Planté - Perpignan Mont de Marsan - 29 septembre 2012 - AFP
 
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Pas de quoi pavoiser pour Perpignan

Pas de quoi pavoiser pour Perpignan

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 29/09/2012 à 21:06 -
Par Rugbyrama - Le 29/09/2012 à 21:06
Très brouillon et accroché par un promu montois valeureux, Perpignan réalise le minimum syndical grâce au pied de Hook (15-6).

Maudite météo catalane. Alors que Perpignan comptait sur la venue du promu montois pour trouver des certitudes sur son jeu, la pluie a en effet vite douché les espoirs de jeu et d'essais des joueurs de Marc Delpoux. Surtout que dans le même temps, les joueurs montois n'étaient pas venus en victime expiatoire à Aimé-Giral. Un match qui aura été, par la force des choses, une succession d'en-avant, de mauvaises passes et de mauvais choix. Pour une équipe qui avait besoin de trouver une certaine stabilité dans le jeu, les Perpignanais n'ont jamais pu ou su faire abstraction de la météo pour imposer leur force. Bien au contraire, ce sont les Montois, bien emmenés par leur chef d'orchestre Jean-Baptiste Claverie, qui se montraient les plus réalistes. Profitant parfaitement du terrain gorgé d'eau et du ballon glissant, celui-ci multipliait les chandelles et le jeu au pied dans le dos de la défense pour mettre sous pression l'équipe catalane. À la mi-temps, les deux équipes étaient renvoyées aux vestiaires dos à dos sur le score de 6 partout (2 pénalités de James Hook contre 2 pénalités de Claverie).

L'indiscipline montoise

À la reprise, la pluie toujours au rendez-vous et sur un terrain toujours plus difficile, les maigres espoirs de voir du jeu semblaient bien compromis. Surtout que les Catalans se sont montré incapables de conclure à plusieurs reprises alors qu'ils semblaient en bonne position dans les cinq mètres landais. Des Landais qui ont réalisé un coup presque parfait jusqu'à l'heure de jeu: alors que le score était toujours de 6 partout à la 60e, ils se sont tirés une balle dans le pied par leur indiscipline en se faisant sanctionner de deux cartons jaunes coup sur coup (Caudullo à la 60e sur une faute au sol, puis Giudicelli quatre minutes plus tard pour un placage haut).

Encore une fois, alors qu'ils avaient fait montre d'une très belle activité en défense et posé beaucoup de problèmes aux Catalans dans le jeu au sol, ils repartiraient bredouilles. James Hook se chargeait de transformer les fautes adverses et l'Usap passait enfin devant à dix minutes de la fin (12-6, 70e). Comme un symbole, le score serait clôturé sur une dernière pénalité de l'ouvreur gallois, la défense montoise s'étant laissée emporter par son enthousiasme au sol (15-6, 76e). Un match très pauvre de la part des Catalans, qui doivent finalement cette victoire à leur expérience et aux fautes adverses. Pour les joueurs de Stéphane Prosper, c'est clairement une immense déception et les joueurs sortent frustrés d'un match qui leur tendait presque les bras et où encore une fois ils ont donné beaucoup pour très peu de résultat. Pour cette débauche d'énergie jamais démentie, le point de bonus aurait vraiment été un minimum.