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Lamerat : "J'ai encore envie de gagner"

Lamerat : "J'ai encore envie de gagner"
Par Rugbyrama

Le 02/08/2022 à 16:16Mis à jour Le 03/08/2022 à 11:18

TOP 14 - À 31 ans, Rémi Lamerat entame sa quatrième saison avec le club de Laurent Marti. L’expérimenté trois-quarts centre aux 170 matchs de Top 14, voit avec l’âge, son rôle évoluer au sein du vestiaire bordelais mais compte bien encore jouer les premiers rôles avec l’UBB.

Il arrive au bout de ses engagements, Rémi Lamerat avait signé pour quatre saisons à l’UBB, il est à l’aube de la dernière. En trois ans il a pris part à 40 rencontres de Top 14 dans ce club qu'il n’avait pas choisi par hasard : "C’est ma région natale, j’avais un attrait affectif et sportif pour Bordeaux. L’affect à ce moment de la carrière compte beaucoup", nous explique le trois-quarts centre international (19 sélections). Alors, dans le vestiaire girondin, il est un de ces hommes d’expérience que beaucoup de clubs envient. Avec modestie, il avoue qu’aujourd’hui son rôle a changé dans les rangs de l’UBB : "Je suis arrivé de Clermont, un club qui avait un certain statut. J’avais l’impression d’avoir un rôle de cadre plus au début. Maintenant je ne sais pas trop comment analyser mon rôle. J’arrive à un âge avancé, à un poste où l’expérience est bonne à prendre mais physiquement c’est de plus en plus compliqué, notamment avec la jeune génération qui est assez exceptionnelle."

Justement, la nouvelle génération, Rémi Lamerat l’apprécie beaucoup, même si elle lui a piqué du temps de jeu la saison dernière, barré par une paire de centres Moefana - Seuteni (24 ans de moyenne d’âge) de très haut niveau. Seuteni parti à La Rochelle c’est Tani Vili (21 ans) arrivé de Clermont qui vient renforcer la ligne d’attaque bordelaise. Encore une jeune pousse que Rémi Lamerat connaît bien : "J’ai connu Tani à Clermont il y a quelques années. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup, un joueur que j’aime énormément on a fait une superbe recrue." Il est donc légitime de se demander si Rémi Lamerat n’aura pas un rôle de grand frère, fort de son expérience, pour endurcir la jeune garde bordelaise.

Mais pour le natif de Sainte-Foy-la-Grande les choses ne sont pas si simples : "Ça sera peut-être plus à eux de me prendre sous leurs ailes en me disant « allez le vieux on t’embarque, ne nous lache pas ». Il y a toujours cette notion d’âge qui va avec l’expérience, mais Tani et Yoram reviennent forts de leurs derniers rassemblements en équipe de France. Là-bas ils vivent des choses incroyables, sur le rugby et la technique pure ils ont sûrement plus de choses que moi à apporter au groupe. J’en prendrai sous mon aile si j’en ressens le besoin, mais je pense que ce sera plutôt le contraire, c’est un passage de relais."

Le trois-quarts centre l’avoue il aura sûrement plus un rôle de médiation dans le vestiaire plus en clin à gérer les périodes de crises, si le club en connaît. Fort aussi sur la gestion d'une saison sportive en tant que cadre du vestiaire, là pour calmer la fougue de la jeunesse. À l’image d’un François Trinh-Duc ou d’un Louis Picamoles la saison passée.

Rémi Lamerat - Bordeaux-Bègles

Rémi Lamerat - Bordeaux-BèglesIcon Sport

Une motivation sans faille

Mais l’ancien Clermontois n’est pas embêté par ce rôle. Il le sait, même si ralenti par quelques blessures, c’est surtout le niveau de ses concurrents au poste qu’ils l’ont éloigné des terrains, alors au moment d’évoquer ses futurs objectifs on pourrait s’attendre à un Rémi Lamerat résigné mais il n’en est rien, la motivation est toujours là, "J’ai envie de croquer mes dernières années de rugby à pleines dents pour pas avoir de regrets quand j’arrêterai. La seule chose dont je suis sûre c’est que j’ai encore envie de gagner. La fin de mon contrat me fait penser que je suis plus proche de la fin que du début mais je ne me ferme aucune porte."

Le trois-quarts centre pourrait bien continuer à faire les beaux jours de Bordeaux. Le club parfait pour lui, s’étant récemment lancé dans la viticulture au sein du domaine Grand-jour à Yvrac à seulement quelques minutes de voiture de la capitale girondine…

Par Pierre Magne

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