Bruno - Toulon Bordeaux - 9 février 2013 - Icon Sport
 
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Sébastien Bruno (RCT) - "Se rassurer absolument dès samedi"

Bruno: "Se rassurer absolument dès samedi"

Par Rugbyrama
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 12/02/2013 à 18:08 -
Par Rugbyrama - Le 12/02/2013 à 18:08
Sans concession après la claque reçue à Bordeaux (41-0), le talonneur du RCT, Sébastien Bruno, appelle ses coéquipiers à relever la tête face à Montpellier.
 

Comment expliquez-vous la période très difficile que traverse actuellement le RCT?

Sébastien BRUNO: On n’a rien pour nous en ce moment. Le groupe est dans une mauvaise spirale qu’il faut absolument arrêter... Cela fait un moment que l’on traîne des pieds. Depuis le match contre le Racing, en fait, qui a brisé une dynamique assez énorme. Maintenant, les équipes savent que nous sommes bons à prendre. Ils sont à 200% alors que nous, nous ne sommes pas à 100%. Je ne sais pas trop pourquoi, nous bafouillons notre rugby. Nous sommes pourtant toujours aussi sérieux à l’entraînement... C’est difficile à expliquer.

Que s’est-il passé en touche, où vous perdez six ballons, mais aussi en mêlée où vous avez été bousculés?

S.B.: Ce n’est pas simple en ce moment. Noue ne nous sommes, par exemple, entraînés que mercredi. C’est bien, cela nous a fait des vacances en plus, mais cela complique les choses pour trouver des automatismes. On jouait avec le jeune Géorgien à droite (Chilachava, N.D.L.R.), Bakkies (Botha, N.D.L.R.) revenait seulement de blessure... Forcément, tout est moins huilé. Pour la mêlée, nous ne disposions que de deux deuxième ligne donc c’est compliqué de bien bosser en opposition. Pour l’instant, nous en sommes réduits à faire le dos rond et jouer sur l’orgueil... Mais c’est frustrant parce que nous venions vraiment à Bordeaux pour faire quelque chose. Prendre quarante points à la sortie, ça fait mal. Notre passion, c’est le rugby. Quand on gagne, tout le monde est joyeux, a envie de "déconner". En ce moment, c’est plutôt le spleen. Il faut se laver la tête. Maintenant, les vacances sont supprimées... On a du temps pour travailler.

Cette correction reçue face à Bordeaux peut-elle laisser des traces pour la suite de la saison?

S.B.: Quand vous prenez quarante points contre les avant-derniers du championnat, ça fait peur! On sait qu’à Toulon, en plus, le public est exigeant. Et ils ont raison! Mais nous allons raser les murs... Tout le monde nous voit beau et en ce moment, nous jouons plus le bas de tableau que le haut. La chance que nous avons, c’est que pour l’instant, cela n’a pas de répercussion sur le classement. Mais il va falloir vite une réaction sinon, on va vraiment s’ancrer dans une spirale catastrophique.

Peut-on dire qu’il y a le feu à Toulon?

S.B.: Non, il n’y a pas le feu parce qu’il y a encore des matchs, même s’il ne reste que trois mois de compétition. Simplement, nous voyons que nous ne sommes plus invincibles mais désormais au niveau des autres équipes. Cette équipe comporte tout de même de grands joueurs mais il faut que nous nous rassurons absolument dès samedi contre Montpellier.

Le problème samedi sera le même, avec toujours l’absence des internationaux...

S.B.: Oui, nous le savons. Et même s’il manque aussi des joueurs à Montpellier, nous sommes conscients qu’ils viendront avec des ambitions.

Comment expliquez-vous ces problèmes de confiance?

S.B.: Il y a un ensemble de tout, qui fait qu’on ne trouve plus le rythme et les enchaînements du début de saison. Nous essayons de nous rassurer autour de Jonny (Wilkinson, N.D.L.R.) mais ça ne suffit plus. Au début de saison, nous étions bons de partout. Aujourd’hui, nous sommes simplement moyens.

Toutes les rumeurs qui ont traîné autour du club et de son encadrement ces dernières semaines peuvent-elles avoir déstabilisé le groupe?

S.B.: Nous sommes habitués à ce contexte toulonnais. Il y a toujours beaucoup de rumeurs, de bruits qui traînent. Je ne pense pas que les mauvais résultats viennent de là. Physiquement et dans la tête, nous sommes simplement dans le dur.

 
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