Bernard Laporte - Toulon - 3 septembre 2011 - Icon Sport
 
XV de France

Fédération, XV de France: Bernard Laporte veut changer les choses, et vite

Fédération, XV de France: Laporte veut changer les choses, et vite

Par Hélène BRASSEUR
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 07/07/2014 à 17:14 -
Par Hélène BRASSEUR - Le 07/07/2014 à 17:14
Candidat déclaré à la présidence de la FFR, le manager toulonnais, Bernard Laporte, n'a épargné personne ce lundi dans les colonnes de Midi Olympique. La campagne a commencé.
 

Bernard Laporte, comme à son habitude, n'épargne personne. Le manager de Toulon, et ancien sélectionneur du XV de France, à l'occasion d'un entretien dans Midi Olympique ce lundi, dresse un bilan sans appel sur le situation du rugby français, en montrant du doigt tous les acteurs concernés, et les mettant face à leurs responsabilités. Le premier visé, bien évidemment, est l'actuel sélectionneur des Bleus, Philippe Saint-André, dont la gestion de son poste est contestée : "Si à chaque fois que l'on perd, c'est la faute du système ou du Top 14, alors il ne faut pas accepter le poste de sélectionneur..." Loin de s'arrêter là, le technicien varois pointe aussi du doigt les dirigeants de la FFR qui, selon lui, ne se montrent pas assez, sont trop frileux pour s'exprimer et accepter les critiques : "A la Fédération, personne ne parle! [...} Cela fait trois ans que nous ne sommes pas bons, et je ne vois personne monter en première ligne [...] La Fédération ne peut plus être gérée à trois ou quatre, en faisant taire tous les autres [...] C'est le système que je veux combattre" L'ancien secrétaire d'Etat aux Sports critique enfin des joueurs qui se voilent la face et n'acceptent pas de remise en question de groupe. En bref, c'est une prise de conscience globale que souhaite Bernard Laporte, de tous les acteurs, et de tous ceux qui ont eu un rôle à jouer dans la dérive actuelle que vit le XV de France.

" Il faut que le XV de France gagne à nouveau. Depuis trois ans, il donne une image négative de notre sport"

La situation catastrophique que décrit Bernard Laporte lui confirme son envie de se porter candidat à la présidence de la FFR, une idée qu'il n'a jamais caché, et qu'il continue de porter aujourd'hui: "Je me suis déclaré et, depuis, je m'organise pour entrer en campagne." Le manager du RCT en a plus qu'assez de voir cette institution obéir à des modes de fonctionnement qu'il considère comme archaïques, ou du moins, contestables : "Il n'y a qu'une chose qui intéresse les dirigeants, c'est leur poste. [...] je ne le supporte plus. La FFR, c'est tout sauf la démocratie.", énonce-t-il toujours dans Midi Olympique. Une volonté de faire bouger les choses, de "provoquer un débat", qui renforce l'idée d'une candidature aujourd'hui. Surtout avec l'image du XV de France, qu'il trouve écornée par les récents résultats: "La lecture de nos résultats actuels me fait hurler... On est devenu l'Espagne du rugby ! [...] Il faut que le XV de France gagne à nouveau. Depuis trois ans, il donne une image négative de notre sport".

" S'il n'y a qu'un candidat à la présidence de la FFR, c'est pour moi l'ex-URSS, pas la démocratie"

Prévoyant, Bernard Laporte a déjà bon nombre de solutions pour accompagner sa candidature. La priorité de son programme, comme il le clame haut et fort, c'est l'équipe de France. Et s'il venait à être président, Bernard Laporte ne se cacherait pas derrière son titre, le rôle d'un président étant pour lui "qu'on le voit et qu'on l'entende". L'homme fort de Toulon a déjà sa propre vision de la nomination d'un sélectionneur, sur les tenants d'une convention FFR-LNR... Ses propositions ne manquent pas. Bernard Laporte s'est déjà forgé son idée sur bon nombre de points qui sont au coeur du rugby français actuellement. Et la perspective d'affronter Pierre Camou, actuel président de FFR, ne l'effraie pas. "S'il n'y a qu'un candidat à la présidence de la FFR, c'est pour moi l'ex-URSS, pas la démocratie". Et de conclure: "Pierre Camou a affirmé à plusieurs reprises et en public qu'il n'était pas favorable à ce qu'un président fasse plus de deux mandats. Il en est à son deuxième et c'est un homme de parole. Il doit donc partir."

Bernard Laporte - Toulon - Mars 2012
Bernard Laporte - Toulon - Mars 2012 - Icon Sport
 
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