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6 Nations 2024 - Posolo Tuilagi, le nouvel ovni du XV de France connaîtra sa première titularisation face à l'Italie

Par Guillaume Cyprien
  • Posolo Tuilagi a tout pour devenir le nouveau fer de lance du paquet d’avants du XV de France.
    Posolo Tuilagi a tout pour devenir le nouveau fer de lance du paquet d’avants du XV de France. Midi Olympique - Patrick Derewiany - Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Après ses deux premières sélections en tant que remplaçant lors des deux premiers matchs du Tournoi, le jeune deuxième ligne de Perpignan va connaître sa première titularisation contre l’Italie. Il remplace le Parisien Paul Gabrillagues.

La liste des dix-neuf joueurs protégés par la convention signée avec la LNR ne protégeait donc pas tant que ça. Le deuxième ligne parisien Paul Gabrillagues, titulaire lors des deux premières sorties contre l’Irlande et l’Écosse, qui figurait parmi ces dix-neuf joueurs interdits de Top 14 la semaine dernière, ce qui semblait signifier une troisième titularisation consécutive, ne sera pas dans l’équipe qui jouera dimanche contre l’Italie. Et c’est le jeune Posolo Tuilagi, non protégé par cette même liste, qui prendra sa place au départ de la rencontre, secondé sur le banc par Romain Taofifenua, non protégé lui aussi. Ce choix a constitué la petite surprise du début de semaine à Marcoussis, qui a alimenté la chronique en cours des roulements permanents sur ce poste de deuxième ligne. Depuis le démarrage de la compétition, les toulousains Thibaud Flament (pied) et Emmanuel Meafou (genou) ont déclaré forfait, et Paul Willemse est sorti de la rotation par son exclusion contre l’Irlande. À ce jeu des chaises musicales, Alexandre Roumat a même trouvé une place à ce poste qu’il n’occupe jamais à Toulouse. Posolo Tuilagi lui-même avait fêté son apparition sur le banc contre l’Irlande à la suite du forfait de Romain Taofifenua, déclaré malade deux jours avant la rencontre, ce qui fit faire un aller-retour express au jeune colosse catalan entre Marseille et Perpignan. Dimanche, donc, tous les deux valseront encore ensemble, en se partageant le temps de jeu à droite de la mêlée fermée. Et Posolo Tuilagi, qui disputait encore des matchs en Crabos il y a seulement un an et demi, de franchir une nouvelle étape dans son ascension fulgurante.

La marque des grands

Il appartient définitivement à cette lignée des ovnis dont Fabien Galthié se repaît. Combien de minute croquera le jeune Perpignanais pour cette première apparition de titulaire dans le concert international ? À Perpignan depuis le démarrage du Top 14, il a été aligné titulaire à dix reprises. Il a disputé cinq de ces matchs dans leur intégralité, dont le dernier à Jean-Bouin il y a moins d’une semaine où, comme à son habitude, il a marqué la rencontre de sa présence massive. En championnat de France, malgré son poids de 145 kg, sa jeunesse et son foncier lui ménagent une capacité d’action constante sur l’ensemble d’une partie. "Il est surprenant Posolo, et en même temps, quand on le connaît, il ne l’est pas tant que ça, commente à son sujet Patrick Arlettaz, son ancien entraîneur à Perpignan. Mais je pense qu’à partir de maintenant, il ne va plus trop m’écouter. Quand il est passé de Crabos en espoir, je lui ai dit attention, ce passage est un gros passage. Et il l’a traversé de manière très naturelle. Ensuite je l’ai pris avec moi en Top 14, et je lui ai dit attention, entre les espoirs et le Top 14, la marche est très haute. Il l’a franchie avec le même naturel. Finalement, il n’a pas de bol, il m’a retrouvé ici, et je lui ai dit encore la même chose, parce que j’étais en position de pouvoir lui dire, que le niveau international, c’était encore autre chose. Et il a traversé cela tout aussi naturellement. Lors de ses deux apparitions, il a donné satisfaction."

Contre l’Irlande, il avait remplacé Paul Gabrillagues au bout de cinquante-cinq minutes de jeu. Contre l’Écosse, son entrée en jeu à la place du Parisien avait eu lieu à la quarante-neuvième minute. Cette fois, il a donc été choisi à sa place, et enlèvera son survêtement juste après la Marseillaise. Un doute sur sa capacité à embrasser l’évènement ? "C’est un garçon qui a la conscience de ce qu’il peut faire, en sachant les efforts qu’il faut produire, sans pression, mais sans le prendre par-dessus la jambe, avec cette assurance qu’il pourra y parvenir, dit encore Patrick Arlettaz. C’est la marque des grands."

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Les commentaires (2)
envoituresimone Il y a 1 mois Le 25/02/2024 à 10:56

Il n'est pas que bien prédisposé . Il est surtout très volontaire à ce que j'ai vu pendant la coupe du Monde en Afsud. Et cette volonté risque fort de faire des dégâts lors de sa carrière.

Marco665 Il y a 1 mois Le 25/02/2024 à 09:06

Vas-y Posolo . Ne te prends pas la tête, tu vas te régaler, et nous avec !