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Les petites histoires de la 11ème journée

Par Rugbyrama
Le

TOP 14 - Chaque week-end, le championnat de France regorge de petites histoires. Des faits inédits ou insolites, qui font son charme. Ce week-end encore n'a pas dérogé à la règle. C'est pour cela que Rugbyrama vous permet de revenir sur plusieurs petites histoires de ce samedi en Top 14

Perpignan, de l'orgueil, en veux-tu en voilà

Dix jours après l’éviction de Christophe Urios, la réaction des Bordelais était évidemment scrutée, ce samedi, à Aimé-Giral. L’électrochoc espéré a semblé se produire dès les premières minutes de la partie : l’UBB a forcé son destin sur une pénalité vite jouée par le tonitruant Ben Tameifuna avant que Matthieu Jalibert ne fasse parler sa classe avec un par-dessus dont il est devenu coutumier. Les visiteurs menaient alors 14 à 3. Malgré la toute-puissance et le talent affichés par les hommes de Julien Laïrle, l’Usap n’a, étrangement, jamais semblé douter : "C’était la pire entame possible mais il fallait miser sur le fait que l’UBB était sous pression pour les faire déjouer", évoquait, après coup, le troisième ligne catalan Kélian Galletier. Les Sang et Or ont en suivant fait preuve d’une remarquable abnégation face au cours des événements.

Top 14 - Perpignan - Sadek Deghmache
Top 14 - Perpignan - Sadek Deghmache

Sadek Deghmache a initié la contre-offensive avec un départ au ras plein de rage et d’abnégation pour ouvrir une brèche dans laquelle s’est ensuite engouffré Afusipa Taumopeau pour inscrire le premier essai des siens. Dans leur sillage, c’est tout un collectif qui a fait parler sa force de caractère. Que dire de la réaction d’orgueil de la doublette Chiocci-Joly, épatante de résilience pour inverser le rapport de force en mêlée, avant que la paire Lotrian-Halanukonuka ne prenne brillamment le relais ? Ou encore de l’envie affichée par les remuants Mc Intyre, De La Fuente ou autres Tedder, derrière, pour trouver la faille ? Comme un symbole, c’est le facteur X George Tilsley, épatant vétéran en cet automne, qui a inscrit l’essai de la gagne en coin avant que tous les Sang et Or ne fassent barrage de leurs corps, avec force et maîtrise. Pour offrir à leur public une victoire encore plus belle que les autres, car marquée du sceau de l'orgueil. Les Bordelais n'en ont pas manqué pourtant. Mais sans confiance, le caractère ne peut pas tout.

Un Stade français - Toulon plié en dix minutes

Pour ceux qui aiment les paris, il y avait sans doute quelques billets à gagner sur ce match. Mené 9-0 à la pause dans une rencontre très pauvre techniquement, les Toulonnais ont eu le mérite de croire en eux. Sans doute se sentaient-ils d’ailleurs bien seuls à cet instant de la rencontre. Et pour cause. À la lueur de ce qu’ils avaient affiché durant les quarante premières minutes, seuls les amateurs de risques pouvaient vraiment tenter de faire "All In" sur le RCT. Vous nous direz que le Stade français n’en avait guère montré plus, sinon un peu plus de précision face aux perches. Un indice pour les fin connaisseurs de ce jeu, laissant penser qu'il y avait de la place pour un braquage en règle. La différence entre les deux équipes ? Trois pénalités réussies pour l’ouvreur Joris Segonds, une ratée par le demi de mêlée du RCT Baptiste Serin, puis une seconde en début de deuxième mi-temps. C’est à peu près tout. On s’attendait donc à une seconde période basée sur le même rythme entre en-avants et mauvais choix, chamailleries et passe directe au juge de touche. Oui, oui, vous lisez bien… Tout ça pour situer le niveau de la partie, un tantinet soporifique.

C’était sans compter sur la réaction d’orgueil des joueurs du duo Azéma-Mignoni. Rien de révolutionnaire, mais en réussissant à maintenir les Parisiens dans leur camp et en commençant à gagner les collisions, les Varois ont trouvé la faille à deux reprises. Deux essais signés du pilier Beka Gigashvili (56e) et du troisième ligne Facundo Isa (66e). Deux essais en dix minutes chrono assez logiques tant Baptiste Serin et ses partenaires se sont montrés plus malins sur le plan stratégique. Les joueurs de Quesada se sont retrouvés en panne de solution pour avoir été dominés physiquement devant, ce qui ne leur est pas arrivé souvent depuis le début de saison.

Top 14 - Le pilier de Toullon, Beka Gigashvili s'est offert un doublé sur la pelouse de Jean-Bouin
Top 14 - Le pilier de Toullon, Beka Gigashvili s'est offert un doublé sur la pelouse de Jean-Bouin

Yoan Tanga, joue-la comme Alldritt

La frustration peut s’avérer le meilleur des moteurs. Encore faut-il la manier à bon escient. Sur ce point, demandez-donc conseil à Yoan Tanga. Rentré "frustré" - dixit Antoine Hastoy - de Marcoussis et d’une tournée d’Automne finalement traversée en sparring-partner, alors que lui-même "pensait jouer" avec le XV de France, la doublure d’Alldritt en Bleu a livré samedi un abattage digne du vénéré "Greg ". Pas moins de 26 courses et 6 plaquages cassés, entre autres. Des statistiques, certes, dans la lignée du début de son bail maritime. Mais l’impression finale est encore plus frappante. Quel match, franchement ! "J’avais du feu dans les jambes", qu’il glissait sobrement, après coup, dans les couloirs de Deflandre.

Top 14 - Yoan Tanga (La Rochelle) contre Castres
Top 14 - Yoan Tanga (La Rochelle) contre Castres

Et comment ! Dans le sillage d’un collectif au diapason, en mode rouleau compresseur quasiment de bout en bout, l’ancien Racingman a quand même trouvé le moyen de sortir du lot. Les plus pointilleux – lui le premier, d’ailleurs, au passage – objecteront sa gourmandise de fin de partie, une pénalité vite jouée exposant La Rochelle à la séquence défensive… la plus féroce du match. Un épiphénomène au regard de sa remarquable prestation d’ensemble. Qui confirme encore davantage l’évidence qui sautait aux yeux à l’aune de son transfert sur les bords de l’Atlantique : le Stade rochelais est le club français, si ce n’est européen, de loin le mieux loti à ce poste de n°8. Avec deux ovnis évoluant dans un registre différent, et en même temps si complémentaires dès qu’ils sont alignés côte à côte. Pas le même bois mais (très bientôt) la même vista ? Les dieux de l’ovalie vous contemplent, messieurs.

Dan Robson et Jack Maddocks écœurent Brive

En voyant les Brivistes revenir à six points des Palois en seconde période, il est évident que ce match est venu rappeler celui face au Stade français. Après quarante premières minutes séduisantes de la part d’une Section paloise brillante pour inscrire deux essais magnifiques, les hommes de Sébastien Piqueronies ne parvenaient à appuyer sur l’accélérateur pour tuer définitivement la rencontre. Au retour des vestiaires, ils laissaient même l’initiative aux Corréziens et cet écart de six points au moment d’attaquer les dix dernières minutes pouvait laisser craindre le pire. Néanmoins, la Section paloise a pu compter sur deux joueurs pour gérer cette fin de rencontre et éviter une nouvelle désillusion. Jack Maddocks et Dan Robson, deux internationaux qui n’étaient pas sur la feuille de match face à Paris, ont tenu la baraque.

Top 14 - Jack Maddocks a inscrit l'ultime essai synonyme de bonus pour la Section paloise
Top 14 - Jack Maddocks a inscrit l'ultime essai synonyme de bonus pour la Section paloise

L’arrière australien a été impérial en dernier rempart, ne commettant aucune erreur sur les jeux au pied corréziens, inversant constamment la pression. Le demi de mêlée anglais, pour sa première sous le maillot béarnais, a lui aussi écœuré les hommes d’Arnaud Méla en les renvoyant constamment dans leurs vingt-deux mètres, avec des jeux au pied astucieux. Alors que la Section avait perdu complètement le fil face au Stade français, ces deux hommes ont réussi à maintenir tout un collectif dans le match, parvenant ainsi à changer le scénario de la seconde période pour offrir un dernier temps fort aux Béarnais et un point de bonus offensif tant espéré à la pause mais devenu secondaire au cours d’un second acte peu maîtrisé. Mais c’est finalement la force des grands joueurs de changer la donne.

Montpellier ou l’art mystérieux de se sublimer à domicile

Rien de tel qu’un coup du sort pour nous sortir de la monotonie. Sur la première séquence prometteuse du MHR, Florian Verhaeghe se fit expulser pour un coup de tête sur déblayage. Un carton rouge après quatre minutes, ce n’est pas banal, ça ne doit pas être facile à assumer. En tout cas, ce coup de théâtre nous a offert un après-midi passionnant avec ce score final totalement incongru. 35-14, quatre essais à un pour une équipe qui a joué 76 minutes à quatorze. On félicitera les Montpelliérains qui ont su limiter les dégâts d’abord avant de finir en fanfare : un vrai festival à partir du moment où l’adversaire de retrouva lui aussi à quatorze après un carton jaune infligé à Baget (65e).

Top 14 - Florian Verhaeghe (Montpellier) a été exclu face à Bayonne
Top 14 - Florian Verhaeghe (Montpellier) a été exclu face à Bayonne

La sanction tomba illico : 19-0 pour Montpellier en position d’égalité numérique. Ça dit quelque-chose du rapport de force entre les deux clubs au jour J. Ça nous renvoie aussi au mystère éternel des sports collectifs. L’avantage du match à domicile. A l’extérieur, à quatorze contre quinze dès la 4eme minute, le MHR se serait peut-être sinon effondré, du moins affaissé. Nous le pensons. Il a tenu tant bien que mal malgré tout avant de cracher toutes ses flammes quand une porte s’est ouverte. Qu’est ce qui peut se passer dans la tête d’un gars qui joue devant son public ? Pourquoi donne-t-il un peu plus que loin de ses bases, qu’il soit amateur ou professionnel ? On aimerait une réponse.