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Jalibert : "Rester en contact avec nos supporters pendant cette période"

Jalibert : "Rester en contact avec nos supporters pendant cette période"
Par Rugbyrama

Le 21/03/2020 à 14:10Mis à jour Le 22/03/2020 à 13:50

TOP 14 - En cette période de confinement, l’ouvreur de l’UBB a lancé le #bottleflipchallenge, une occasion de rester proche de ses supporters et de leur trouver une manière ludique de s’occuper. L’international français souhaite également profiter de sa notoriété pour faire passer le message de rester chez soi et éviter au maximum les contacts. Interview avec l’ouvreur au cœur de son confinement.

A quoi ressemble votre journée type en cette période de confinement ?

Matthieu Jalibert : On essaie de passer le temps. Le matin je fais du sport même si j’ai pas de salle de musculation chez moi. Je fais un peu avec les moyens du bord. Ce sont beaucoup d’exercices notamment poids de corps : en gros du gainage et des renforcements musculaires. Après je vais courir à côté de chez moi puis j’entretiens toujours le jeu au pied : j’ai la chance de pouvoir taper dans un endroit tranquille. Une fois tout cela terminé, je me repose, je regarde des séries, je joue à la PlayStation. Voilà, on s’occupe comme on peut.

Ces programmes viennent-ils du club ou de l’équipe de France ?

M.J. : C’est le club qui s’occupe du programme. Dès que Christophe (Urios) et le staff ont su qu’on ne pourrait plus venir s’entraîner, ils se sont réunis pour nous envoyer des programmes précis avec plusieurs étapes et entraînements à faire chez soi. Un avec des séances de muscu et un autre focalisé sur la course. On a un suivi nutrition depuis le début de l’année mais pas spécifique à cette période de confinement. Je fais moins d’écarts par rapport à une période classique d’entraînements et de matchs parce que les efforts physiques sont moins importants en ce moment. Il faut toujours contrôler le poids, même si je ne fais pas partie de ces joueurs qui en prennent facilement donc j’ai un peu de marge. Mais je fais quand même attention, oui. »

Vous avez lancé un #bottleflipchallenge sur vos réseaux sociaux. En quoi cela consiste-t-il ?

M.J. : C’est un challenge qu’on a lancé avec la com’ de l’UBB et il y en a d’autres à venir. On veut rester proches de nos supporters autant que possible, pendant cette période durant laquelle ils ne nous verront ni aux matchs ni aux entraînements. Cela permet d’avoir toujours cette interactivité avec eux. En plus de ce défi-là, il y a un planning qui a été réalisé et chaque jour, un joueur de l’UBB dans la story Instagram du club montrera son quotidien. Ça permet aux gens de voir comment on vit ce moment, et pour nous de rester en contact avec nos supporters pendant cette période de confinement.

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Est-ce important pour vous de jouer sur votre notoriété pour faire passer le message « rester chez vous » ?

M.J. : Plus on restera chez nous, plus vite l’épidemie passera. Il faut rester tranquillement à la maison et s’occuper. Il y aura forcément des moments où l’on va s’ennuyer mais le but est qu’il y ait moins de personnes contaminées de jour en jour et de venir à bout de cette épidémie. Je pense que lorsqu’on a un peu de notoriété, que ce soit personnelle ou via le club, c’est important de véhiculer tous ces messages là.

Êtes-vous toujours en contact avec vos coéquipiers ?

M.J. : Oui bien sûr. On a notre groupe WhatsApp sur lequel on communique. On ne peut pas se voir mais on continue évidemment à garder un lien.

Concernant la fin de saison, avez-vous peur que le Top 14 soit annulé ?

M.J. : Forcément un peu mais après le plus important c’est le combat contre l’épidémie, c’est ce qu’on est tous en train de vivre. Comme le président l’a dit, on est en guerre et il faut lutter d’abord contre ça. Le championnat passe évidemment en second plan. Après c’est sûr que par rapport à ce que l’on avait fait depuis le début de l’année, tous les efforts effectués pour aller chercher cette première qualification pour le club, c’est compliqué. Ce n’est pas nous qui décidons et on acceptera quoiqu’il arrive. Il y a des choses bien plus importantes.

Quelle est la bonne solution selon vous ? Finir cet été ?

M.J. : Je fais partie de ces gens qui pensent qu’il faudrait finir ce championnat, même si c’est plus facile de le dire lorsqu’on est leader. Des gens vont réfléchir à des solutions mais je pense vraiment que ça ne peut pas se finir comme cela.

Et le Six Nations reporté en octobre, est-ce logique selon vous ?

M.J. : Oui, l’épidémie prenait vraiment de l’ampleur. Au Stade de France, il y aurait eu 80 000 personnes donc pour éviter de contaminer le maximum de gens, le report était la solution la plus sûre. Ils ont trouvé une date, elle est lointaine certes (31 octobre) mais au moins le match se jouera et la France aura toujours la possibilité de gagner ce tournoi.

Victor Coudraud.

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