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Présentation: Paris

Présentation: Stade français
Par Eurosport

Le 13/08/2009 à 18:30Mis à jour

Suite de notre tour de France des clubs du Top 14. Place désormais aux quatre demi-finalistes de la cuvée 2009, à commencer par le Stade français. Un peu en retrait ces deux dernières saisons, l'équipe de la capitale entend retrouver la place qui était la sienne il y a encore deux ans. La première.

. STADE FRANCAIS

Fondé en 1883
Stade: Jean-Bouin
Président: Max Guazzini
Manager: Ewen McKenzie
Classement 2009: 4e
Titres: 13

TOUR D'HORIZON

Le Stade français reste sur deux années chaotiques. Chaotiques, mais pas catastrophiques. Paris a tout de même atteint les demi-finales en 2008 comme en 2009, mais c'est un groupe en fin de cycle qui a été battu par Perpignan en mai dernier dans le dernier carré. Il manquait à ce groupe le supplément d'âme et de volonté qui lui avait permis de remporter un cinquième Brennus en 10 saisons en 2007. Paris avait besoin de changement et certaines figures de proue du club ont quitté la capitale. Non pas en raison d'un défaut qualitatif, bien au contraire, mais parce que Max Guazzini pressentait que l'heure de se séparer était venue. Fabrice Landreau, emblématique entraîneur des avants, est ainsi parti à Grenoble. Côté joueurs, Juan Martin Hernandez, autre élément important des grandes quêtes parisiennes de ces dernières années, a lui aussi quitté le club. Une nouvelle ère s'ouvre peut-être. Avec un budget en hausse (+ 6% pour atteindre 21 millions d'euros) et un recrutement poids lourd, Paris entend retrouver toute sa place au sommet de la hiérarchie. Pour cela, Ewen McKenzie, après une année de découverte, devra poser de manière plus ferme sa patte sur cette équipe. L'entente du manager australien avec Christophe Dominici, en charge des lignes arrières, n'avait pas été parfaite, loin s'en faut. Le staff devra trouver une cohésion, indispensable pour que l'équipe gagne, elle aussi, en cohérence.

L'OBJECTIF

Il est double. Sur le fond, le Stade français veut évidemment reconquérir le Bouclier de Brennus, seul résultat susceptible de rassasier son ambition. Au regard de la dernière décade, l'objectif est évidemment légitime. "A Paris, on ne peut pas se contenter d'arriver en demi-finale, témoigne le revenant Benjamin Kayser. Nos ambitions seront donc bien plus élevées que ça. Au risque de paraître un peu arrogant ou prétentieux, on veut être champion de France et champion d'Europe." C'est dit. Mais Paris doit aussi retrouver une identité collective, une joie de vivre, et de jouer, qui lui ont fait défaut ces derniers mois. L'un n'ira d'ailleurs sans doute pas sans l'autre. Sur le papier, l'effectif a été considérablement renforcé. Surtout devant. Certains postes sont triplés, voire quadruplés, comme au talonnage, où il faudra trouver du temps de jeu pour tout le monde entre Kayser, Szarzewski, Blin et Sempéré. La troisième ligne est également exceptionnellement dense. Globalement, le huit de devant a tout pour redevenir dominateur. En revanche, quelques doutes subsistent derrière. Il y a du talent, de la complémentarité, mais la profondeur d'effectif est faiblarde par rapport au pack. Que se passera-t-il, par exemple, si Lionel Beauxis se retrouve sur le flanc? Malgré ces réserves, si le Stade français retrouve une forme d'unité et un esprit conquérant, il peut faire très mal et viser très haut.

LA STAR: James Haskell

LE JOUEUR A SUIVRE: Julien Dupuy

Un des meilleurs joueurs français de la saison écoulée, tout simplement. Julien Dupuy brûlait d'avoir sa chance dans un grand club français. Barré par Yachvili à Biarritz, il est allé forcer son destin du côté de Leicester, en Angleterre. Devenu un joueur majeur des Tigers, Dupuy a également gagné sa place en équipe de France. C'est donc un joueur en pleine bourre et en pleine ascension qui débarque au Stade français. Il se sait attendu au tournant. "C'est à moi de prouver que je ne suis pas l'homme d'une seule saison et que je peux me maintenir au niveau qui était le mien à Leicester ", explique le nouveau demi de mêlée parisien. Si tel est le cas, le Stade français tient peut-être un des patrons qui lui a parfois manqué l'an dernier. Il récupère également, accessoirement, un buteur de premier choix, ce qui ne gâte rien.

LE DEPART QUI FAIT MAL: Juan Martin Hernandez

Considéré comme un des meilleurs joueurs du monde, Juan Martin Hernandez a quitté Paris et le Top 14. El Mago n'enchantera plus le public de la capitale. L'envie n'était plus là chez l'Argentin. Et c'était visiblement réciproque... Son départ laisse un vide. Il prive le Stade français de son talent mais peut-être plus encore de sa polyvalence, car sa faculté à jouer arrière, centre ou ouvreur était précieuse sur la durée d'une saison, où les aléas (blessures, méformes, matchs internationaux) sollicité justement la faculté d'adaptation des joueurs. Sans Hernandez, Paris n'a plus qu'un seul véritable ouvreur. Idem au poste de 15. Reste que la dernière saison d'Hernandez n'avait pas franchement été à la hauteur de sa réputation. Loin de là, d'ailleurs. Le magicien n'avait plus que quelques tours dans son sac et ne les a sortis que trop rarement. Le JMH d'il y a deux-trois ans est irremplaçable. Celui de l'année dernière, nettement moins. Mais on ne peut se réjouir quand un tel personnage déserte le Championnat de France.

MOUVEMENTS

Arrivées: Gerber (Bulls) - Kayser (Leicester) - Haskell (Wasps) - Palmer (Wasps) - Southwell (Edimbourg) - Phillips (Newcastle) - Dupuy (Leicester) - Weber (Lyon)

Départs: Hernandez (Sharks) - Corleto (retraite) - Landreau (Grenoble) - Glas (retraite) - Albouy (Castres) - Saubade (Racing-Metro) - Auradou (retraite) - Charlon (Pau) - Correia, Vainqueur (Albi) - Pichot (retraite) - Valançon (Bordeaux-Bègles) - Bouhraoua (Béziers) - Simutoga (La Rochelle)- Jeanjean - Montanella (Aix)

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