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Top 14 / XV de France - Yoan Tanga (La Rochelle) : "Ma sortie du groupe France ? Je sais que ce n’était pas du temps de perdu"

  • Yoan Tanga est revenu sur sa première année rochelaise et sa dernière rencontre avec le XV de France, un mois avant la Coupe du monde.
    Yoan Tanga est revenu sur sa première année rochelaise et sa dernière rencontre avec le XV de France, un mois avant la Coupe du monde. Icon Sport - Icon Sport
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Avant la reprise du Top 14 la semaine passée, le troisième ligne rochelais (26 ans, 3 sélections) s'était confié sur sa première année rochelaise aussi prometteuse que frustrante, sur son été paradoxal avec le XV de France et sur les défis, individuel et collectif, qu’il s’est fixé pour l’avenir.

Comment vous sentez-vous ?

Ça va, je me suis bien remis de ma blessure. Je m’étais déchiré le pectoral en Ecosse.

À quel moment de la partie ?

Vers la 50e minute. J’avais tout de même fini le match. Ça m’était déjà arrivé de l’autre côté mais je sentais que c’était moins grave et que je pouvais continuer.

En aviez-vous informé le staff médical ?

Je l’avais dit, oui, mais je sentais que je pouvais continuer. Sur la fin de match, ça a été.

Mais cette blessure vous a empêché de postuler jusqu’au bout à une place dans le groupe des 33...

Le lendemain du match, j’ai passé des examens et on a vu qu’il y avait une petite déchirure. Au début, j’étais aux soins, j’en ai fait beaucoup. J’espérais revenir pour l’Australie. J’ai repris la course mais j’étais trop juste finalement. Ça a lâché au mauvais moment.

Yoan Tanga est sorti blessé face à l'Ecosse.
Yoan Tanga est sorti blessé face à l'Ecosse. MB Media / Icon Sport - MB Media / Icon Sport

Pensez-vous que vous aviez trop forcé, « musculairement » parlant ?

Trop ou pas assez, je ne sais pas (sourire).

Comment avez-vous vécu la fin de la préparation ?

C’était frustrant de sortir du groupe après le premier match amical sur une blessure. D’autant plus que je pensais avoir fait plutôt une bonne performance en Ecosse et j’aurais voulu continuer à montrer ce que je pouvais faire. Je crois que j’aurais pu apporter davantage. C’est comme ça. Je ne pouvais rien y faire. Je suis parti en vacances, j’ai passé du temps en famille et j’ai rebasculé avec le club.

Que retiendrez-vous de cette préparation pour la suite ?

J’ai eu un petit débrief avec Fabien et les coachs. Je sais que ce n’était pas du temps de perdu, j’ai pris de l’expérience cet été. J’ai poussé mes limites physiques à un point jamais atteint. La « prépa » était vraiment très, très dure. L’équipe de France sera encore un objectif cette saison. Le Tournoi va arriver vite, on est déjà en novembre. Il va rapidement falloir être performant en club.

Il a ensuite fallu retrouver l’ordinaire de la vie de club. Comment avez-vous vécu cette transition ?

Mentalement, c’était dur de repartir sur une autre « prépa », j’ai mis du temps à me remettre dans le bain. La première semaine a été difficile dans la tête. Après, j’ai rebasculé en mode club. Et je suis à fond maintenant.

Avant la frustration de l’été, vous aviez déjà connu un printemps paradoxal, avec deux finales en tribunes...

Oui, la fin de saison dernière avait été personnellement compliquée. J’avais enchaîné des petites blessures qui ne m’ont pas permis d’être à 100 % et de postuler pour les matchs importants. Cette deuxième saison, j’espère la commencer encore mieux que la première et surtout mieux la finir.

Yoan Tanga n'a pas disputé la finale de la Champions Cup 2023 avec La Rochelle.
Yoan Tanga n'a pas disputé la finale de la Champions Cup 2023 avec La Rochelle. Icon Sport - Icon Sport

Votre première année rochelaise peut être divisée en deux : une excellente entame et puis une suite qui s’est surtout écrite à l’infirmerie...

J’avais fait un bon début de saison. J’étais content, j’étais appelé dans le groupe France... Et il y a eu tous ces pépins : une cheville, ça a fait deux semaines, une béquille, trois semaines…

Cette succession de soucis physiques vous interroge-t-elle ?

Pour le coup, ce n’était « pas de bol » : la cheville, c’était sur un plaquage par-derrière contre le Stade français ; après, c’est Maro Itoje qui me met une béquille. En vacances, le sang a coagulé et j’ai dû me faire ponctionner quatre fois. Ces deux blessures ont fait que je n’étais là qu’une semaine sur deux ou sur trois. Je ne pouvais pas enchaîner. Et après, il y a eu les choix des coachs.

Quel souvenir vous laissera la finale de Dublin ?

Même si je ne l’ai pas jouée, j’étais très content. Je n’aurais pas cru que j’aurais été aussi heureux au début (sourire). Mais j’étais l’un des premiers sur le terrain après le coup de sifflet final. J’étais très content pour l’équipe, par rapport à tout le travail effectué sur la saison. Et pareil pour le Top 14 : j’étais très déçu. Il y avait aussi ce sentiment d’impuissance qui me faisait dire que j’aurais pu apporter un petit plus sur la pelouse.

On se demandait comment se passerait votre cohabitation avec Grégory Alldritt en troisième ligne. Le début de saison dernier a levé les doutes, non ?

Sur la première partie de saison, nous avons presque tout le temps été alignés ensemble et ça a bien fonctionné. C’était facile de trouver nos repères ensemble. Greg est un bon mec, un bon leader, un bon capitaine.

Quels objectifs personnels vous fixez-vous pour cette nouvelle saison ?

Il faut mettre toutes les armes de son côté. Je veux progresser sur tous les points : touche, attaque, défense. Il me faut continuer à faire de gros matchs. Et surtout être là pour les gros matchs.

Que vous inspire le secteur de la touche ?

À la base, je sautais à Agen. J’annonçais même. J’étais flanker à l’époque. Quand je suis passé troisième ligne centre, j’ai pris un peu de poids et je m’en suis désintéressé. Après, je n’ai pas non plus le gabarit idéal pour ça mais c’est important de se rendre utile. En équipe de France, j’avais sauté quatre fois en Ecosse, tout de même (sourire).

Collectivement, on vous sent toujours aussi ambitieux et déterminé. Avec quel état d’esprit vous êtes-vous lancé dans cette saison ?

On est double champion d’Europe, nous n’allons pas commencer la saison en disant que l’on veut juste se qualifier. Nous voulons garder notre titre et surtout soulever le Bouclier. C’est ce que l’équipe n’a pas réussi à faire ces dernières années. Ce qu’elle n’a jamais fait d’ailleurs.

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Les commentaires (1)
JJnemrod40 Il y a 4 mois Le 31/10/2023 à 09:21

Mes voeux t'accompagnent Yoan