Steffon Armitage (Toulon) face aux Wasps - 17 janvier 2016 - AFP
Champions Cup

RCT-Wasps - L'antisèche: Toulon sait refuser la défaite et c'est la marque des grandes équipes

L'antisèche: Toulon sait refuser la défaite et c'est la marque des grandes équipes
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 17/01/2016 à 19:31 - Publié le 17/01/2016 à 19:26
Par Clément Mazella - Le 17/01/2016 à 19:31

CHAMPIONS CUP - Toulon a vraiment souffert face aux Wasps (15-11). Pas de quoi s'affoler toutefois tant le potentiel de cette équipe est au-dessus du lot. Même quand il est chahuté, le RCT trouve toujours la solution. Et dire qu'il n'est qu'à 50% de ses moyens... L'antisèche.

Le jeu : Fermé... avant l’éclair de Mitchell

Depuis quelques temps, Toulon éprouve des difficultés en attaque. Face aux Wasps, il n’a que trop rarement réussi à trouver la clé d’une défense anglaise agressive et bien organisée. Le RCT a même manqué d’efficacité - en raison aussi de la défaillance de ses buteurs - au cours d’un match fermé et où la bataille fut féroce au sol. En face, les Wasps ont su attendre leur heure. Histoire de planter leur dard au meilleur des moments. Le coup était presque parfait après l’essai de Thompson. Mais Toulon n’est pas triple tenant du titre pour rien. Une longue séquence, des percussions qui ont renversé les Anglais et Mitchell qui délivre Mayol après la sirène. Le couperet est passé près mais Toulon est toujours vivant. Et c’est là l’essentiel.

Juan Smith (Toulon) face aux Wasps - 17 janvier 2016
Juan Smith (Toulon) face aux Wasps - 17 janvier 2016 - Icon Sport

Les joueurs : Juan Smith tellement indispensable

Drew Mitchell est le héros du jour. Placé à l’arrière, il a sorti un match solide (2 franchissements, 4 défenseurs battus, 2 offloads) avant de marquer l’essai de la gagne. Dans son sillage, gros match de Juan Smith (2 franchissements, 3 défenseurs battus et 15 plaquages), Jocelino Suta et Steffon Armitage, toujours aussi incroyable dans le jeu au sol. En revanche, match plutôt médiocre de Guilhem Guirado.

 

Chez les Anglais, deux noms sont à mettre en avant : Guy Thompson et Joe Simpson. Le premier aurait largement mérité le titre de joueur du match avec ses 6 défenseurs battus et son magnifique essai. Joe Simpson a toujours joué juste derrière un pack dominé... sauf qu’il tape directement en touche offrant la munition de la gagne à Toulon. Dans son ensemble, le 5 de devant a énormément souffert.

Ce qui aurait pu tout changer : Que Toulon ait un buteur

Cette semaine, nous mettions en avant la fébrilité des buteurs varois. Avec l’absence de Halfpenny, le RCT est à la peine. Michalak a raté 2 pénalités en position favorable , Escande une transformation facile alors que Cooper a manqué un drop des 22m en face. Soit 11 unités laissés en route. De quoi éviter une fin de match aussi tendue.

Eric Escande (Toulon) face aux Wasps - 17 janvier 2016
Eric Escande (Toulon) face aux Wasps - 17 janvier 2016 - AFP

Le tweet qui montre que Mourad Boudjellal est soulagé

 

La stat : 21

Soit le nombre de turnovers concédés par Toulon. Preuve d’un déchet très important et qui a permis aux Wasps de pouvoir croire à la victoire.

La décla : Guirado (talonneur de Toulon)

" A un moment, on se croyait éliminés. L’essai de Drew nous fait énormément de bien"

La question : Faut-il s’inquiéter pour Toulon ?

Non. Car la victoire est là. Et c’est l’essentiel. Elle permet au triple tenant du titre d’avoir ses cartes en mains. Toulon sait donc ce qu’il lui reste à faire à Bath : gagner pour décrocher son billet en quart de finale. Et même si les Wasps s’imposent avec le bonus offensif contre le Leinster (et que le RCT ne le prend pas à Bath), terminant ainsi à égalité avec 20 points, Toulon s’en sortira en terminant au pire dans les 3 meilleurs deuxièmes.

Drew Mitchell (Toulon) - 17 janvier 2016
Drew Mitchell (Toulon) - 17 janvier 2016 - AFP

Alors certes, Toulon semble souffrir en ce moment. Contre Bath et les Wasps, il est passé par deux fois très proche de la correctionnelle. Mais les faits sont là : dans la poule de la mort, Toulon est en tête après 5 journées. Même dans la difficulté, le RCT a de l’orgueil et ne s’avoue jamais vaincu. Sa force, c’est de posséder une équipe hors-norme, capable de marquer quand elle le décide. A l’image de cet essai de Drew Mitchell. Un refus de la défaite semblable à ce qu’on peut voir chez les All Blacks.

Bien sûr, Toulon reste perfectible. Mais le club varois ne semble qu’à 50% de ses moyens. Nonu n’est pas encore intégré au jeu toulonnais, aucun 10 n’émerge derrière Giteau et les blessés sont légion (Taofifenua, Manoa, O’Connell, Fernandez Lobbe, Halfpenny, Giteau). Quand ces quelques nuages quitteront la rade, Toulon redeviendra cette machine quasi indestructible. S’il traverse sans trop d’encombre l’hiver, nul doute qu’il fera très mal au printemps...

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