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Heymans: "J'invoquais tout"

Heymans: "J'invoquais tout"

Par Rugbyrama
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Dernière mise à jour Le 05/06/2011 à 08:46 -
Par Rugbyrama - Le 05/06/2011 à 08:46
Pour son dernier match sous le maillot toulousain après dix ans passés au club, le futur arrière ou ailier de Bayonne, Cédric Heymans, s'est offert un deuxième bouclier de Brennus en battant Montpellier (15-10) ce samedi soir. Pourtant, lui avoue avoir eu "très peur" au cours de cette finale...

Comment définir la finale toulousaine ?

Cédric HEYMANS : Il y a tout eu. Ce match résume en fait l'histoire de ce club. Il était donné favori et il s'est mis la pression pour assumer son rang. Sans manquer de respect aux Montpelliérains, nous avons dominé les débats dès la première mi-temps. Et pourtant, nous étions menés... Le moment le plus critique a été le début de seconde période quand François Trinh-Duc réussit ce drop. Si je voulais faire de la poésie, je dirais que c'était comme dans un bateau. Tu rencontres une énorme avarie et pourtant, tu vois les visages des mecs qui ne sont presque pas marqués. Ils sont sereins. Il y en a qui écopent, d'autres qui rament et tu sais que forcément, tu vas arriver à terre. C'est ça le Stade toulousain. La force mentale de ce groupe est tellement grande.

C'est votre deuxième victoire en finale du championnat de France. Est-ce la plus belle ?

C.H. : Disons qu'elle est évidemment très belle car elle a été acquise dans la douleur. Franchement, cela a été très très compliqué pour nous. Ce titre est vraiment beau car, je le répète, il est à l'image du club.

Avez-vous eu peur ?

C.H. : Oui, bien sûr. J'ai eu très peur. Surtout quand on sait que Montpllier gagne tous ses matchs dans les cinq dernières minutes actuellement. Même sur le banc (il est sorti à la 50e, NDLR), je ne vous dis pas dans quel état je me trouvais... Je crois que j'invoquais tout. Pourtant, je ne suis pas croyant. Mais on se demandait si David Skrela n'avait pas été marabouté (3 sur 8 au pied, NDLR).

Et que s'est-il passé ?

C.H. : Le jeune (Nicolas Bézy, NDLR) est entré. Il a réussi ses coups de pied et on a arrêté de se poser des questions.

A titre personnel, c'était votre dernier match sous le maillot toulousain. Comment l'avez-vous ressenti ?

C.H. : De ce point de vue, j'ai eu de très bonnes sensations mais je n'avais pas d'appréhension. Après, j'ai vécu quelque chose de fort. Quand tous ceux qui partent prennent la parole dans le vestiaire, c'est énorme. Surtout après avoir passé dix ans dans le même club.

La célébration du titre a-t-elle été différente du coup ?

C.H. : Ah oui. Là, j'ai craqué à la fin du match. Je voulais y être à côté du Brennus sur les photos. J'ai même mis un énorme coup de pied à Maxime Médard pour le dégager (rires). Je me suis dit : "cette année, c'est pour moi !"

Guy Novès a semblé très détaché dans sa façon d'exprimer sa joie après le succès. Pourquoi selon vous ?

C.H. : (Long silence). Je ne sais pas, je ne lâcherai rien sur ce sujet. J'ai trop de respect envers le manager et envers l'homme qu'il est.