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L'Union retrouvée

L'Union retrouvée

Le 19/11/2020 à 18:09Mis à jour Le 19/11/2020 à 18:17

TOP 14 - Plus solidaire, mieux en jambe, L'UBB retrouve petit à petit son jeu de la saison passée. La victoire à Castres, construite en saisissant le peu d'opportunité d'essais, démontre que l'Union n'a pas perdu son état d'esprit. Ce qui n'est pas pour déplaire à Frédéric Charrier, l'entraîneur des lignes arrières.

« L'état d'esprit ». L'expression peut paraître galvaudée, mais pour un sport collectif comme le rugby, il fait partie des grands classiques. L'Union avait des choses à se prouver sur cet « état » à Castres : « A ce niveau là, on a été défaillant à Lyon et à La Rochelle. » explique Frédéric Charrier. « On avait un gros rendez-vous. À Castres, on connaissait bien l'environnement. Cette équipe était plutôt sur une bonne dynamique avec une victoire contre le Racing et un match nul à Toulouse. C'était un bon test, un bon révélateur pour nous, pour valider les progrès affichés sur les deux dernières sorties. » Etat d'esprit validé donc, après deux victoires à domicile, 16 essais inscrits et une vista des trois-quarts retrouvés. À Castres, l'essai de Yoram Moefana, inscrit "avec beaucoup de justesse dans le jeu" valide l'idée que l'UBB a retrouvé son timing, sa vista. « Après, c'est notre jeu collectif qui est un peu mieux aussi, ces derniers temps. » tempère l'adjoint de Christope Urios. « Ce qui permet aux individualités notamment aux trois-quarts d'un peu mieux s'exprimer. »

Papa, l'ainé et les petits derniers

Parmi ceux qui s'expriment un peu plus que les autres, Matthieu Jalibert pourrait avoir les félicitations du jury. Marqueur, buteur, passeur, intenable en un contre un, le jeune ouvreur a débloqué plusieurs fois le compteur de l'UBB. Voilà pour l'ainé. Mais l'Union a retrouvé depuis 2 matchs son « papa » des lignes arrières, Rémi Lamerat. Frédéric Charrier apprécie ce retour à sa juste valeur : « C'est vrai que ce début de saison sans Rémi, cela a été compliqué et son retour nous fait beaucoup de bien. Même s'il a besoin de rythme, de jouer encore, il nous apporte un plus sur le milieu du terrain. C'est indéniable. Rémi Lamerat apporte toute son expérience de « régulateur des lignes arrières », celui qui « est capable de communiquer, de soulager l'équipe quand on est sous pression. » Enfin, il y a les petits derniers. Le jeune centre Yoram Moefana, a brillé lors des derniers matchs : « J'ai vraiment senti un changement chez lui depuis la reprise de la saison. Comme s'il avait pris vraiment de la maturité. Ces rentrées, puis ses matchs contre Agen et Bayonne, montrent un gros potentiel chez lui. Alors, il ne faut pas le brûler et surtout pas s'enflammer. Il faut le faire venir petit à petit. C'est vraiment quelqu'un sur qui on peut compter. »

Enfin, dernier mais pas petit du tout (1,94 m, 105 kg), Ben Lam trouve petit à petit ses marques : « Ben, c'est quelqu'un de très introverti. Il arrive sur la pointe des pieds. On aimerait le voir un peu plus épanoui, plus enjoué et plus décisif. Je crois qu'il faut lui laisser le temps de venir. Il faut le mettre en confiance, faire en sorte qu'il puisse s'exprimer. »

Qui pour remplacer Geoffrey Cros ?

Grosse perte pour l'UBB, celle de l'ailier Geoffrey Cros, qui était dans une forme olympique. Son indisponibilité suite à sa blessure à Castres, pose problème. L'entraîneur des lignes arrières voit pas mal de solutions en interne : « Dans l'immédiat, on a Senti (Cordero) qui est avec l'Argentine. On ne va pas le récupérer avant le mois de décembre. On a Nathanaël Hulleu, un jeune joueur qui vient de Grenoble et qui a un gros potentiel. On a aussi Romain Buros qui peut évoluer à ce poste-là. Sur le court-terme, ce sont ces solutions que l'on a trouvées. On peut aussi jouer avec « Tao » (Yoram Moefana) qui a fait plutôt une bonne performance à Castres, même si ce n'est pas un poste sur lequel on veut l'installer. Mais il peut nous dépanner. » L'Union pense aussi à un joker médical, l'Argentin Bautista Delguy. Mais nulle confirmation de la part du club pour l'instant.

Y'avait pas le feu au lac !

Alors, L'UBB n'était pas en plein doute. « Oui, il n'y avait pas le feu au lac. » L'Union a retrouvé ce goût unique de la victoire, d'abord avec panache à Chaban-Delmas, puis en mode résistance, à Castres, en cultivant le collectif, l'intensité, le fameux « état d'esprit ». En fait, que des ingrédients de bonne qualité pour réussir sa cuisine. Cela ne suffit pas pour autant à l'équipe girondine, qui se déplace à Jean-Bouin, le week-end prochain. « Même si c'est un championnat qui est marathon, on n'a pas de temps à perdre. » précise Frédéric Charrier. « Il faut être capable de saisir toutes les opportunités ». On n'a pris que 1 point sur 15 sur les 3 premiers matchs à l'extérieur. Là, on a une nouvelle série de 3 avec Castres, le Stade Français et Montpellier. Il faut qu'on soit capable de prendre des points. On en a pris 4 à Castres. On a encore une 2e opportunité au Stade Français, il faut qu'on arrive à ramener des points. » Dans un marathon, on dirait que l'UBB en est au 10e kilomètre, quand les favoris commencent à remonter vers la tête de course. Après, ce sera une question de forme et... d'état d'esprit.

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