Midi Olympique

"Une marque de régularité"

Cotter: "Une marque de régularité"
Par Rugbyrama

Le 08/06/2009 à 10:00Mis à jour

Bien que déçu, Vern Cotter a préféré souligner ce qu'il voyait de positif dans la nouvelle défaite de Clermont en finale. L'entraineur auvergnat estime que son groupe a grandi et qu'il fait preuve de régularité depuis trois ans. Ne manque, selon lui, que le petit plus qui fera enfin la différence...

Dans quel état d'esprit êtes-vous? Quelle analyse faites-vous de cette 3e défaite?

Vern Cotter: L'homme est déçu mais l'entraîneur est fier du parcours de l'équipe. Nous avons craqué en deuxième période après une bonne entame de match. La rencontre a basculé en faveur de Perpignan. Nous n'avons pas su géré les dix minutes au retour des vestiaires. Nous avons commis quelques fautes et nous n'avons pas construit suffisamment pour revenir dans le match et mettre les Catalans en difficulté.

Vous avez beaucoup utilisé le jeu au pied. Trop peut-être?

V.C: Il faut que je regarde le match une deuxième fois. Mais il me semble que nous avons perdu l'initiative du jeu deux ou trois fois. Nous aurions peut-être dû jouer davantage. Je dois regarder à nouveau la rencontre pour en tirer une analyse exacte.

Pensez-vous avoir été trop attentistes quand vous meniez 10-3?

A ce moment-là, vos joueurs semblent craquer...

V.C: Je ne sais pas ce qui s'est passé dans la tête des joueurs. Il faut toujours avoir une emprise sur l'adversaire et peut-être que nous l'avons perdue à cet instant. Nous avons perdu de la lucidité. Nous n'avons pas été suffisamment patients sur nos ballons pour construire quelque chose d'efficace.

Par rapport au deux précédentes finales, l'équipe devait pourtant être mieux préparée mentalement...

V.C: Oui, les joueurs étaient sereins et l'entame de match le prouve. On pensait sans doute pouvoir gérer ensuite... On les a privé de ballons en début de rencontre mais dès qu'ils en ont eu un ou deux, ils ont avancé. J'étais très content de notre défense en première période et puis on encaisse cet essai. Derrière, on est obligé de courir derrière le score et c'est beaucoup moins évident psychologiquement.

On vous sent moins abattu que l'année dernière...

V.C: Non je n'aime pas perdre. Et à Clermont, on n'aime pas perdre. Surtout le dernier match... Quand on voit le déroulement de la rencontre. On mène 10-3 puis 10-6. Si on avait marqué une nouvelle fois avant la pause, ça aurait pu être différent. Le match bascule sur peu de choses.

Comment repartir maintenant?

V.C: Il faut prendre trois ou quatre semaines de vacances avant de planifier la saison prochaine. Ce que je voudrais dire avant tout, c'est merci à tous les supporters qui sont venus jusqu'à Paris. Quand j'ai vu tout ce jaune et ce bleu à la sortie des joueurs pour l'échauffement, je me suis vraiment senti fier d'être Auvergnat.

Vous avez cette fait appel à des psychologues cette saison et finalement, vous échouez au même stade...

V.C: Moi, je suis sûr qu'on a grandi depuis trois ans, même si sur le constat de nos résultats en finale, ça ne se voit pas. Mais on peut aussi l'analyser autrement. C'est une marque de régularité de venir en finale trois fois de suite. Il faut faire preuve d'abnégation et rechercher autre chose. Ce petit plus qui nous donnera enfin un temps d'avance sur les autres équipes.

Après trois échecs en finale, n'y a-t-il pas une nécessité à insuffler du sang neuf dans un groupe sans doute traumatisé ?

V.C: S'il y avait traumatisme ces deux dernières années, cela tenait au Bouclier perdu. Aujourd'hui, on aborde plutôt les matches en termes de performance. Notre état d'esprit a changé. Bien sûr les joueurs sont déçus. Mais on recherche cette performance, cette régularité, s'améliorer à tout moment. Si un jour on gagne le dernier match, ce ne sera qu'une conséquence d'un travail bien effectué, mais je crois qu'il y a moins de fixation sur le Bouclier.

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