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FRANCE - GALLES - Terminer deuxième ou cinquième, cela n'aura pas les mêmes conséquences

Terminer 2e ou 5e, cela n'aura pas les mêmes conséquences...

Le 18/03/2017 à 10:00Mis à jour Le 18/03/2017 à 10:07

6 NATIONS - Le XV de France dispute samedi au Stade de France son dernier match du Tournoi 2017. Face aux Gallois, les Bleus jouent plus qu'un podium : il y a aussi en toile de fond la Coupe du monde 2019 mais également l'avenir du rugby français. Sans oublier celui de Guy Novès...

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Le contexte

Voilà le match le plus important de cette édition 2017 pour le XV de France. C’est facile me diriez-vous mais beaucoup de choses vont découler du résultat de ce match. La raison ? C’est que le XV de France peut aussi bien terminer deuxième que cinquième. Et là, c’est un gouffre. Sur Novès et son groupe, le résultat aura un incroyable impact psychologique. En négatif ou en positif. Les Bleus en sont conscients, tout comme le fait qu’une défaite pourrait les placer dans le chapeau 3 lors du prochain tirage de la Coupe du monde.

Antoine Dupont et Louis Picamoles (XV de France) - 17 mars 2017

Antoine Dupont et Louis Picamoles (XV de France) - 17 mars 2017AFP

Un sacré contexte, vous en conviendrez. Et surtout, le rugby français, qui traverse une crise sans précédent via son championnat, a bien besoin de sortir de cette atmosphère pesante. Et seul le XV de France peut permettre cela à l’heure actuelle. Par ailleurs, Novès sait qu’il est sous pression et seul un résultat positif lui permettra de gagner du crédit auprès des instances du rugby français et de bosser dans la sérénité pour les années à venir. Un sacré luxe...

Face-à-face : avantage Galles

La rencontre de ce samedi au Stade de France sera la 97e du nom. Et léger avantage au XV du Poireau, qui a remporté 49 victoires contre seulement 44 pour le XV de France. À noter que la France reste sur 5 défaites de rang face aux Gallois et a donc perdu lors de ses deux dernières réceptions au Stade de France.

Les joueurs à suivre : Un sacré choc Vakatawa - North

Des duels, il y en aura à tous les étages. Toutefois, trois d’entre eux retiennent notre attention et pourraient avoir de l’influence sur la physionomie de la rencontre. Le premier opposera Louis Picamoles à Ross Moriarty, les deux numéros 8 les plus perforants du Tournoi. Décevant en Italie, Yoann Maestri, l’un des cadres du pack tricolore, nous doit une revanche. Le Toulousain aura fort à faire face à Alun Wyn Jones, le capitaine gallois, l’une des références mondiales au poste de deuxième ligne. Enfin, sacré choc entre Virimi Vakatawa et George North, deux attaquants hors-pair. Le vainqueur pourrait bien être celui qui... défendra le mieux sur son vis-a-vis.

George North et Rhys Webb (Galles) - 10 mars 2017

George North et Rhys Webb (Galles) - 10 mars 2017AFP

3 stats à retenir

3. Comme le nombre joueurs français à avoir disputé les 4 premières rencontres de l’édition 2017 en intégralité. Il s’agit du troisième ligne Kevin Gourdon, du centre Gaël Fickou et de l’ailier Noa Nakaitaci.

6. Il faut remonter en 2011, soit 6 ans en arrière, pour retrouver trace du XV de France sur le podium du Tournoi. En cas de victoire face au pays de Galles samedi, les chances d’y figurer sont plus que probables.

663. Le pays de Galles est l’équipe qui a effectué le plus de plaquages depuis le début du Tournoi avec 633 unités. Cela fait quand même le bagatelle de 158 par match.

Vidéo - La série galloise, les indispensables Gourdon, Fickou et Nakaitaci... France - Galles en chiffres

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Ils ont dit

  • Rob Howley (sélectionneur du Pays de Galles)
" On est tous conscients du mois de mai et le tirage au sort pour la Coupe du monde sera important"
  • Camille Lopez (ouvreur et buteur du XV de France)
" Aujourd'hui, je suis capable de couvrir jusqu'à 50 mètres, si j'ai des bonnes sensations. Je sais qu'à l'entraînement, ça m'arrive de les mettre"
  • Guy Novès (sélectionneur du XV de France)
" Ce que j’attends, c’est qu’on pose des problèmes aux Gallois. Ils ont étouffé leurs adversaires. Je ne veux pas mourir étouffé comme ça. Ce que j’attends, c’est être fier d’être Français"
Guy Novès (XV de France) - 17 mars 2017

Guy Novès (XV de France) - 17 mars 2017AFP

Notre avis

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