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XV de France - Laurent Sempéré raconte son Tournoi des 6 Nations 2024 de l'intérieur : sa préparation, le K.O de France-Irlande, la libération de Cardiff...

Par Arnaud Beurdeley
  • Laurent Sempéré a connu son premier Tournoi des 6 Nations dans le staff du XV de France et a vécu des montagnes russes
    Laurent Sempéré a connu son premier Tournoi des 6 Nations dans le staff du XV de France et a vécu des montagnes russes Icon Sport - Hugo Pfeiffer
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Laurent Sempéré, entraîneur de la touche et des tâches spécifiques du XV de France, vient de vivre son premier Tournoi des 6 Nations dans son nouveau costume. De Marseille à Lyon, en passant par Cardiff ou Edimbourg, il est passé par de nombreux sentiments en liens étroits avec les performances du secteur pour lequel il est en responsabilité. Il le raconte ici, à sa façon, avec ses mots et sa sensibilité. Sans filtre, ni faux-semblant.

Lundi 25 mars. Le soleil inonde le Mont-Valérien à Suresnes, banlieue cossue de l’ouest parisien. C’est ici, chez lui, que Laurent Sempéré, entraîneur de la touche et des tâches spécifiques du XV de France, a accepté, pour Midi Olympique, de retracer son Tournoi des 6 Nations. Le premier vécu dans son nouveau costume. À 38 ans, après une carrière de talonneur essentiellement passée au Stade français, puis quatre ans seulement à entraîner les avants du club parisien, il a été "casté" par le sélectionneur Fabien Galthié, au nom de la réussite de la conquête stadiste devenue la meilleure du Top 14 sur les deux dernières saisons.

Champion du monde des moins de 21 ans en 2006, le Catalan d’origine contrôlée n’avait jamais connu le plus haut niveau international. L’accueil est chaleureux, la maison aussi. Dans le salon trône un fauteuil Louis XVI tapissé aux couleurs du Stade français, offert par ses anciens joueurs à l’instant de son départ. Mais Laurent Sempéré, né à Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, tient aussi à son ancrage territorial. Un tableau représentant Collioure est accroché à l’un des murs proche de la verrière, comme pour mieux l’éclairer d’une luminosité naturelle rappelant celle de sa terre d’origine.

Très vite, il propose de rentrer dans le vif du sujet. S’il s’est montré discret médiatiquement jusque-là, la volonté d’assumer son bilan est palpable. Durant la première moitié de l’entretien, qui durera tout de même plus de deux heures, il passe et repasse sur l’écran de son ordinateur des séquences de jeu consacrées à la touche. Parfois, il peste. Souvent, il sourit. Ici, il montre un lancer issu du match contre l’Irlande où un joueur s’est oublié. On le sent rongé par sa passion de l’entraînement, par le souci du détail. "Je pourrais entraîner la Côte vermeille à Collioure que je serais la même personne, dit-il. L’entraînement, ça m’obsède ."

Ordinateur ouvert et images à l’appui, le jeune technicien de 38 ans a défendu son bilan auprès de notre journaliste Arnaud Beurdeley
Ordinateur ouvert et images à l’appui, le jeune technicien de 38 ans a défendu son bilan auprès de notre journaliste Arnaud Beurdeley Midi Olympique - Antoine Breard

Entraîneur à la méthode participative

Au Stade français, on le disait très proche de ses joueurs. Un entraîneur à l’approche bienveillante et participative. "Sempé" évoque ici le travail de deuil qu’il a aussi été contraint de faire en quittant son cocon. "C’était quand même plus facile pour moi que pour les mecs du staff ayant vécu le Mondial", glisse-t-il. Il raconte aussi comment il a dû se faire une place dans son nouvel environnement, comment il a vécu la tempête après la rouste subie face à l’Irlande ou le match nul face à l’Italie. "Toujours en conservant le même cap", insiste-t-il. J’ai fini le Tournoi avec le sentiment d’avoir posé des fondations et d’avoir gagné du temps pour l’avenir. Nous étions la pire touche du Tournoi sur le premier match, mais nous terminons avec le meilleur alignement sur les trois dernières journées en cumulé. Surtout, nous n’avons plus encaissé d’essai sur ballon porté après le match de l’Irlande."

Sans doute rêvait-il d’un autre scénario pour commencer son aventure en Bleu. Il n’en a rien dit. Au contraire. "Avec un peu de recul, j’ai le sentiment que nous avons suivi un schéma de construction, analyse-t-il. On a bâti les bases d’un nouveau projet. Évidemment, rien n’est acquis, ça reste fragile. Mais cette équipe est capable de faire de grandes choses. De très grandes choses." 

ACTE 1 : LA PRÉPARATION

"Tyson disait : "on a tous un plan jusqu’au premier coup de poing dans la gueule"

Mes premiers pas avec le staff

"Entre mon dernier match avec le Stade français et le début du Tournoi des 6 Nations, j’ai eu du temps pour me préparer, adapter ma méthode, la planifier et observer ce qui se faisait. J’ai aussi pris le temps de faire connaissance avec mes nouveaux collègues. Nos deux séminaires à Marcoussis ont été très bénéfiques. Un gros travail pour définir notre chemin, savoir comment on allait se comporter, vivre ensemble, a été fait. Nous avons défini le cadre. J’ai alors compris le fonctionnement et les relations au sein du staff. J’ai senti une forte volonté de continuer à écrire quelque chose de fort avec les joueurs. C’est "challengeant" en raison des objectifs élevés. Mais sur le papier, c’est un monde idéal. Comme disait Mike Tyson : "on a tous un plan jusqu’au moment où l’on prend le premier coup de poing dans la gueule". Rien ne remplace le vécu. D’ailleurs, durant ces temps d’échanges, Fabien (Galthié) a évoqué une éventuelle tempête durant le Tournoi. À cet instant, il sait que c’est une éventualité et que l’on doit s’y préparer. Au même titre que l’on prépare les scénarios de match, nous avons aussi anticipé nos scénarios de compétition. En clair, on a mis en place notre fonctionnement, nos règles en cas de tempête. Mais quand la tempête est là…"

Le quart de finale sur le tapis

"Personnellement, j’étais impatient de reprendre contact avec les joueurs. J’étais en manque de cette relation humaine dont on se nourrit chaque jour lorsqu’on évolue en club. Il me tardait d’avoir un contact avec eux, de comprendre leurs attentes, de m’aligner avec eux. Nous ne l’avons pas fait tant que nous n’avions pas fini notre travail en interne avec le staff. Il fallait que nos messages soient carrés, qu’ils soient validés par tous. Une grande partie du temps a été consacrée à la digestion de nos expériences passées. Nous en avions tous besoin, le staff déjà présent lors du Mondial peut-être un peu plus. Pour eux, il était intéressant d’avoir le retour des nouveaux. Ce travail a été très bénéfique pour le staff. Il nous a permis d’avancer vite. Les joueurs, eux, étaient focus sur la compétition avec les clubs. Ils n’ont pas eu le temps de faire le travail que nous avons mené. Et quand nous nous sommes retrouvés, ce décalage s’est vraiment ressenti."

Premier rassemblement avec les joueurs

"J’ai été très bien accueilli. Évidemment, j’ai dû trouver ma place au milieu d’un groupe fort, qui fonctionne bien et qui a ses habitudes. J’ai donc d’abord beaucoup observé, mais j’ai senti très vitequ’il me faudrait du temps, mais que tout se ferait naturellement. La Coupe du monde, j’avais trop de pudeur pour en parler avec les joueurs. Je n’avais pas la légitimité de l’évoquer. J’ai donc préféré rester à ma place. Commencer un second mandat, c’est comme compléter un puzzle. J’étais une des nouvelles pièces à intégrer. Et personnellement, j’ai besoin d’avoir beaucoup de pièces autour de moi, de les sentir, de les comprendre pour être au cœur du groupe, au cœur des choses. Mais les relations humaines, pour qu’elles soient authentiques, doivent se faire naturellement, progressivement. Avec du temps."

Des changements dans l’urgence

"Nous avions une problématique d’urgence, notamment concernant la touche. J’avais beaucoup de choses à mettre en place. Mais je voulais aussi prendre mon temps dans la construction de la relation humaine, les deux sujets étant étroitement liés. Pendant les séances "d’entraînement à entraîner" que nous avions faites au cours des "séminaires staff", j’ai touché du doigt le fait que le temps était vraiment limité et qu’il faudrait aller à l’essentiel. En amont du premier rassemblement, j’avais fait pas mal de visios avec les leaders identifiés comme François Cros ou d’autres. Je suis aussi allé voir Charles Ollivon et Esteban Abadie à Toulon, j’ai également échangé avec Thibaud Flament durant la période où il était blessé en accord avec le staff du Stade toulousain. Je leur ai, à tous, présenté le système que je voulais introduire et mesurer leur appétence pour ce secteur-là. Avec un peu de recul, c’était ambitieux, mais aussi à haut risque, de changer en profondeur. Toutefois, c’était la base d’un nouveau départ."

Lundi 25 mars, Laurent Sempéré a ouvert les portes de son domicile à Midi Olympique, afin de livrer son ressenti sur son premier Tournoi des 6 Nations vécu au sein du staff du Fabien Galthié
Lundi 25 mars, Laurent Sempéré a ouvert les portes de son domicile à Midi Olympique, afin de livrer son ressenti sur son premier Tournoi des 6 Nations vécu au sein du staff du Fabien Galthié Midi Olympique - Antoine Breard

ACTE 2 : LE PREMIER MATCH

"France-Irlande, ce n'est pas une gifle, c'est un K.O"

La découverte de l’environnement

"L’ambiance à Marseille, la passion autour de l’équipe, la ferveur des supporters, tout était magnifique. Toute ma famille, mes parents, mon épouse, mes enfants, mon frère, mes beaux-parents, mes potes d’enfance… tous étaient au Vélodrome pour ce premier match. Je n’ai vu finalement personne. Après la rencontre, je me suis enfermé avec mon ordinateur dans ma chambre. J’avais besoin d’être dans ma bulle. Je ne suis pas au fond du seau à ce moment-là, je sais qu’il reste quatre matchs, peu de semaines d’entraînements et je me mets en mode combat, en mode opérationnel. Je me recentre sur moi et les joueurs. Plus rien n’existe alors autour de moi."

La touche en difficulté

"Les chiffres sont affreux. Nous perdons quatre ballons sur nos lancers, les autres sont franchement dégueulasses. Pire, on prend deux essais sur ballons portés (il souffle longuement). Après, le scénario a été difficile : Paul Willemse écope d’un carton rouge après 20 minutes… En gros, on perd notre meilleur lifteur, un joueur central dans l’alignement. Et on se retrouve avec un joueur de moins pour défendre les mauls. Si c’était arrivé après trois ou quatre matchs, nous l’aurions mieux géré. Or, là, nous n’avions pas encore les armes. Nous étions en train de réciter une partition pas encore maîtrisée. Pour une première, je n’ai pas vécu un très bon moment (rires). Ce match, ce n’est pas une gifle, c’est un K.-O. Mais rien ne remplace une telle expérience. J’ai apprécié la confiance des joueurs, leur adhésion et leur investissement redoublé. Ce qui m’a fait mal, c’est de les voir prendre des coups. Les coups médiatiques, je préfère les prendre à leur place. Ils en prennent suffisamment sur le terrain. Mais là, après ce premier match, il y en a eu pour tout le monde."

Confiance en la méthode

"Avec le recul, sans être la performance attendue, ce fut une expérience très riche. Ce premier match nous a fait gagner beaucoup de temps. D’abord, dans la relation humaine. Tout le côté superficiel est tombé. On a été obligé d’aller à l’essentiel. Et nous avons accéléré la découverte de l’autre, l’acceptation d’un nouveau système. C’est là que ma place s’est faite plus naturellement. Je suis de ceux qui croient qu’on construit plus solidement dans la difficulté. On a vu après ce premier match comment chacun se comportait. Et surtout, nous n’avons absolument rien changé pour la suite. Le système est resté le même. J’ai la chance d’avoir des leaders forts, restés focus sur le rugby. Je pense à Charles (Ollivon), Cameron (Woki), François (Cros) et même Esteban (Abadie). Ça nous a permis de comprendre ce que nous faisions, pourquoi nous avions telle ou telle sortie et pas une autre, pourquoi défendre les mauls de telle façon et pas une autre et pourquoi nous accordions autant d’importance au positionnement de chacun sur les ballons portés. Nous étions dans l’obligation de mieux maîtriser le système. L’avantage, c’est que nous sommes arrivées en Écosse avec une semaine d’entraînement supplémentaire. Et ça change beaucoup de choses..."

ACTE 3 : ÉCOSSE, ITALIE... UNE MONTÉE EN PUISSANCE

"J'ai senti les joueurs s'approprier le système"

Une touche de progrès

"Ces deux matchs me confortent dans mon idée. Nous passons de quatre ballons perdus en touche contre l’Irlande à un seul sur chacun des deux matchs contre l’Écosse et l’Italie. Surtout, il y a encore une progression entre le match à Édimbourg et celui de Lille sur la qualité des ballons gagnés. Si contre l’Écosse, je nous sens encore fragile, face à l’Italie, treize ballons gagnés sont de bonnes qualités, un seul n’est pas vraiment exploitable comme annoncé. C’est mieux. Bien mieux. Mais c’est loin d’être encore ce que l’on souhaite, loin de ce que cette équipe est capable de faire. C’est rassurant. On a senti que les joueurs maîtrisaient mieux le système. À Lille, j’ai vraiment senti qu’ils se l’appropriaient. En fait, sur ces deux matchs, c’est devenu NOTRE système."

Match nul contre l’Italie…

"Ce n’est pas un coup d’arrêt. Certes, le résultat n’est pas bon, mais on a passé six minutes dans les 22 mètres italiens, eu huit occasions de scorer, sans jamais concrétiser. On sent pourtant quelque chose se mettre en place, mais nous prenons ce carton rouge et perdons le fil du match. L’environnement ne peut pas l’entendre, mais quelque chose prend forme. Ce n’est d’ailleurs pas simple à vivre. À ce moment-là, je sens bien que ça doit être intense à l’extérieur. Je m’en rends compte lorsque je m’aperçois que je n’appelle plus du tout mes parents, que je passe des journées entières sans penser à appeler mes enfants. Je prends conscience que je me coupe de l’extérieur. Pour le bien de l’équipe et de nos joueurs, je reste focus sur ce que j’avais planifié, tout en optimisant le moindre détail."

La tempête médiatique

"L’environnement médiatique, il m’interpelle quand il touche les joueurs. J’essaie de le comprendre pour mieux les protéger. Mais mon marqueur, c’est la performance. C’est elle qui m’a fait mal au début, tout comme c’est elle qui me permet d’aller mieux et de garder foi en ce que je propose aux joueurs. Mais l’environnement médiatique ne m’affecte pas. Je reste concentré sur moi. Et l’expérience de William (Servat) m’est précieuse, tout comme les échanges avec les autres membres du staff. Nous avons traversé ensemble cette tempête et nous en sommes sortis renforcés."

Laurent Sempéré, sifflet à la main, va poursuivre l'aventure avec les Bleus cet été en Argentine
Laurent Sempéré, sifflet à la main, va poursuivre l'aventure avec les Bleus cet été en Argentine Icon Sport - Dave Winter

ACTE 4 : GALLES, ANGLETERRE : LE DÉBUT D'UNE NOUVELLE HISTOIRE

"À Cardiff, nous nous sommes libérés de nos faiblesses"

L’évolution de la méthodologie

"Impossible de dissocier ces deux matchs. Je les ai vécus dans la même continuité, avec un laps de temps très court entre les deux. Toutefois, nous avons eu une semaine sans match après l’Italie. Lors des réunions en visio, immédiatement, Fabien a impulsé une évolution dans notre façon de nous entraîner. Ce match nul a été un électrochoc, mais cette évolution, nous l’évoquions ensemble depuis le début. C’est quelque chose que nous avions en tête depuis le premier jour, avant même la première composition contre l’Irlande. L’idée d’apporter du sang neuf et faire évoluer notre méthode d’entraînement s’est posée, mais on a voulu conserver la confiance accordée aux quarts de finalistes et nos repères. Fabien (Galthié) a une grande confiance en ses joueurs et ça me plaît. Un joueur n’est pas un Kleenex. Un joueur, c’est quelqu’un sur qui on investit, avec qui on passe du temps et avec qui on veut réussir. On a juste apporté plus de concurrence, plus d’émulation. Et tout de suite, les entraînements ont été meilleurs. On a eu, avant le déplacement à Cardiff, une qualité d’entraînement exceptionnelle. Dès le premier jour du rassemblement, Fabien avait annoncé aux mecs : "Je sais que des joueurs vont se lever". Et ça s’est révélé exact."

Pression maximale

"Le plaisir est de retour pour tout le monde alors que la pression est énorme. En jouant en dernier à Cardiff, tous les résultats font qu’on sait qu’en cas de défaite, on peut se retrouver dernier au classement. Mais ce n’est pas ce qui nous anime alors. Ce groupe n’est pas en réaction. C’est un groupe qui a beaucoup d’ambitions et d’exigences envers lui-même. En fait, je ressens une véritable libération. Jusque-là, nous avions été fragiles. À Cardiff, nous nous sommes libérés de nos faiblesses. Malgré la satisfaction, on n’a pas le temps de se réjouir, l’Angleterre, c’est déjà demain. Et nous savons qu’on dispute le dernier match en France alors que nous n’avons toujours pas gagné devant nos supporters."

La peur de repartir à zéro

"En touche, ce quatrième match, c’était un nouveau pari. Nous avions joué les trois premiers avec les mêmes joueurs ou presque, trois matchs où les gars avaient commencé à s’approprier le système en touche ou sur les ballons portés. Or, on intègre deux nouveaux joueurs : Emmanuel Meafou et Thibaud Flament, avec le risque de repartir à zéro. J’avais encore le choc de l’Irlande en tête, je n’avais pas envie de le revivre. Ça a été un vrai challenge. Mais au final, l’équipe a continué à progresser. Pour moi, ça a été un marqueur important pour mesurer le niveau de maîtrise des autres joueurs. D’autant plus que nous avions confié l’annonce des combinaisons en touches à Thibaud Flament. J’avais anticipé en restant au contact avec lui pendant chacune des trois premières semaines. Durant cette période, il a vraiment été moteur. C’était aussi une façon de catalyser son intégration."

Le "crunch"

"Un quart d’heure après le match à Cardiff, on a pensé à ce match. On savait dès le départ que ce serait un rendez-vous important. Malgré une semaine courte de préparation, Fabien décide de conserver sa confiance à la même équipe. Tout le monde est sur la même longueur d’onde. Une évidence. Et on sent que les joueurs sont alignés avec nous. C’est parti. Après, on n’a pas encore de grandes certitudes quant au résultat contre l’Angleterre. On vient de voir quand même ces Anglais battre l’Irlande qui nous a roulé dessus… On sait que ça va être un nouveau défi. Mais on se concentre sur notre jeu, sur nous, sur nos joueurs. On sent que nous sommes en ordre de match. On le voit dans les retours d’entraînements avec les joueurs, on le voit dans les data. L’objectif, c’était de ne pas perdre le fil, de poursuivre notre progression. Les joueurs ont relevé le défi."

Et maintenant ?

"Cette tournée en Argentine va nous permettre de découvrir des nouveaux joueurs. Certains auront évidemment fait le Tournoi, d’autres seront en découverte. L’idée, c’est d’embarquer un maximum d’éléments dans cette aventure du XV de France, ce qui nous fera gagner du temps pour l’avenir. Travailler avec des nouveaux joueurs, ça va ressembler à ce que j’ai vécu pendant le Tournoi (rires). En amont de la compétition, les trois objectifs étaient la maîtrise du système d’annonces en touche, être capable d’intégrer la défense des ballons portés et bien utiliser notre force sur nos mauls. La deuxième phase va débuter, il nous faudra consolider ces bases, développer les repères communs dans les airs pour être plus performants sur les touches défensives et être plus précis sur nos constructions de ballon porté."

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Les commentaires (2)
CasimirLeYeti Il y a 13 jours Le 04/04/2024 à 16:40

Propre, cet échange ! Il n'est pas nébuleux du tout contrairement à certains... Le coeur du problème à court et moyen terme pour Laurent et Patrick, c'est de renverser la table de Fabien pour lui faire enfin comprendre que vouloir jouer avec des très gros est obsolète et inadéquat avec des arrières qui gambadent ! Comment pourraient-ils être au soutien ? D'où ces passages hélas nécessaires par des temps au sol, temps de jeu permettant au Golgoths de se replacer alors que notre vrai plus-value, c'est le jeu debout et les off-loads ! Espérons que ces têtes dures de Catalans arrivent à lui expliquer l'équation...

Celte29 Il y a 17 jours Le 01/04/2024 à 01:51

Depuis la coupe du monde ratée ils sont retournés sur terre , en plus ils ont gagnés contre les Écossais grâce à une compensation arbitrale.
Les joueurs et le staff n'étaient au niveau.