AFP

COUPE D'EUROPE - Brive : Que sont devenus les champions d'Europe du 25 janvier 1997 ?

Que sont devenus les héros brivistes du 25 janvier 1997 ?

Le 25/01/2017 à 11:22

20 ANS DU TITRE DE BRIVE - 20 ans après le plus grand match de l’histoire du club briviste, remporté face à Leicester, nous sommes partis à la recherche des 22 participants à la finale de l’Arms Park de Cardiff, le 25 janvier 1997.

  • 1. Didier Casadéï (pilier gauche, remplacé à la 71e minute)

Le pilier aux 3 sélections se souvient d’un sentiment de crainte au moment de défier Leicester : "Nous n’étions absolument pas favori, et on avait même un peu peur de prendre une fessée devant la France entière ! Mais Leicester s’est senti sans doute trop fort. Nous voulions cette Coupe plus fort qu’eux !" "Pépine" a terminé sa carrière à Aurillac et a toujours eu l’envie de partager son expérience en devenant entraîneur. Après des débuts dans le Cantal, il s’occupe des équipes de jeunes du CABCL, avant de devenir entraineur des avants de l’équipe fanion, dans le staff actuel de Nicolas Godignon.

Dider Casadeï et Sébastien Viars

Dider Casadeï et Sébastien ViarsAFP

  • 2. Laurent Travers (talonneur)

Aujourd’hui entraîneur du Racing, "Toto" garde un très bon souvenir de l’épopée briviste : "Je revois les étoiles au moment de monter chercher la Coupe ! C’était un aboutissement pour notre bande de copains. Aujourd’hui encore, on s’appelle entre nous pour se souhaiter bon anniversaire". A cette époque, Laurent Travers avait déjà au fond de lui l’envie d’entraîner plus tard. Clermont, Montauban ou encore Castres sont venus rythmer sa vie d’entraîneur, récompensée par deux boucliers de Brennus.

  • 3. Richard Crespy (pilier droit)

Le pilier droit a terminé sa carrière dans son club de toujours en 2001 avant d’embrasser la carrière d’entraîneur. Après avoir commencé au CABCL en 2005, il a rejoint Narbonne. Il était aussi l’un des entraîneurs de l’équipe de Lille, avant que le club nordiste ne connaisse ses déboires. En juillet dernier, Richard Crespy a intégré le club de l’Olympique Marquois Rugby comme directeur technique.

  • 4. Éric Alégret (deuxième ligne, remplacé à la 66e minute)

De cette époque dorée, "Coco" se souvient avant tout d’une ambiance incroyable au sein du groupe, entretenue, entre autres, par son Président Patrick Sébastien : "C’est un grand homme du show-business, mais il a aussi contribué grandement à l’osmose qui régnait entre tous les membres du groupe". Aujourd’hui éducateur sportif à la mairie de Brive, Éric Alégret est également devenu préparateur physique et s’occupe des jeunes du CABCL, des cadets aux Espoirs.

Éric Alégret remet le maillot du CAB à Jacques Chirac

Éric Alégret remet le maillot du CAB à Jacques ChiracAFP

  • 5. Grant Ross (deuxième ligne)

Parti en fin de saison, Grant Ross a continué d’enrichir son palmarès de rugbyman avec un titre de champion de France obtenu en 1998 avec le Stade français. Proche de son Président Patrick Sébastien, il a travaillé au sein de la société de production de ce dernier avant d’intégrer le groupe Endemol. Il trouve alors une nouvelle voie et travaille toujours dans le monde des médias.

  • 6. Loïc Van der Linden (flanker, remplacé à la 78e minute)

"Le Belge" se souvient de son bonheur simple d’avoir battu Leicester. "Au moment de la montée des marches pour aller chercher le trophée, on commence à réaliser notre performance et je garde ce sentiment de bonheur, sans penser à rien d’autre". Très occupé par ses activités, il suit le rugby d’un peu plus loin par manque de temps. Loïc Van der Linden est devenu directeur d’exploitation de campings auprès de la chaine "Flower Campings", filiale de la SAUR.

Loïc Van der Linden au plaquage en finale

Loïc Van der Linden au plaquage en finaleAFP

  • 7. Grégory Kacala (flanker)

Une seule saison à Brive mais quelle saison ! Sa première pensée de champion d’Europe fut dédiée à son pays, la Pologne : "J’étais si fier de pouvoir remporter ce titre, moi venant d’un petit pays de rugby comme la Pologne". Grégory Kakala est aujourd’hui revenu dans son pays d’origine avec la volonté de rendre ce que le rugby lui a donné. Il travaille ainsi auprès de la Fédération afin de former de futurs entraineurs et joueurs.

  • 8. François Duboisset (numéro 8, remplacé à la 48e minute)

Sorti dès la 48e minute, François Duboisset se souvient parfaitement de ce match et a décidé de le raconter au travers d’un livre, Entrez dans la petite histoire * : "Je ne souhaitais pas un livre commémoratif, mais plutôt partager des petites histoires ou anecdotes". Après une carrière de consultant, mais aussi dans le marketing, François Duboisset travaille aujourd’hui dans la création et l’édition de carnets de notes. Il ne manque que rarement les matches de "son" CABCL, dont il reste l’un des plus fervents supporters.

  • 9. Philippe Carbonneau (demi de mêlée)

Déjà vainqueur l’année précédente avec le Stade toulousain, Philippe Carbonneau est encore plus fier de ce second succès européen avec la présence des clubs anglais. "Carbo" se souvient du chemin du retour en bus : "On avait trouvé une trappe pour accéder au toit du bus. Mais on a fait un peu plus que passer la tête et on est carrément sorti, avant de rentrer précipitamment pour éviter un pont qui se présentait !". Devenu entraîneur, Philippe Carbonneau s’occupe aujourd’hui des lignes arrières du CABCL.

  • 10. Alain Penaud (demi d’ouverture et capitaine, remplacé à la 70e minute)

Pour le capitaine, cette finale est le sommet de 15 ans de carrière au sein du club corrézien. Pourtant, de ce match, il ne garde que peu de souvenirs et anecdotes : "Plus que la finale je me rappelle surtout de l’état d’esprit de l’équipe sur cette saison. Nous avions remporté le challenge Du Manoir et perdu la finale du championnat en 1996, et nous étions habités par une volonté de vaincre incroyable". Depuis 2009, Alain Penaud travaille pour le compte de Pierrot Gourmand, filiale du groupe Andros, et suit d’un œil attentif l’évolution de la carrière de son fils Damian, joueur de Clermont.

Alain Penaud - Brive - 25/01/1997

Alain Penaud - Brive - 25/01/1997AFP

  • 11. Sébastien Carrat (ailier gauche)

Auteur de deux essais face aux Tigers, Sébastien Carrat était aussi connu pour sa vitesse que pour sa fragilité. Néanmoins, l’ancien athlète a poursuivi son parcours de rugbyman au Racing, à Limoges et à Domont avant de terminer sa carrière de joueur à Gaillac. Depuis, Sébastien Carrat est devenu préparateur physique à Albi où il officie toujours aujourd’hui.

  • 12. David Venditi (premier centre)

Auteur d’un Grand Chelem à l’occasion du Tournoi des 5 Nations 1997 avec l’équipe de France, David Venditti a poursuivi sa carrière de joueur professionnel jusqu’en 2006 à Bourgoin-Jallieu. Il entame ensuite une carrière d’entraineur à Limoges, sans succès. Il décide alors de reprendre du service à l’US Souillac. Victime de plusieurs blessures, il arrête définitivement sa carrière au début de l’année 2009.

  • 13. Christophe Lamaison (second centre)

Christophe Lamaison était ce jour-là le buteur corrézien. Pour "Titou" c’est aussi la causerie d’avant-match de Laurent Seigne qui a été un élément fondateur : "Laurent a insisté sur l’aspect revanchard de notre effectif pour aller chercher en nous ce supplément d’âme qui a fait qu’en rentrant sur la pelouse, on savait qu’on ferait mal aux Anglais". Installé depuis au Pays basque, Christophe Lamaison aime voir jouer ses deux fils à Arcangues. Il est aujourd’hui investi dans le monde de l’énergie et en particulier l’énergie renouvelable, secteur dans lequel il a créé sa propre société.

Christophe Lamaison face à Leicester

Christophe Lamaison face à LeicesterAFP

  • 14. Gérald Fabre (ailier droit)

Auteur de l’essai qui a redonné l’avantage au score à son équipe, Gérald Fabre a vécu le plus grand moment de sa carrière, avec la boule à zéro : "En hommage aux copains de Montauban, mon club de cœur, j’ai demandé à Éric Alégret de me raser la tête avant le match. En tribune, ma famille n’était pas au courant et a mis du temps à me reconnaître !" Revenu aujourd’hui dans sa région d’origine, Gérald Fabre se forme afin d’intégrer les staffs techniques des jeunes de l’US Montauban, et ainsi "rendre au club la chance qu’il m’a donné d’évoluer au plus haut niveau".

  • 15. Sébastien Viars (arrière)

"La boussole" aime se souvenir des ultimes instants de la rencontre : "Après notre dernier essai qui scelle le match, je me souviens avoir savourer les ultimes moments de la rencontre comme jamais". Au début de l’ère professionnelle, Sébastien Viars menait de front études et sport. Il a ainsi pu ouvrir un cabinet de gestion de patrimoine à Toulouse, et pratique régulièrement le triathlon. Il officie aussi dans le monde du rugby en tant que consultant pour le groupe Canal +.

Sebastien Viars - Brive - 25/01/1997

Sebastien Viars - Brive - 25/01/1997AFP

  • 16. Éric Bouti (pilier, entré en jeu à la 71e minute)

L’ancien Palois était impatient de faire son apparition sur la pelouse pour se sentir pleinement champion car "même si j’avais participé à l’aventure, je ne me serai pas considéré comme champion sans jouer la finale". Il a terminé sa carrière en 2005 avant de devenir autodidacte dans le secteur de la restauration. Éric Bouti est aujourd’hui le propriétaire du bar l’Univers, au cœur de la cité Gaillarde.

  • 17. Tony Rees (deuxième ligne, entré en jeu à la 66e minute)

Le deuxième ligne, entré en cours de jeu à la place d’Éric Alégret, a poursuivi sa carrière au Japon et au pays de Galles. Tony Rees est ensuite parti en Australie au terme de sa carrière de rugbyman, terminée sur une blessure. A l’autre bout de la planète, il a créé une entreprise dans le domaine du business écologique.

  • 18. Yann Domi (troisième ligne, entré en jeu à la 78e minute)

Entré en jeu à deux minutes de la fin de la rencontre à la place de Loïc Van Der Linden, Yann Domi n’a jamais voulu gouter aux joies du professionnalisme sur la suite de sa carrière. Depuis, l’ancien troisième ligne est devenue directeur commercial pour le compte de la société Madrias.

  • 19. Thierry Labrousse (Troisième ligne, entré en jeu à la 48e minute)

De cette époque dorée, "Magico" se souvient avant tout d’une bande de copains capable de soulever des montagnes : "On a fait notre histoire pendant deux saisons, et le lien qui nous unissaient nous a permis d’être très forts mentalement". A la fin de sa carrière en 2004, il devient entraineur de Périgueux, où il officie encore aujourd’hui. Thierry Labrousse travaille également dans l’immobilier et tient une exploitation agricole à Vergt, où il aime partager son expérience auprès du club local, qui évolue en Division Honneur.

  • 20. Romuald Paillat (demi d’ouverture, entré en jeu à la 70e minute)

Entré en jeu à la place d’Alain Penaud, "Romu" se souvient plus des émotions que du match en lui-même : "Le plaisir d’être tous ensemble dans l’avion du retour, de retrouver notre public aussi ! Mais il a fallu se replonger rapidement dans le quotidien du championnat… on aurait aimé en profiter plus encore !" Un plaisir que Romuald Paillat à prolongé jusqu’à l’âge de 38 ans à Puilboreau, avant de devenir commercial chez Davigel. Il aime aussi retrouver les anciens du Stade rochelais pour pratiquer le touch-rugby.

Brive champion d'Europe 1997

Brive champion d'Europe 1997AFP

  • 21. Laurent Seigne (entraîneur des avants)

Avec Pierre Montlaur et Bernard Faure, Laurent Seigne a inscrit Brive comme un précurseur du professionnalisme. Le coach en chef avait mis en place trois entrainements quotidiens, jumelés à une préparation physique avant-gardiste confiée à Bernard Faure. La dimension physique conférait à cette époque une vraie longueur d’avance aux Zèbres. Laurent Seigne a poursuivi sa carrière d’entraineur à Gloucester, Castres et Bourgoin avant de revenir à Brive. Plus récemment, il a eu en charge les avants de la sélection de Russie.

  • 22. Pierre Montlaur (entraineur des trois-quarts)

De cette finale, le coach des arrières retient un sentiment de grande confiance : "Je me souviens d’une très grande sérénité dans toute la préparation d’avant-match. La veille de la finale, nous sommes même aller boire un verre en soirée dans Cardiff ! C’est dire si cette équipe avait confiance en son destin". Pierre Montlaur est aujourd’hui résidant espagnol, où il contribue au développement du rugby en étant sélectionneur des équipes nationales.

* Entrez dans la petite histoire. François Duboisset - Pascal Perrouin. Aux éditions Heffday, 200 pages. 29,90 euros.

Entrez dans l'histoire
0
0