès, impuissants durant la quasi-totalité de la rencontre, pour concrétiser une occasion d’essai. Un seul éclair, impulsé par le surprenant Arthur Bonneval, dernière pépite d’une famille dont le rugby est inscrit dans les gènes, et conclu par Timoci Matanavou (80e). Pas de quoi ramener quelque chose du Stade de France, mais suffisant pour atténuer le plaisir des Franciliens. Dominateurs face à une équipe en souffrance tout au long de la partie, ils regretteront peut-être en fin de saison cette seule défaillance qui les prive d’un bonus offensif presque offert sur un plateau.

Match référence pour la charnière Sexton-Phillips

Les Racingmen n’avaient jusqu’alors rien ou presque à se reprocher. Plus forts en conquête, plus inspirés dans les phases d’attaque, les joueurs du duo Labit-Travers déroulaient comme rarement cette saison. Dans un contexte favorable face à une équipe toulousaine décharnée de ses forces vives, Jonathan Sexton laissait enfin entrevoir un talent inhibé depuis son arrivée en France. Un essai pour lancer ses partenaires dans le match (5e), une passe décisive pleine de malice pour Mike Phillips (15e), une efficacité retrouvée au pied et une complémentarité intéressante avec le demi de mêlée gallois… un déclic qui arrive à point nommé pour l’Irlandais, juste avant le Tournoi des 6 nations.

Le Racing-Métro est donc passé tout près d’une excellente opération face au champion de France 2012. Un petit bémol qui ne gâche pas à lui tout seul un résultat très positif pour les Ciel et Blanc, qui avaient besoin d’une victoire pour ne pas voir les phases finales s’éloigner dangereusement. Un déclic, peut-être. Un nouveau départ, sûrement, pour une équipe qui avait cruellement besoin de confiance. Pour Toulouse en revanche, doublon rime avec bougon. Un voyage à vide et un grand huit à l’extérieur: huit défaites en autant de rencontres hors de ses bases en championnat. Les Hauts-Garonnais pourraient sortir des six premiers à l’issue de cette journée. Pas forcément bon signe dans cette période de saignée internationale.

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