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XV de France - Alexandre Roumat : "Surpris ? Ça venait surtout de la position qui m’a été annoncée…"

  • Alexandre Roumat porte l'Auld Alliance Trophy après la victoire face à l'Écosse
    Alexandre Roumat porte l'Auld Alliance Trophy après la victoire face à l'Écosse - Patrick Derewiany
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Dimanche après-midi, le Toulousain Alexandre Roumat est revenu sur sa première cape internationale vécue dans la cage, à un poste inhabituel pour lui.

Êtes-vous un joueur différent depuis ce dimanche ?

Non, je pense rester la même personne, le même joueur. Mais je crois que je ne réalise pas encore totalement ce qu’il s’est passé. C’est quelque chose d’assez incroyable, surtout au vu de l’histoire qu’il peut y avoir avec mon papa…

Il y a effectivement une vraie transmission familiale, avec votre père Olivier, ancien deuxième ligne international…

Oui. Sur le match, ce sont davantage mon papa et ma maman qui étaient émus. C’était quand même très spécial pour nous.

Avez-vous réussi à profiter de cette première cape ?

Oui, d’autant que Murrayfield s’y prête. L’arrivée du bus, le public, les gens devant l’hôtel… Les Français se déplacent beaucoup à Édimbourg et j’ai pu profiter de cet engouement. En étant sur le banc, j’ai réussi à m’imprégner de l’ambiance des lieux avant d’entrer en jeu.

Je m’étais dit, en cas d’issue favorable, que ce serait cool de mettre un kilt pour la soirée

Et il paraît que vous avez fait fureur en kilt dans la soirée de samedi…

(rires) En fait, j’y ai pensé le matin du match. Pour ma première, je m’étais dit, en cas d’issue favorable, que ce serait cool de mettre un kilt pour la soirée. William Servat m’a rejoint dans l’idée et, après le moment à l’hôtel, on a passé la soirée ensemble en kilt.

Plus sérieusement, avez-vous été surpris d’intégrer la feuille de match ?

Oui, forcément quand le staff est venu me voir en début de semaine, mais ça venait surtout par la position qui m’a été annoncée. Vous l’avez vu, j’ai joué en deuxième ligne et j’étais plus étonné par le fait d’évoluer à ce poste, plutôt que d’être sur la feuille. Bon, j’étais surtout très heureux et je l’ai bien vécu, même si j’ai un peu stressé les premières vingt-quatre heures. Puis, plus le match approchait, mieux je me sentais.

Que change ce repositionnement en deuxième ligne, où vous avez très peu joué ? Notamment sur la mêlée fermée ?

Vous l’avez compris, le gros changement concerne les phases de mêlées. Sinon, dans le jeu, il nous est demandé les mêmes choses qu’en troisième ligne. Encore plus au niveau international, où il y a généralement moins de mêlées qu’en Top 14. À l’arrivée, peu importe le numéro dans le dos, j’ai essayé de jouer libéré.

Ce poste vous convient donc sûrement mieux à l’international qu’en Top 14…

Ça, il faut le demander aux coachs ! Cette semaine, je sais que c’était d’abord pour répondre à une problématique de blessures et d’absences sur ce poste. Je l’ai fait avec grand plaisir, surtout pour aider l’équipe de France. Mais, pour les jugements plus techniques, je vous laisse interroger les personnes concernées pour donner leur avis (sourire).

L’apport du banc avait été insuffisant lors des dernières sorties françaises. Sentiez-vous une forte attente du staff sur ce plan ?

Pas spécialement sur ce match en particulier. De manière générale, peu importe ta place dans le groupe, on attend beaucoup de toi quand tu entres. Pour ma première, j’étais ultra motivé pour apporter, sans trop me poser de questions. Ce qu’il s’est passé avant, je ne l’ai pas vécu. Mais j’ai senti dans la semaine, chez les joueurs et le staff, une énorme envie de montrer une meilleure image que face à l’Irlande. Personnellement, j’avais un rôle à tenir, j’ai essayé de me déplacer et de faire le maximum. Cela aurait pu tourner d’un côté comme de l’autre à la fin. C’était en notre faveur…

"On a voulu le faire pour Greg, pour tout le monde"

Vous êtes entré une minute avant la blessure de votre capitaine Grégory Alldritt. On a senti une révolte après cet événement malheureux…

Oui, clairement. Dans ce genre de moments, soit tu t’écroules, soit tu resserres autour de ça. Cela a été le message véhiculé par les autres leaders sur le terrain. On a voulu le faire pour Greg, pour tout le monde… Qu’importent les faits de match, on avait envie de l’emporter. La deuxième mi-temps a été un bras de fer, peut-être pas très emballant en termes de jeu pur, mais c’était intense.

Vous avez tourné plusieurs fois autour de ce groupe du XV de France. À 26 ans, gardiez-vous la conviction de porter un jour ce maillot bleu ?

La conviction, ce serait prétentieux. Mais j’ai toujours eu cette ambition et cette motivation. J’aime regarder le parcours des autres sportifs, dans le rugby et ailleurs. Des mecs ont des carrières différentes. Certains sont internationaux à 18 ans, d’autres à 30 ans. Je suis toujours parti du principe, peu importent l’âge ou le moment, qu’une opportunité pouvait s’ouvrir. Je me considère encore assez jeune, donc je n’ai jamais douté et je voulais tout donner. En tout cas, j’avais confiance en moi et en ce que j’étais capable de faire.

Il y a moins de deux ans, vous étiez peu utilisé à Bordeaux-Bègles. Aujourd’hui, vous êtes champion de France comme titulaire avec le Stade toulousain et international français…

Ce sont les aléas d’une carrière justement. De l’extérieur, on peut considérer que j’ai traversé une période moins positive que celle que je connais actuellement. Mais, si j’en suis là, c’est aussi grâce à ça. J’ai réussi à avoir le caractère pour jouer à Toulouse, y faire de gros matchs et gravir les échelons. Attention, c’est très bien, je suis content, mais j’espère revivre encore d’autres moments comme à Édimbourg. Le but, ce n’est pas de le faire une ou deux fois, mais d’y revenir et de faire encore beaucoup d’émotions pareilles.

Vous êtes hors-jeu !

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Les commentaires (7)
Galtieri Il y a 16 jours Le 12/02/2024 à 16:18

J adore xe joueur...carrure ou pas je m en b....e!
Mobile,adroit,il pue le jeu,alors carrure de 2ème ou 3ème ligne centre..ça me fait rire ce type de jugement...

Espytrac Il y a 16 jours Le 12/02/2024 à 16:04

OUI ALEX Roumat est un bon joueur, Toulouse ne s'y est pas trompé.

Fracasse Il y a 16 jours Le 12/02/2024 à 15:56

Le staff de l'équipe de France a peut-être confondu Alexandre Roumat avec son père Olivier.